Faculté de Polytechnique de l’Unikin : Eric Mbala justifie la nécessité de la 2è ligne Inga-Kinshasa

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unikinLa Faculté de Polytechnique de l’Université de Kinshasa a été honorée par la visite d’un aîné de ses promotions,  Eric Mbala, administrateur délégué de la Société Nationale d’Electricité, qui a échangé avec les étudiants, le samedi 3 mai 2014, dans l’amphithéâtre Mgr Luc Gillon. 

            Il est allé entretenir les étudiants sur le thème : « La deuxième ligne Inga – Kinshasa ». Cette conférence-débat avait une importance capitale pour ces étudiants ingénieurs en génie civile de plusieurs filières, d’une part, et le corps professoral de ladite faculté, d’autre part.

            Ces échanges ont permis aux participants de se rendre compte des réalités du système de transport de l’énergie électrique devant alimenter la ville de Kinshasa et ses environs, ainsi que des problèmes relatifs à la forte demande de la population. Mais aussi de réaliser les efforts déployés par le Comité de gestion, sous sa direction, pour résoudre les différentes questions et problèmes que connait ladite entreprise dans son fonctionnement.

            Dans une salle pleine comme un œuf, les étudiants étaient très attentifs et très intéressés par l’intervention technique de l’AD de la Snel. L’orateur a commencé par donner la situation géographique de la ville de Kinshasa, et décrire le système d’approvisionnement en énergie électrique avant l’indépendance jusqu’à nos jours et l’état de lieu de deux barrages situés dans la province du Bas-Congo, Inga et Zongo.

           L’Administrateur-délégué a indiqué qu’à l’époque la ville de Kinshasa était alimentée par une seule centrale thermique construite à Kalina, l’actuelle commune de la Gombe. Cette centrale thermique était implantée dans les installations de l’actuelle direction générale sur avenue Batetela.

            Vers les années 1970, la demande avait explosée, alors que la ville de Kinshasa ne comptait que moins de 50.000 personnes. Actuellement, la capitale regorge près de 8, 4 millions d’habitants, et elle est entrain de s’étendre vers les provinces du Bas-Congo et de Bandundu.

          Ainsi, l’offre ne fait qu’augmenter du jour au lendemain à cause du boom immobilier, de la multiplication des entreprises et des sociétés de télécommunications depuis pratiquement deux décennies, etc.

           Face à cette réalité, le réseau électrique (constitué des sous-stations de Maluku, Kimwenza, etc.) qui alimentait la ville de Kinshasa, grâce à la 1ère ligne Inga-Kinshasa est à présent dans l’incapacité de supporter la charge de la demande des habitants. Telle a été la raison majeure qui a poussé le comité de gestion de la Société nationale d’électricité à procéder à la création de la deuxième ligne Inga-Kinshasa.

             Cette nouvelle ligne permettra de minimiser  la saturation de la ligne existante qui a une capacité très faible par rapport à la demande. Cette incapacité est à la base de nombreux problèmes dans la desserte électrique dans la ville. Puisque les études faites par la Snel démontrent que la première ligne Inga- Kinshasa connait un problème de chute de tension à partir de la station de Kimwenza, située à 260 kilomètres du barrage d’Inga. D’où la nécessité d’augmenter la capacité d’absorption de l’électricité à Kinshasa.

Stratégies

            Pour gagner le pari de l’installation de la deuxième ligne Inga- Kinshasa, la Snel par le biais de son administrateur délégué, a souligné qu’il faudrait:

– procéder à la mise en place de la politique de la bonne gestion de l’électricité par la population kinoise ( c-à-d elle doit économiser de l’électricité, par exemple en utilisant « les ampoules économiques » à la place de celles incandescentes de  100, 75, 60 watts et en les éteignant la journée. Les études ayant démontré que plus de 220 mégawatts sont gaspillés pour les causes précitées) ;

– procéder à l’application du système prépayé de l’électricité (donc le payement en amont avant la consommation) ;

– promouvoir l’éducation morale et civique de la population, afin d’éviter des actes inciviques que posent certains compatriotes, etc.

Satisfait de la réussite de ces échanges, le professeur J.M Beya, doyen a.i de ladite faculté, a dans son mot d’ouverture comme de clôture, indiqué qu’il est important que les étudiants soient au parfum des réalités vécues sur terrain, enfin de mener des études. Il a, en outre, invité son condisciple de l’université Eric Mbala à collaborer étroitement avec la faculté. Car, le génie civil est celui qui conçoit et met en place une innovation. D’où l’exigence de la collaboration avec les industries. Soucieux du bien-être de la jeunesse, le mandataire public Eric Mbala a pris acte de cette demande.

Dorcas NSOMUE 

1 COMMENT

  1. Qu’est-ce que l’auteur de l’article appelle « Génie civile » ou « Génie civil »; Il me semble qu’il ne connaît pas les formations organisées à la Faculté dont il parle! En le lisant, il semble dire que le génie civil toutes les formations dispensées à la fac, c’est grave !

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