Expulsions massives et inhumaines des Rd Congolais du Congo/Brazza : la VSV demande à la RD Congo de s’assumer

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VSV,La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (V.S.V.) est vivement préoccupée par les conditions inhumaines dans lesquelles sont expulsés massivement – par les autorités de la République du Congo/Brazzavolle –les ressortissants de la République Démocratique du Congo (RDC), depuis début avril 2014. C’est ainsi qu’elle a mis à profit la journée de mercredi, 30 avril 2014 pour rendre public son point de vue sur ces expulsions. La rencontre a eu lieu à son siège de la commune de Ngaliema, devant plusieurs invités, journalistes et membres de cette ong. Prenant la parole pour exprimer la position de son organisation, Rostin Manketa, directeur exécutif adjoint de la VSV, a relevé que les informations parvenues à la VSV font état de traitements cruels, inhumains et dégradants ; de la pratique de la torture (en violation de l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques), des viols des femmes et des jeunes filles, des extorsions des biens, des brimades, des séparations forcées des enfants de leurs parents, des épouses de leurs maris, l’interruption brusque de la scolarité de bon nombre d’enfants qui ont caractérisé lesdites expulsions. Des allégations de mort  et d’accouchements précoces dus aux traumatismes sont également signalés par les victimes elles-mêmes.

La VSV a fait remarqué que les autorités du Congo/Brazza ont justifié cette opération dénommée « Mbata ya Mokolo » par leur volonté de mettre fin à  la criminalité et au banditisme, en assainissant les différents quartiers  de Brazzaville et mettre aussi fin au séjour irrégulier des étrangers. Tout en jugeant fondé les arguments des autorités de Brazza, la VSV a estimé qu’au nom du respect des droits humains, des libertés fondamentales et surtout de la dignité humaine, aucune raison  ne peut justifier les violations massives des droits humains commises par le Congo/Brazza. En outre, elle a déploré le manque des structures de prise en charge des expulsés par les diverses autorités de Kinshasa ; car des familles entières passent leurs nuits à  la belle étoile et sont ainsi exposées à toutes sortes d’intempéries, des maladies et ne sont pas suffisamment approvisionnées ni en nourriture, ni en eau potable, etc. C’est ici que la VSV a trouvé curieux que certaines autorités de la RDC se complaisent à déclarer à tout bout de champ qu’une prise en charge est assurée  aux expulsés dont le nombre s’élèverait à plus de trente mille (30.000)

Le transport ne doit pas constituer un motif d’autosatisfaction

Pour Rostin Manketa, les moyens de transport mis à la disposition des victimes  pour faciliter leur évacuation du beach vers les centres de transit restent une bonne chose, mais il a relevé que les facilités de transport ne doivent pas constituer un motif d’autosatisfaction pour les autorités de la RDC. Par contre, il a estimé qu’il était important pour la RDC de s’assumer jusqu’au bout en privilégiant des voies apaisées et diplomatiques pour mettre fin aux expulsions massives et pour éviter la commission d’autres violations des droits humains similaires en RDC. Ici, il a dénoncé des discours et propos de certains politiciens tendant à envenimer la situation entre les deux pays où vivent des populations qui ont des liens séculaires de fraternité. Enfin, il a appelé à la mise en place, toutes affaires cessantes, d’une commission d’enquête mixte et indépendante composée des officiels de deux pays, des défenseurs des droits humains nationaux et internationaux en vue de faire la lumière sur ces expulsions et établir les responsabilités.

SAKAZ

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