Exclu de l’enrôlement, Franck Diongo accuse Nangaa

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Le Mouvement Lumumbiste Progressiste a, par la voie des ondes, suivi avec attention les propos sans fondement juridique de Monsieur Corneille NANGAA au sujet de l’exclusion de l’Honorable Franck DIONGO, Président National du Parti, de la liste électorale en cours de constitution dans le pays. Avant de démontrer les caractères illégal, politique, démagogique, et contradictoire desdits propos, il est de
bon aloi de les reproduire, ici, tels que déclarés :

 

I. Rappel de la Déclaration du Président de la CENI

« Au niveau des prisons, nous avons une procédure spécifique d’identification et d’enrôlement des électeurs. Ceux que nous recevons comme électeurs, ce sont les requérants mis à la disposition de la CENI par les greffes. Le Président du Centre d’Inscription au niveau de Makala a mis à notre disposition la liste de plus de neuf cents personnes. Sur cette liste, le nom de Franck DIONGO n’y figurait pas.
Il se fait néanmoins qu’à deux reprises, M. Franck DIONGO s’est pointé
lui-même devant notre Centre d’Inscription, mais c’est la police
interne qui est venu lui dire qu’il n’était pas éligible », a déclaré
M. Corneille NANGA le lundi 20 novembre 2017 lors de la publication du
rapport d’observation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo,
CENCO sur l’inscription des électeurs en RDC . (…) Le cas de Franck
DIONGO, il est condamné à la dernière instance par la CSJ. Il n’aura
ni appel ni quoi que ce soit », explique Corneille NANGAA. «
Cependant, ajoute-t-il, si Franck DIONGO retrouve sa liberté, il
pourra s’inscrire sur la liste électorale le jour du dépôt de sa
candidature aux différents scrutins de son choix » Source : Radio
Okapi.net/ Africa TV.
II. Mise au point du Parti
M. Corneille NANGAA relève de la chaîne d’exécution du plan visant la
mort politique du Député National Franck DIONGO pendant que les autres
s’activent jour et nuit pour son élimination physique pure et simple.
Pour rappel, l’opinion se souviendra des actes de discrimination, de
persécution et d’acharnement politiques que le régime ne cesse
d’infliger à l’Opposant congolais Franck DIONGO depuis 2001 à ce jour
: arrestations, bastonnades, invalidation injuste en 2006 par la Cour
Suprême de Justice (CSJ) de son élection en qualité de Député
National, interdiction illégale par le PGR de voyager au cours du
dernier trimestre 2016 en dépit de ses immunités parlementaires, la
fusillade de 12 combattants du Parti en plein jour et le bombardement
du siège national du MLP par la Garde Présidentielle la nuit du 19 au
20.09.2016, l’enlèvement en date du 19.12.2016, accompagné des
tortures, traitements inhumains et dégradants de 15 membres du Parti
et du même supplicié du régime par la Garde Présidentielle,
l’occupation, le pillage et la destruction de sa résidence de Ngaliema
par les militaires de Kabila, la condamnation injuste et cavalière par
la CSJ le 28.12.2016 du même Député souffrant et assis sur un fauteuil
roulant en pleine perfusion et sous l’oeil vigilant d’une équipe
d’assistance médicale d’urgence, son enlèvement en tenue Pijama du lit
de l’Hôpital au Quartier G.B par plus de 250 militaires en dépit de
l’opposition du Médecin soignant, sa réincarcération dans cet état à
la Prison Centrale de Makala où il sera plus d’une fois privé des
visites, nourriture, médicaments, soins de santé, électricité dans sa
cellule, et enfin, privé de sa CARTE D’ELECTEUR, partant de sa
citoyenneté, de sa nationalité, faute de son identification….

Caractère mensonger des propos de NANGAA
Alors que la CENI a enrôlé tous les prisonniers de Makala, y compris
les condamnés à mort, les condamnés de la CPI, et non 900, comme l’a
prétendu soutenir NANGAA, dont la déclaration reste mensongère (Nombre
d’enrôlés au CPRK. Total : 4.052 dont 3.175 hommes et 877 femmes.
Source PV de clôture des opérations) et illégale.

