F. Tshisekedi : «Ma conscience est tranquille»

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Je n’ai pas trahi. La trahison à laquelle on fait allusion (dans les lettres publiées par la Fondation Kofi Annan), c’est le fait de traverser dans l’autre camp (celui de Joseph Kabila). Mais moi je suis rentré dans mon parti. Où est la trahison dans ça ?

J’avais signé cet accord en âme et conscience mais mon parti a rejeté
cela. Moi, cet opprobre je l’ai constaté en signant cet accord.

Vous avez vu les réactions et les protestations ?  C’est ça
l’opprobre. Regardez quand j’ai retiré ma signature, les réactions
qu’il y a eues (de joie et de soulagement) !

Je crois que l’opprobre était plutôt d’avoir signé cet accord, pas le
contraire. J’ai vraiment ma conscience tranquille.

Je n’ai pas le sentiment d’avoir trahi qui que ce soit, ni mon
engagement. J’ai seulement le sentiment d’avoir assumé mon rôle de
président de l’UDPS, c’est-à-dire d’avoir respecté le mot d’ordre de
ma base, celui de ceux qui font de moi ce que je suis.

Je les ai engagés dans cette signature, mais ils ont refusé cet
engagement. Je respecte leur choix. Sinon à quoi je servirai à Fayulu
?

Disons-le-nous yeux dans les yeux: Le but de cet accord était de
reporter nos voix sur un candidat commun. Cette base qui était censée
voter pour Fayulu, a refusé. »

– Félix Antoine Tshisekedi, président de l’UDPS et candidat à la
prochaine élection présidentielle en RDC

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