Etudiants de l’ISTA/Ndolo et passants dispersés hier lundi à coups de gaz lacrymogènes

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Des affrontements entre les forces de la police nationale et étudiants ont eu lieu le lundi 13 novembre 2017 aux alentours de  l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) à Kinshasa. Echauffourées qui ont provoqué une perturbation de la circulation, tous les magasins, pharmacies, banques, agences de transfert, etc. situés au niveau du parking terminus Bonmarché ont fermé en catastrophe pour éviter des « dégâts collatéraux ».  

« Il s’agit d’un problème de taux de change. Le précédent taux appliqué était de 9 670 FC pour 10 USD. Les étudiants ont appris que le gouvernement souhaite faire appliquer le taux budgétaire (1452 FC) pour les frais académiques. La police est intervenue et il y a des échauffourées »,  a dit un enseignant de l’ISTA qui a requis l’anonymat.

Un membre de la coordination estudiantine abordé par LE PHARE a expliqué que cette situation est consécutive à l’incommunication qui bat son plein dans cette institution universitaire. Pour lui, cette situation serait évitable si tous les acteurs concernés par cette question étaient associés à une quelconque décision à prendre sur la marche de l’ISTA. «Compte tenue de la situation socio-économique du pays, toute décision à prendre, en ce qui concerne les frais connexes, devrait impérativement être négociée au sein d’un comité de partenaires qui comprend les administratifs, les académiques, les étudiants, les scientifiques et l’ensemble de la communauté universitaire», a déclaré cet étudiant sous le sceau de l’anonymat toujours.

Quartier commercial réputé dynamique et attractif, Bonmarché a reflété un visage maussade tout l’avant-midi de ce lundi, voire au-delà de 15 heures, à cause d’un déploiement inhabituel des policiers.

Face à la confusion qui a régné aux abords des avenue du Flambeau et Kabinda, la population n’a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait, cherchant plutôt à vider les lieux pour se sécuriser. Des gaz lacrymogènes tirés d’on ne sait où ont mis tout le monde, policiers et passants, dans une position de recherche de solution pour atténuer suffocation à la gorge et picotement dans les yeux.

Pour leur part, quelques irréductibles étudiants ont entrepris de jeter des pierres, autant sur les agents de sécurité que sur certains véhicules de passage pour exprimer leur colère. Jusqu’au moment où nous mettons sous presse, le bilan exact des échauffourées n’est pas connu.

Notons que cette situation similaire a été vécue en 2016 sous le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Théophile Mbemba, lequel avait invité, en novembre 2016, les chefs d’établissements publics à fixer les frais académiques selon le taux officiel.

 

Tshieke Bukasa