F. Kambere a inauguré un orphelinat pour enfants abandonnés à Mpasa

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Une centaine d’enfants, dont l’âge varient entre 6 et 12 ans, étaient particulièrement heureux de participer à la cérémonie d’inauguration du premier orphelinat de l’Asbl « Action d’Intervention et d’Aide aux Personnes Nécessiteuses » (A.I.A.P.N.), au quartier Mpasa, dans la commune de la N’Sele. Le maître de cérémonie n’était autre que Ferdinand Kambere Kalumbi, ministre national des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale qui s’était fait accompagner de son collègue provincial ayant ce domaine dans ses attributions. L’orphelinat inauguré contient 1 grand réfectoire, une cuisine et un magasin (dépôt), deux grands dortoirs – l’un pour des jeunes garçons et l’autre destiné aux jeunes filles – capable de contenir chacun 25 lits-bateau (à étage), deux bureaux, des toilettes et une réception. Prenant la parole à cette occasion, Ferdinand Kambere n’a pas caché son admiration pour ce centre d’hébergement, œuvre d’un labeur inlassable d’une seule personne. Il l’a encouragée  et lui a promis le soutien du gouvernement, d’autant plus que ce travail va dans le sens de l’« l’Année du social proclamée par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila ».

 A ce sujet, tout le monde, note-t-il, membres du gouvernement, du secteur public et du secteur privé est appelé à contribuer à ce défi en faveur des déshérités et des couches vulnérables de la population. Pour le ministre, cet ouvrage est un exemple concret de cette contribution des privés à l’Année du social. Il s’est dit disposé à mettre l’A.I.A.P.N. en relation avec certain partenaires pour l’aider à faire encore mieux. 

          Présentant son œuvre, le Pasteur André Bukasa, président de cette Asbl a situé son inspiration qui date de 2004 pour le  bien-être des enfants et de l’avenir de la jeunesse en répondant à la volonté de son Dieu exprimée dans l’épitre de Jacques, au chapitre 1 verset 27 qui dit : « la religion pure et sans devant Dieu notre Père consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction… ». En outre, il a évoqué les tristes événements qu’a connus notre pays depuis les années 1990 tels que les pillages, les destructions de tous genres ayant pour conséquences la fermeture des entreprises ; la grève des enseignants ; les guerres de libération et d’agression ; le déplacement des populations vers la capitale, etc. et qui ont engendré la pauvreté ainsi que le phénomène ‘kuluna’, l’impudicité des jeunes, l’ivrognerie, l’impossibilité pour des parents de s’acquitter de leurs obligations en famille. Comme chrétien et pasteur, il se devait de faire quelque chose. 

Une tâche immense qui exige la contribution de l’Etat et de bonnes volontés

          A partir de cette conviction, il dit avoir commencé à poser la première pierre de cette construction sans aucun appui ; se battant seul avec des moyens limités, jusqu’au jour de cette cérémonie d’inauguration. Il a précisé que cette œuvre prouve aux yeux du monde qu’en Rdc, il y a encore des personnes qui peuvent se sacrifier pour le bien-être des autres. Il est convaincu que pareille œuvre sociale est pour l’AIAPN un accompagnement des autorités politico-administratives dans la reconstruction de la République et un soutien au volet social de l’action du gouvernement. Il a reconnu que la tâche qui reste est immense et ne peut être abattue par une seule personne. Il a lancé un vibrant appel aux autorités du pays, à tous les niveaux, de bien vouloir soutenir ses actions, étant donné que l’encadrement  et la formation de la jeunesse est une tâche qui concerne principalement le gouvernement. Il a aussi fait appel à toutes les bonnes volontés qui peuvent l’épauler dans ce travail immense. Il a conclu que « celui qui donne aux pauvres, prête à l’Eternel qui le lui rendra ».

          L’action de cette asbl vise les enfants de rue, les orphelins abandonnés, les victimes de Vih/Sida, les enfants dits « sorciers », les mal-nourris, les filles mères et les jeunes désœuvrés. Sa méthode consiste en une prise en charge sur le plan psycho-social, de la santé, de la scolarité et de l’alimentation. Sans oublier l’encadrement et le renforcement des capacités socio-économiques des familles d’accueil des orphelins et  enfants vulnérables.                         SAKAZ

 

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