Eustache Ouayoro de la BM : « Notre challenge, c’est progresser ensemble avec le gouvernement congolais pour relever beaucoup des défis »

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La journée «  Portes ouvertes » organisée hier, mercredi 18 juin 2014, par la Banque mondiale, à son siège sur le boulevard Tshatshi, à Gombe, à l’intention des médias de la RDC, a vécu sous le signe de satisfaction générale, aussi bien des organisateurs, les responsables de la banque, les cadres des agences d’exécution que des participants.

Placée sous un thème évocateur «  Progresser ensemble pour un partenariat toujours plus dynamique entre la RDC et la Banque mondiale, cette journée Portes ouvertes a dévoilé une vitrine diversifiée étalant les 23 projets du gouvernement congolais, financés par cette banque de développement et exécutés sous sa surveillance, dans les secteurs des infrastructures, de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’assainissement de l’eau potable, dans le secteur privé, du transport multimodal et autres. Et la presse congolaise en a tiré le maximum d’informations sur cette palette des projets dont la plupart ont été exécutés, tandis que d’autres sont en cours de réalisation. Les chevaliers de la plume se sont donnés la peine de poser une série des questions sur divers sujets, auxquelles le directeur des opérations a répondu avec tact et une forte dose de sagesse.

Dans sa conférence, Eustache Ouayoro a débuté son intervention par louer l’action de la presse qui accompagne les activités de la Banque mondiale, et joue ainsi un rôle déterminant en informant et formant les populations et en communiquant. Il a dit apprécier cette action, parce qu’elle soutient  le partenariat toujours plus dynamique entre la RDC et son institution, afin de relever beaucoup des défis.

Abordant le second thème de cette journée «  accélérer la mise en œuvre des projets pour accroître les résultats », le directeur des opérations  de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo,  a dévoilé tout le travail réalisé par son institution dans notre pays. Cette action consiste à accompagner le gouvernement congolais pour que le pays avance. Cette manifestation essentiellement informative s’est voulue un échange entre les responsables de la Banque mondiale, les gestionnaires des agences d’exécution des projets et les médias.

Pour lever d’emblée toute équivoque, la Banque mondiale, a-t-il fait remarquer, n’a pas de recette-miracle pour résoudre tous les problèmes des pays. Sinon tous les pays seraient développés.

            Il a cependant reconnu beaucoup d’efforts réalisés depuis ces derniers temps par le gouvernement qui ont permis à la RDC, d’enregistrer une croissance de 8,4 % en 2013 et qui place notre pays au quatrième rang des pays qui ont la forte croissance économique sur le continent africain. L’inflation ramenée à 1 % en 2013, le taux de change du franc congolais est resté stable ces dernières années.

            Mais pour accélérer cette croissance, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, recommande que le développement soit l’affaire de tous. Car, si tous participent au développement, la production sera plus importante et plus visible et ses effets vont rejaillir sur l’ensemble de la population. Alors que dans un match de foot, a noté Eustache Ouayoro, seuls onze joueurs sont sur le terrain, dans les projets de développement, tout le monde doit être acteur et tout le monde doit jouer. Telle est l’exhortation qu’il a voulue faire à l’intention de la jeunesse congolaise.

            A la question de savoir pourquoi cette croissance ne se constate pas dans l’assiette du plus démuni, le patron de la Banque mondiale en RDC, a fait savoir que la pauvreté a baissé de 73 à 71 %. Une baisse de 1,7 % par an. La pauvreté recule parce qu’il y a croissance. Et cette croissance n’est pas le fait du hasard, a-t-il fait remarquer. Elle résulte des efforts accomplis par le gouvernement.

            Pour soutenir cette croissance, il pense à la contribution du secteur agricole qui doit devenir déterminant. Avec le PARSSA, la banque a lancé le projet des parcs agro-industriels pour créer des pôles de croissance, en privilégiant la croissance de type inclusive. Il faut une économie diversifiée s’appuyant sur le secteur secondaire et tertiaire, de façon à atténuer les chocs internes et externes résultant de la baisse des cours des produits miniers.

            A d’autres interrogations touchant aux mécanismes de décaissement, à la lenteur du processus de la décentralisation, à l’accumulation des dettes pour la RDC, aux problèmes de la desserte de l’électricité avec Inga 3, l’appui de la BM à l’émergence de la RDC et l’encadrement des enfants de la rue, Eustache Ouayoro a donné des réponses appropriées dévoilant tout l’accompagnement de son institution.

J.R.T.

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