F. Tshisekedi   pour « une courte transition sans  Kabila et Nangaa»

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

De nombreux combattants de l’Union pour la démocratie et le progrès social(UDPS) ainsi que les sympathisants des partis membres du « Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement », ont pris d’assaut le siège de cette plate-forme politique, ce jeudi 12 octobre 2017, afin de suivre la toute première communication de
leur président, Félix Tshisekedi Tshilombo, depuis son dernier périple euro-américain.

« C’est dans un contexte de tensions sociales et de crise politique aigue que j’ai appris avec indignation les propos irresponsables du président de la CENI, Corneille Nangaa, s’exprimant le 11 octobre 2017 devant des membres de la Société civile, renvoyant les élections prévues au plus tard le 31 décembre 2017 aux calendes grecques. Devant
cette énième forfaiture, Joseph Kabila et son serviteur Corneille
Nangaa ont déclaré la « guerre » au peuple congolais et se sont de ce
fait disqualifiés ! » a martelé Félix Tshisekedi.
Réitérant les résolutions du Rassemblement formulées dans sa nouvelle
feuille de route, approuvée à l’unanimité lors de son deuxième
Conclave, Félix Tshisekedi a souligné la volonté de sa plate-forme de
voir « une transition sans Joseph Kabila et une CENI recomposée ».

Campagne de mobilisation populaire par Lubumbashi
Felix Tshisekedi a annoncé que le Rassemblement va entamer de
démarches auprès de l’ONU notamment pour obtenir son implication
directe dans l’organisation des élections.
Pour le Rassemblement, les 504 jours supplémentaires sollicités par
Corneille Nangaa, président de la CENI, après le processus
d’enrôlement des électeurs, est une proposition irresponsable. Felix
Tshisekedi a rappelé que l’option d’une transition sans Joseph Kabila
d’ici au 31 décembre reste maintenue.
Pour obtenir l’organisation des élections en RDC, Félix Tshisekedi a
évoqué de démarches auprès de l’ONU.
Pour barrer la route à la violation de l’Accord de la Saint Sylvestre
et de la Constitution, et en vue d’obtenir l’alternance démocratique,
Félix Tshisekedi a annoncé le lancement de la campagne des
mobilisations populaires par des visites de leurs bases à travers le
Congo profond. En attendant la publication du calendrier, le président
du Rassemblement a toutefois annoncé que la tournée sera entammée par
Lubumbashi.
Martelant sur une transition sans Joseph Kabila, Félix Tshisekedi a
expliqué que le président de transition sera désigné dans le cadre des
discussions de la Cenco qui « ne se sont jamais achevées ». «Le cadre
de l’accord de la saint sylvestre n’est pas mort. On peut le
reconstituer avec l’aide de la Cenco et on désignera le remplaçant de
Joseph Kabila»a-t-il dit.  S’agit-il d’un troisième dialogue ? Félix
Tshisekedi n’y trouve pas d’inconvénient :» Appellez ça 3e dialogue ,
moi je ne suis pas  dans la querelle des mots à partir du moment où
tout cela aura lieu après Joseph Kabila, c’est l’essentiel !».
Démentant la rumeur selon laquelle le parti aurait promit des
mouvements de trouble si le pasteur Joseph Olangi était enterré dans
l’enceinte de son Eglise, Fatshi a accusé un « montage » des personnes
de mauvaise foi. «  Je profite de l’occasion pour présenter mes
condoléances à la famille Olangi . Nous avons eu vent de cette
manipulation du pouvoir qui est allé faire croire à la famille Olangi
que l’Udps promettait de mettre la ville à feu et à sang si Papa
Olangi est enterré à l’endroit prévu par la famille.  Cela est faux.
Il n’y a aucun combattant  de l’Udps qui a promis cela. C’est une
excuse que le pouvoir utilise pour empêcher la famille Olangi de faire
sa volonté».  « Nous, à l’UDPS, ne pouvons pas faire du chantage à ce
propos parce que nous savons ce que ça signifie que de perdre un être
cher « à conclu Félix Tshisekedi.
Tshieke Bukasa