EXAMEN D’ETAT 2018 ! Des filles finalistes portent plainte contre leurs écoles !

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Le deuxième jour des épreuves de l’Examen d’Etat, édition 2018  dans la ville province de Kinshasa, a été cauchemardesque pour des finalistes  des Complexes scolaires TUSEVO, Bon Départ et autres.  En effet, 26 finalistes filles inconsolables du CS Tusevo, situé sur
avenue Bongandanga, dans la commune de Kasa-Vubu, ont été recalées du Centre N°12005, installé  au Lycée Toyokana, dans la commune du même nom, pour manque des macarons.

Pourtant, elles étaient autorisées à passer les épreuves du lundi 18 juin 2018.  Conduite par l’élève Myriam Tshiyombo Ngandu de la 6ème Coupe & Couture, elles sont allées se plaindre auprès du Parquet prèsle Tribunal de Paix d’Assossa/ Kasa-Vubu. Dans leurs déclarations, elles soutiennent avoir payé tous les frais liés à ces examens, y
compris l’achat des macarons, tout en avouant qu’elles ont une petite
dette de frais scolaires.
Ces élèves refusent que leur avenir soit compromis, sans que les
autorités de l’EPSP n’interviennent avant qu’il ne soit trop tard.
Elles se demandent comment récupérer les deux examens ratés hier
mardi, à savoir « Textile » et «  Spécialitée, des cours d’option
comptant pour 20 points sur un total de 100.
Si le ministre national de l’Enseignement,  Primaire, Secondaire,
Education et Professionnel (EPSP), Gaston Musemena, s’est frotté les
mains le premier jour, jugé sans incident à Kinshasa, la ministre
provinciale, Thérèse Olenga  Kalonda, en charge de l’Education, a
maintenant un dossier brûlant sur les bras. Certes, elle doit vite
agir pour éviter que le cas vécu dans la commune de Kasa-Vubu ne
puisse se répéter aujourd’hui et demain jeudi 21 juin 2018 dans
d’autres Centres.
La mort  dans l’âme, les filles finalistes racontent à qui veut les
entendre qu’elles s’étaient présentées tôt le matin devant le Centre
dans l’espoir de passer leurs examens. Contre toute attente, le Chef
de Centre les a refoulées, au motif qu’elles n’avaient pas de macarons
et ne pouvaient accéder à la salle d’examens.  Le pire est qu’il les a
fait entrer dans une des salles sans rien leur dire en substance sur
le sort qui les attendait. Doù, elles n’avaient pas eu la possibilité
d’appeler leurs parents.
Ce n’est que vers 11 heures qu’elles ont commencé à se rendre compte
qu’elles étaient gardées inutilement, question de les isoler. C’était
le début des jérémiades qui les ont poussées à se présenter d’abord au
TGI/Kalamu et ensuite au Parquet près le Tribunal de Paix
Assossa/Kasa-Vubu. Une des leurs, Myriam Tshiyombo, a été entendue sur
procès-verbal pour éclairer la lanterne du parquet sur le dossier.
Elles ont  affirmé avoir versé l’argent des macarons auprès de leur
préfet, Biokele Khonde Amerlock, qui les a invitées à venir les
récupérer tôt le matin du lundi 18 juin 2018, avant de se rendre au
Centre. Effectivement, le préfet a remis les macarons aux élèves qui
lui avaient remis de l’argent. Mais le stock en sa possession étant
épuisé, il avait promis de passer au Centre régler l’affaire. Bien
qu’il ne se soit pas présenté au Centre, le Chef du Centre les a fait
quand même entrer en leur recommandant de régulariser la situation le
deuxième jour.

L’avertissement de la hiérarchie de l’EPSP

Selon les informations à notre possession, les ministres national et
provincial avaient interdit aux chefs d’établissement et des centres
de chasser les finalistes des salles de l’Examen d’Etat pour des
dettes des frais scolaires, surtout si un élève est en ordre avec les
frais de participation à ces épreuves.  Ce, pour donner l’occasion à
tous les 672.209 candidats inscrits régulièrement à cette 52ème
édition session ordinaire de passer en toute quiétude lesdits.

Jr Ekofo

1 COMMENT

  1. Une petite correction le deuxième jour en coupe et couture il y’a 4 cours et non 2 comme vous l’avez indiqué dans votre publication. Il s’agit de la législation sociale, la technologie de la spécialité, la technologie de textiles et l’organisation du travail. Pour revenir à la question au centre de votre publication, il sied de souligner que ce n’est pas l’école qui livre les macarons c’est plutôt l’inspection au travers le chef du centre d’exétat .L’école livre les addendums sur lesquels on a écrit ÉLÈVE EN ORDRE;elle les retire à l’inspection après avoir payé les frais de participation, hormis ce document il y’a la carte d’élève et la fiche E01 selon la nouvelle formule. C’est une désorganisation totale celui qui doit répondre aux accusations des élèves c’est le Chef du centre et non l’école. Avec quels documents ces élèves ont elles présenté les épreuves du premier jour??? et celles hors session du mois de Mai dernier??? Je pense que l’école n’y est pour rien

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