Fayulu : « la transition sans Kabila, unique voie de sortie de la crise »

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Martin Fayulu vient réitérer sa recette pour sauver la République Démocratique du Congo, minée par une crise politique sans précédent.

Pour le président de l’ECIDé et coordonateur de la Dynamique, la transition sans kabila demeure l’unique voie de sortie de l’impasse.

A cours d’un point de presse qu’il a animé hier mercredi 02 mai 2018 au siège de son parti, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, il est revenu sur son schéma d’une transition l’actuel Chef de l’Etat qui, selon lui, bloque le processus électoral. Son retrait de la scène politique ouvrirait toutes grandes, à l’en croire, les portes des élections transparentes, démocratiques et apaisées au peuple congolais.

Une telle transition libérerait également le pays de toutes les
entraves qui empêchent la mise en œuvre d’une réelle alternance
démocratique et le retour à l’ordre démocratique.
Tout en rejetant la machine à voter, le président de l’Ecidé a
toutefois rappelé que le boycott des élections n’est pas dans le
discours de leur regroupement politique « la Dynamique ». Cet opposant
radical a, une fois de plus, haussé le ton non seulement pour exiger
l’audit financier de la CENI (Commission Electorale Nationale
Indépendante) par une structure internationale pour retracer plus de
400 millions de dollars dépensés pour la constitution du fichier
électoral mais également la mise à la disposition du public de
l’ensemble du dossier de l’appel d’offre international relatif à
l’audit du fichier électoral.
Dans un autre registre, Fayulu a condamné énergiquement la répression
récente de la manifestation pacifique des jeunes de la LUCHA (Lutte
pour le Changement) et exigé la libération sans condition de tous les
activistes des mouvements citoyens arrêtés, et particulièrement de
Carbone Beni, dont l’état de santé se dégrade de jour en jour.
Profitant de la visite de la Procureure de la Cour Pénale
Internationale (CPI) à Kinshasa, le coordonateur de la « Dynamique »
invite Bensouda à se saisir de tous les cas de violation des droits
humains intervenus en République Démocratique du Congo, y compris la
séquestration depuis deux mois du corps de Rossy Mukendi, lâchement
fauché lors de la marche pacifique du Comité Laïc de Coordination
organisée le 25 février 2018, empêchant du coup sa famille, ses amis
et son organisation citoyenne de faire le deuil et de l’enterrer en
toute dignité.
Dans le même ordre d’idée, Martin Fayulu a rappelé le charnier de
Maluku, les massacres de Beni, de l’Ituri et des deux Kasai. « Il est
urgent que le peuple congolais, l’opposition politique congolaise, la
société civile, les mouvements citoyens, la diaspora congolaise, les
organisations sous-régionales et régionales ainsi que la communauté
internationale comprennent et prennent la mesure du piège dans lequel
le pouvoir en place tente de nous renfermer, et que chacun agisse
promptement, en ce qui le concerne, afin de nous en défaire », a
martelé ce député de l’opposition.
Le clou de son point de presse a été l’annonce de la « Troisième
Convention » de la Dynamique, qui se tiendra du 29 et 30 mai 2018,
pour lever de grandes options en rapport avec les défis politiques qui
pèsent sur l’avenir de la RDC.

ERIC WEMBA

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