Face aux vrais enjeux : les Congolais préfèrent le tralala

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« Neurosciences : cerveau et environnement » : tel était le thème du 3me Congrès des Neurosciences » qui s’est tenu pendant deux jours à Kinshasa, et sur lequel les rideaux sont tombés hier à l’hôtel Sultani. Très peu de décideurs politiques, nationaux comme provinciaux ont été aperçus dans ce palace de la commune de Gombe. Ils auraient certainement bousculé leurs agendas, s’il s’était agi d’un concert de musique, d’un défilé de mode, d’une pièce de théâtre bouffon, d’une finale de « Nzango », de la sortie d’une mutuelle du genre « moziki », d’une tombola, de la fête anniversaire d’une femme cambiste, etc.

Là où des scientifiques congolais et leurs homologues venus d’Afrique et d’Europe ont réfléchi sur des questions d’importance vitale touchant à la santé publique et à l’environnement, ceux qui ont la gestion des secteurs concernés, hormis le ministre de la Santé, ont brillé par leur absence, pour ne pas dire indifférence. Pourtant, nous ne cessons de nous poser des questions au sujet de l’accroissement du nombre de nos compatriotes, adultes comme enfants, souffrant de plus en plus de paludisme, de méningite et de troubles psychosomatiques, mais aussi à propos des poissons qui meurent d’intoxication au bord de nos fleuves, lacs et rivières.

Notre environnement est gravement mis en cause dans certaines affections chroniques qui mettent hors jeu une partie de notre potentiel humain. En principe, hormis le ministère de la Santé, devraient se sentir aussi directement interpellés ceux de l’Economie, de l’Industrie, de l’Environnement, de l’Agriculture, tant au niveau national qu’à celui des provinces. Les gardiens du bien-être communautaire attendent des responsables de ces départements ministériels nationaux et provinciaux, ainsi que de leurs collaborateurs l’application effective de la panoplie des mesures en rapport avec la protection de notre milieu de vie : villes, quartiers, villages, cours d’eau, forêts, plaines, places publiques, habitations, avenues, rues, sentiers, etc.

Ils devraient se montrer très regardants à l’égard de certains produits industriels d’importation ou de fabrication locale, de la gestion des déchets, bref, de tout ce qui est de nature à détruire l’écosystème et partant à mettre en danger des milliers de vies humaines. Le mal étant fait, l’on souhaiterait qu’à l’avenir, des rencontres d’une telle portée scientifique bénéficient d’une plus grande attention des décideurs, de manière que s’installe chez nous, petit à petit, une vraie culture de la protection de l’environnement.

                                               Kimp.

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