Examen d’Etat 2014 : 600 000 candidats sur la ligne de départ

0
119

exetat_2011_nordkivuLa 48ème session ordinaire de l’Examen d’Etat a démarré hier lundi, 23 juin 2014 – pour quatre jours – sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo (RDC). Cette session réunit un total de 600.000 candidats – regroupés dans 1.600 centres à travers le pays pour obtenir, à terme, le précieux parchemin connu sous la dénomination de «Diplôme d’Etat». Pratiquement, il est le sésame de l’avenir pour des centaines des milliers d’enfants, voire des adultes. Géneviève Inagosi, ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant effectué hier la visite des centres d’Examen en lieu et place du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) et de son Vice-ministre, les deux empêchés pour des raisons d’Etat. Elle a rencontré dans un des centres visités une dame autodidacte de 56 ans, ayant déjà des enfants à l’université. A la question de savoir les raisons qui l’ont motivée à abandonner pour un moment sa vie de ménagère pour entrer en compétition en vue de décrocher un Diplôme d’Etat, la dame a répondu que c’était non seulement pour mieux se mettre au diapason de sa famille et mieux la gérer, mais aussi pour appréhender le monde moderne autour de soi et progresser dans la connaissance. Une réponse qui a énormément plu à la ministre qui, on le sait, figure parmi les apôtres de la promotion de la femme et de la famille.

 Accompagnée d’une forte délégation d’autorités tant nationales que provinciales ayant en charge la gestion du secteur scolaire, Géneviève Inagosi a visité, au quartier 13, de la commune de Ndjili, le C.S. Vedruna (géré par des Sœurs catholiques de la Congrégation de Vedruna). Cette même délégation s’est ensuite rendue au Lycée Kabambare et l’Ecole Moderne de Ngaliema (construite dans l’enceinte de l’ITC/Ngaliema). Dans chaque centre d’examen, elle a tenu à expliquer aux candidats les raisons de sa visite : apporter les encouragement du Président de la République, du Premier ministre, du ministre de l’EPSP et du gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa aux candidats pour qu’ils sachent que tout le pays est avec eux et leur souhaite une meilleure chance de réussite ; car l’avenir de la Nation dépend d’eux. Elle a invité les futurs lauréats à avoir confiance en eux-mêmes et à se méfier de la fraude et de la tricherie – qui ne sont nullement, a-t-elle souligné, des vertus.

Bonne prestation des filles

Résumant ses impression à l’issue de cette tournée, elle a tenu a remercié tous ceux qui se sont impliqués dans l’organisation de cette session. Se basant sur les rapports reçus des provinces, elle a assuré que ces épreuves se déroulaient en toute sérénité sur l’ensemble du territoire national. Elle a noté dans l’ensemble la bonne prestation des filles cette année, dont la participation a atteint à Kinshasa 49% contre 51% pour les garçons. Au niveau de la Ville-Province de Kinshasa, les trois provinces éducationnelles – anciennement connues sous les noms de Divisions provinciales de l’EPSP – ont enregistré au total 111.798 inscrits (autodidactes et finalistes réguliers réunis), dont 56.839 garçons et 54.959 filles.

Selon les Directeurs provinciaux, responsables de ces trois provinces éducationnelles de Kinshasa, l’accroissement important obtenu cette année est dû à trois raisons majeures : au nombre de redoublants subsidiaires à à l’Examen d’Etat 2013, sans oublier les stratégies de lutte contre la fraude ; aux effets de l’accroissement de l’accès des élèves à l’école et, enfin, à l’amélioration de la pertinence de l’enseignement. Concernant Kinshasa, le pourcentage de filles est passé de 45% en 2013 à 49% en 2014 grâce à la campagne de sensibilisation menée depuis bientôt 4 ans pour la scolarisation de la jeune fille et sa rétention à l’école.

SAKAZ

LEAVE A REPLY

*