Ewanga libre depuis hier… carnaval avorté

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ewangaArrêté le 05 août 2014, jugé et condamné le 11 septembre 2014 à 12 mois de prison ferme par la Cour Suprême de Justice, pour offense au Chef de l’Etat, Jean-Bertrand Ewanga, Secrétaire général de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) et député national, a été remis en liberté hier jeudi 30 juillet 2015. Comme chacun peut le constater, sa sortie de la Prison Centrale de Makala est intervenue une semaine avant l’expiration de sa peine. Il aura ainsi passé 11 mois et 24 jours dans le centre pénitencier précité.
Cette libération anticipée a court-circuité non seulement les cadres et militants de son parti, mais aussi tous ses amis députés et politiciens de l’Opposition présents au meeting du lundi 04 août 2014 à la Place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili, qui avaient planifié un grand carnaval à travers la ville de Kinshasa, pour fêter sa sortie de prison. A défaut d’une randonnée à travers la capitale, certains de ses compagnons de l’Opposition n’ont eu d’autre alternative que de faire le déplacement de la Cité Mama Mobutu, pour le féliciter de vive voix, dans sa résidence, pour avoir tenu bon pendant plus de onze mois.
            On rappelle que les ennuis judiciaires de Jean-Bertrand Ewanga étaient liés à sa participation, pour le compte de l’UNC, au meeting populaire du lundi 04 août 2014 à la Place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili, animé par plusieurs leaders de l’Opposition, en vue mobiliser la population contre toute révision de la Constitution. Tous les intervenants du jour avaient condamné, en des termes sévères, l’agenda de la Majorité Présidentielle visant l’organisation d’un référendum en vue de la modification de la Constitution, et spécialement l’article 220 interdisant toute révision de la forme républicaine de l’Etat, du principe du suffrage universel, de la forme représentative du gouvernement, du nombre et de la durée des mandats du Président de la République, de l’indépendance du pouvoir judiciaire, du pluralisme politique et syndical.
            Bien que plusieurs délégués de l’Opposition et de la Société Civile aient exhorté, à cette occasion, les masses à ne pas adhérer au schéma d’un référendum, synonyme de glissement, Jean-Bertrand Ewanga était le seul à être interpellé par les services de sécurité, mis aux arrêts puis poursuivi par le Parquet général de la République.
            Il y a lieu de noter que le meeting de la Place Sainte Thérèse avait coïncidé avec la tenue, à Washington, du Sommet USA-Africa, dont le thème central portait sur la démocratie, avec en toile de fond l’appel du président Barack Obama aux dirigeants africains de respecter les lois fondamentales de leur pays en ce qui concerne le nombre et la durée des mandats.
                                                                                                                                       Kimp