Face à la guerre de l’Est : la VSV pour une mobilisation effective de la population

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VSV,Le droit du peuple congolais à vivre dans la paix et dans la sécurité est toujours en péril à l’Est de la Rd Congo, comme l’est aussi celui des personnes poursuivies ou condamnées pour des raisons politiques arrêtées et détenues sans jugement. Ce constat a été fait par Dolly Ibefo et Rostin Manketa, respectivement, directeur exécutif et directeur exécutif adjoint de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (V.S.V.). Sous la modération de Peter Ntumba,  coordonnateur de cette ASBL, les deux responsables ont exprimé, l’un après l’autre, leurs vives inquiétudes consécutives à l’imminence  d’une énième guerre à l’Est de la Rd Congo, ; susceptible de provoquer l’accroissement de violations des droits humains et du droit international humanitaire. En lisant la « Prise de position de la VSV face aux enjeux de l’heure en RDC », Rostin Manketa a noté que les rebelles du M23 amassent les armes et munitions dans les zones sous leur contrôle et s’attèlent au recrutement des combattants, dont des enfants.

Cette situation, constate la VSV, finira par entraîner les Forces Armées de la RDC, qui tiennent à défendre leur pays, dans une nouvelle guerre, alors que les Casques bleus de la Monusco qui devraient pourtant constituer une force dissuasive, sont eux-mêmes attaqués et interdits de circulation dans les territoires sous contrôle des rebelles. Cette tension a conduit la VSV à rappeler la sonnette d’alarme de la Société civile du Nord-Kivu et de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme nationales et internationales – auxquelles se sont joints les élus du Nord Kivu – qui ont attiré, à maintes reprises, l’attention de hautes autorité du pays sur la présence suspecte des troupes lourdement armées aux frontières de la Rd Congo et du Rwanda et dans les territoires contrôlés par les rebelles. Toutes ces organisations, selon la VSV, sont allées jusqu’à exiger la proclamation par le Chef de l’Etat de l’état de siège à l’Est de la RDC’. Eu égard à tous ces cris de détresse, la VSV a conseillé au Gouvernement congolais de se mobiliser, non seulement à travers les points de presse, mais aussi et surtout par des actions concrètes visant la restauration effective de la paix et de la sécurité pour protéger la population, particulièrement à l’Est de la RDC.

Manifestations contre l’agression du Rwanda, libération des prisonniers politiques et proclamation de l’état de siège au Nord Kivu

Pour galvaniser la population congolaise contre l’agression de leur pays par le Rwanda, la VSV a conseillé aux autorités d’organiser une mobilisation tous azimuts. Elle devra se matérialiser par la tenue et l’organisation  des manifestations pacifiques, auxquelles devront impérativement prendre part toutes les forces sociales et politiques du pays. Ceci consoliderait l’unité du pays. Enfin, conformément à l’article 85 de la Constitution de la RDC, elle invite le Chef de l’Etat à proclamer l’état de siège au Nord Kivu.

Pour terminer, la VSV a procédé à l’examen des cellules de la Prison centrale de Makala, de la prison de Ndolo et des geôles de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR). Elle a remis à la  presse une longue liste des prisonniers politiques, d’opinions, détenues sans aucun jugement et ceux dont le procès est resté longtemps suspendu, sans qu’on en connaisse la cause. Au total, plus d’une centaine de personnes. La VSV a demandé au Chef de l’Etat, pour la cohésion nationale, une mesure de grâce pour tous ces infortunés.

SAKAZ

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