Excommunié, le pasteur revendique sa parcelle, siège de l’église évangélique du St Esprit au Congo

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Sous le RP 29020, l’Eglise Evangélique le Saint Esprit au Congo a attrait M. MafualaMpindi pour faux en écriture. En effet, il est reproché à ce dernier le fait d’avoir, devant un huissier de justice Mbili Thomas sous le RC 27459, le 20 mars 2014, confirmé être propriétaire de la parcelle sise au n°26, de l’avenue Manyanga au quartier Kinsenso Gare dans la commune de Kinsenso avant de produire une attestation de confirmation qui se rapporte à la parcelle située au n°1 de la même avenue. Parcelle d’une superficie de 200 mètres de longueur et 150 mètres de largeur. Et pourtant cette parcelle est une propriété de l’Eglise depuis 1970. La différence de ces deux terrains a suscité une enquête pour détecter l’altération de la vérité, tel qu’a déclaré le conseil de cette église le lundi 13 octobre 2014 devant la chambre 5 du tribunal de Paix de Matete.

            Pour l’Eglise, le faux en écriture commis par MafualaMpindi est d’avoir affirmé être propriétaire d’une parcelle dont il ne dispose pas des titres. Une manière de se procurer illicitement un avantage, a indiqué l’avocat de cette Eglise. Ce qui cause un préjudice à l’église en question et viole l’article 124 du code pénal livre 2. Raison pour laquelle il réclame des dommages et intérêts d’une valeur payable en francs congolais de 500.000 dollars américains. Car, il s’agit pour M.MafualaMpindi et conformément à l’article 128 du code pénal des faux témoignages.

            Pour sa part, dans son réquisitoire fait sur les bancs, le Ministère Public a demandé la mise hors poursuite du prévenu MafualaMpindi. Car, à ses yeux, c’est la citation directe qui constitue le contrat judiciaire et que le juge ne peut pas aller au-delà de ce qui y est circonscrit. L’église n’a pas dit dans sa citation qu’elle poursuit Mafuala pour  faux témoignages, faux et usage de faux. Quant au faux en écriture, il est réglementé par la législation congolaise. Tout écrit n’est pas un faux en droit congolais. Et, l’assignation en justice est un acte susceptible de produire un faux en droit congolais et non un titre, a insisté l’organe de la loi.

            Quant au prévenu MafualaMpindi, en sa qualité de pasteur et révélateur, il a été envoyé pour trouver un terrain où ériger sa confession religieuse. C’est ainsi qu’il est tombé sur cette portion de terre aujourd’hui querellée. Ensuite, le 17 janvier 1970, il a conclu ce marché  avec le chef coutumier Teke Umbu comme 1er occupant de ce lieu. Cela lui a valu une jalousie de la part du chef spirituel de l’église au lendemain des multiples contrats conclus avec  deux sociétés de télécommunication pour l’installation de leurs antennes. Cette jalousie a eu comme conséquence son excommunication au sein de la confession religieuse. Mécontent de ce traitement dégradant, il s’est vu dans l’obligation de retirer sa parcelle enregistrée au départ sous le numéro 26 puis         L’infraction de l’usage de faux qui lui est reprochée n’existe que dans l’imagination de l’église car ne remplissant pas les 3 conditions requises par la loi, notamment les trois éléments constitutifs de l’infraction pénale, l’élément légal, matériel et intentionnel. Cela étant, il rejette les dommages et intérêts de l’ordre de 10.000 dollars américains pour procès téméraire qui risque de décourager toute personne qui vient de manière légère en justice a conclu MafualaMpindi.

Yves Kadima

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