Examen d’Etat 2012 : plus de 500.000 candidats subissent l’épreuve

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Sur l’ensemble de onze provinces de la République Démocratique du Congo (RDC), plus de 500.000 candidats finalistes du cycle secondaire de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) ont pris part hier lundi, 25 juin 2012, au démarrage de la 46ème session ordinaire de l’Examen d’Etat (aussi appelée ‘Examen d’Etat 2012’). Parmi ces candidats finalistes postulant pour le ‘Diplôme d’Etat’ figurent aussi bien les élèves réguliers que des autodidactes, c’est-à-dire, ceux qui ont raté ce diplôme dans les années scolaires antérieures et n’ont pas pu reprendre régulièrement les études ou alors les travailleurs ayant besoin d’un tel parchemin pour leur promotion professionnelle. Au total, ils vont passer quatre jours d’épreuves : le premier jour est consacré aux épreuves de culture générale ; le deuxième aux cours d’option, le troisième aux cours de sciences et le dernier aux branches de langues.
Comme d’habitude, l’occasion était belle pour les autorités scolaires tant nationales que provinciales pour descendre sur terrain, dans les salles d’examen et vérifier l’organisation tant matérielle que pédagogique de cette session. Dans la capitale, les trois provinces éducationnelles de l’E.P.S.P. – à savoir Kin/Est, Kin/Centre et Kin/Ouest – ont concentré toutes leurs énergies pour la réussite des épreuves. Et les instructions étaient données à tous les chefs de centres d’examen de ne refouler personne pour non payement des frais de participation aux épreuves. Les candidats non en règles se doivent de régulariser leur situation avant la fin de la session. Et la présidente du Comité provinciale mixte de l’Examen d’Etat, Emérance N’Simire, avait beaucoup insisté sur le respect des instructions officielles au niveau de Kinshasa lors des réunions préparatoires.
 
Politisation des épreuves de l’Examen d’Etat 
 
Alors que le gouvernement de la République fait son possible pour la bonne passation de la 46ème session de l’Examen d’Etat, de son coté, le CNDP/M23 – qui est, comme le démontre les preuves accumulées par la Monusco et les Fardc, la main visible du Rwanda pour déstabiliser la RDC – a publié sur internet, en date du 24 juin 2012, un communiqué avec une signature scannée de Makenga Sultani (mais son vrai nom rwandais est Ruzangiza) où il appelle, sans rire, à la trêve des armes pendant les quatre jours d’épreuves de l’Examen d’Etat. Cela, prétend-t-il, pour permettre aux élèves finalistes de passer ces épreuves dans la quiétude. Mais tout observateur aimerait poser quelques questions au CNDP/M.23 depuis qu’il a commencé son désordre à l’Est de la RDC, en avril dernier : s’est-il demandé où étaient ces finalistes avec ce déplacement traumatisant de la population qu’il provoquait ? Comment ces finalistes se sont-ils préparés avec le sifflement des balles sur leurs têtes ? Comment pourront-ils alors passer dans la quiétude cet examen ? Et après la session, que deviendront-ils avec la fin de la trêve ? Ne serait-ce pas là une distraction de plus ?
 
SAKAZ

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