Caractère illégal de la déclaration de NANGAA

Dans ses propos, le Président de la CENI visiblement embarrassé par
les questions des journalistes, a parlé sans référence de loi ni de
règlement de ce qu’il a faiblement qualifié d’ « une procédure
spécifique d’identification et d’enrôlement des électeurs au niveau
des prisons », mais cette procédure est instituée par quelle loi ? Et
depuis quand ? Il s’agit donc là d’une procédure arbitraire et
discriminatoire qui n’est basée sur aucun texte juridique.

Caractère politique, démagogique et discriminatoire des propos
de NANGAA
M. NANGAA a tenté, en vain, de justifier l’exclusion délibérée du
Président Franck DIONGO de la liste électorale en évoquant la
condamnation définitive de ce dernier par la CSJ, là où la même CENI a
enrôlé les condamnés de la CPI, tous les autres prisonniers, à
l’instar de 08 sur 15 Combattants du MLP arrêtés le même jour avec
l’Honorable Franck DIONGO et dans les mêmes circonstances de temps et
de lieu , incarcérés à la Prison de MAKALA au moment de l’enrôlement
puis y enrôlés tout en étant condamnés définitivement, c’est-à-dire,
leur jugement sous R.P. 24.828/TGI GOMBE, n’est plus susceptible
d’appel. L’on comprend aisément que l’exclusion de Franck DIONGO de la
liste électorale s’inscrit dans le cadre des actes de discrimination,
de haine, de persécution et d’acharnement politique sus évoqués, et
ce, à cause de sa constance politique et de son refus catégorique de
se compromettre avec le régime en place.

Le Sieur NANGAA va en guerre contre la loi défendue aussi par le
Ministre de la Justice

Selon M. NANGAA, « c’est le Président du Centre d’Inscription au
niveau de Makala qui a mis à sa disposition la liste de plus de neuf
cents personnes. Sur cette liste, le nom de Franck DIONGO n’y figurait
pas ». Il n’était donc pas éligible en vertu de la seule volonté M.
MBEKO, Président du Centre d’Inscription/CENI-MAKALA que Franck DIONGO
a, avec raison, traduit en justice pour atteinte aux droits garantis
aux particuliers. Le mérite de la déclaration de NANGAA est qu’il a
révélé au monde entier que l’exclusion de la liste électorale de l’un
des dignes fils du pays, en la personne de Franck DIONGO, est un
diktat politique, un acte arbitraire, un acharnement, voire la haine
du régime. La complicité de NANGAA est établie comme n°1 de la CENI.
Il a reconnu que Franck DIONGO a été expulsé du Centre d’Inscription
(C.I) par les policiers et empêché d’être enrôlé par M. MBEKO, alors
Président du C.I./CENI MAKALA, car le critère d’éligibilité à la liste
électorale est désormais, selon NANGAA, arrêté par le bon vouloir du
Président du C.I. et non, alors plus jamais par l’article 9 de Loi sur
l’identification et l’enrôlement des électeurs, ainsi libellé : « Ne
peuvent être inscrits sur la liste des électeurs :
1. Les personnes frappées d’une incapacité mentale totale médicalement prouvée ;
2. Les personnes privées, par décision judiciaire irrévocable, de
leurs droits civils et politiques ;
3. Les militaires et policiers en activité ».
C’est donc en conformité avec la volonté du législateur garantissant à
tout condamné au pénal ses droits civiques, que NANGAA s’obstine à
admettre, que Monsieur Alexis THAMBWE MWAMBA, Ministre d’Etat à la
Justice, a pris le soin de le rappeler à l’ordre au sujet de
l’exclusion illégale du Député National Franck DIONGO de la liste
électorale, et ce, par sa lettre n°1456/LK/86/D/CAB/ME/MIN/J&GS/2017
du 31 octobre 2017 adressée à M. Le Président de la CENI, relative au
non enrôlement de M. Franck DIONGO, Député National. On y lit
notamment ceci : « Je vous confirme qu’il n’existe au sein de
l’établissement pénitentiaire aucune instruction interdisant
l’enrôlement des personnes condamnées. L’exclusion à l’enrôlement ne
peut provenir que de la loi électorale. Le condamné Franck DIONGO
n’ayant pas été déchu de ses droits civiques, vos services ne peuvent
s’opposer à son enrôlement ». Voilà, donc, le mérite, le sens et
l’essence du procès engagé contre la CENI, un  procès de la justice
contre l’arbitraire qui a élu domicile au Congo !

Fait à Kinshasa,
le 22/11/2017
Hon. Franck DIONGO
Député National