Face à la Monusco, l’Opposition met les points sur les « i »

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                 François Mwamba (Mouvement de Libération du Congo), Vital Kamerhe (Union pour la Nation Congolaise), Jacquemain Shabani (UDPS), Jean Claude Vuemba et Emery Okundji (Ordres des Démocrates Républicains), Lumeya (Chrétiens Démocrates), Dr Buassa Bu Tsumbu (G.14) et d’autres leaders de l’opposition ont échangé hier après-midi, pendant deux heures, avec des responsables de la Monusco (Mission des Nations Unies pour la SQtabilisation au Congo), au siège de cette institution à Kinshasa. Au menu : les inquiétudes de l’opposition au sujet du risque d’implosion populaire,  de la révision de la Constitution, de la sécurisation des élections et des opposants candidats aux mandats électifs.

                S’agissant du mécontentement populaire causé par les réformes institutionnelles en cours, l’opposition a fait savoir à la Monusco que le pays était en grand danger d’implosion, qu’à l’allure où la grogne populaire est en train de monter, l’on devrait faire très attention. Pour ce qui est de la révision constitutionnelle, elle a déploré le passage en force de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), lequel cache une volonté délibérée de fausser le « match »  de la présidentielle en novembre prochain.Dans le même chapitre, ils ont dénoncé le pouvoir désormais dévolu au Chef de l’Etat de révoquer les gouverneurs de province, dont les mandats découlent pourtant d’une élection et dont la nomination ne dépend nullement de sa volonté. De même, ils sont atterrés de voir les parquets placés sous la dépendance du ministre de la Justice, ce qui
constitue un empiètement grave à l’indépendance des magistrats «debout ».

                François Mwamba, Vital Kamerhe, Jacquemain Shabani et leurs compagnons ont affirmé haut et fort qu’ils ne craignaient nullement le scrutin présidentiel en tour unique. Leur préoccupation majeure était plutôt la sécurisation de la campagne électorale, des élections et des candidats de l’opposition. Ils ont indiqué avoir décidé de s’adresser à la Monusco en sa qualité d’antenne de la communauté internationale, laquelle avait parrainé l’Accord Global et Inclusif signé par les ex-belligérants, l’opposition non armée et la Société Civile de la République Démocratique du Congo, dans le but de ramener la paix, l’unité nationale et la démocratie au pays.

                 La Monusco a été invitée à prendre langue avec le Chef de l’Etat et sa famille politique, de manière à prévenir des dérapages électoraux et post-électoraux. De son côté l’institution onusienne a pris acte des doléances de l’opposition et conseillé à celle-ci d’attendre le renouvellement, en mai 2011, de son mandat pour relancer son lobbying autour de la tenue et de l’encadrement des élections.

                          Jacques Kimpozo

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