Etude pour généraliser les classes pré-primaires en RDC

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Maker-Mwangu-Ministre-de-lEPSPLe ministre de l’Enseignement primaire,  secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, a présidé le lundi, 24 novembre 2014, dans la salle de conférence du CREK (Centre de Ressources des Enseignants de Kinshasa) à la Gombe,  un «Atelier de restitution des résultats d’une étude de faisabilité de la classe pré-primaire en RDC», étude réalisée grâce à l’appui du Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (Unicef). A cette occasion, il a noté qu’actuellement, environ 4% des enfants congolais fréquentent les classes pré-primaires (ou classe O), un taux largement insuffisant pour lui. C’est ainsi qu’à l’aide de la stratégie 2016/2023, le gouvernement prévoit de pré-scolariser 14,5% des enfants en âge préscolaire dans le cycle maternel dont 31% en 2016 et 22% en 2023 dans les classes zéro. En outre, il n’a pas oublié de souligner qu’un enfant qui a commencé par la classe pré-primaire a plus de chances d’aller plus loin dans ses études primaire, secondaire ou universitaire.

C’est ainsi qu’il a affirmé que le gouvernement ne pouvait pas rester insensible devant cette réalité ; il lui appartenait donc d’initier cette étude pour déterminer la faisabilité et la généralisation de la classe pré-primaire à travers le pays ; déterminer aussi si cette classe doit être obligatoire et dans ce cas précis être prise en charge par le Trésor public. En outre, le ministre a vivement souhaité le renforcement de la coopération entre l’Unicef et le Gouvernement de la République dans le cadre de la concrétisation de la classe O et que cette étude fasse en sorte que l’enseignement pré-primaire ne soit pas un privilège réservé aux centres urbains, mais plutôt un avantage étendu sur l’ensemble du  territoire national, particulièrement dans les milieux ruraux.

Prenant la parole à cette occasion, Sylvie Fouet, représentante adjointe de l’Unicef en RDC, a fourni deux raisons principales qui ont motivé cette étude : d’abord le développement encore embryonnaire de l’enseignement préscolaire en RDC avec un taux de couverture estimé à 3,5% de la population d’enfants âgés de 3 à 5 ans, avec une offre qui bénéficie majoritairement aux enfants des familles aisées, vivants en zone urbaine ; ensuite l’existence des fortes lacunes dans les apprentissages précoces au primaire qui n’arrivent pas à être comblées au cours du cycle primaire, tel que démontré par les enquêtes disponibles sur les apprentissages des élèves en 2ème, 4ème et 5ème années du primaire. Elle a estimé que la classe pré-primaire a donc le potentiel d’une politique gagnante-gagnante sur les plans de l’équité et de la qualité. Sa mise en place, a-t-elle dit, pourrait offrir aux enfants défavorisés des zones rurales les mêmes opportunités d’accéder à un enseignement préscolaire que ceux favorisés de zones urbaines.

 

Conditions pour réussir l’implantation de la classe pré-primaire 

Enfin, l’étude de faisabilité présentée au ministre de l’Epsp et à plusieurs de ses partenaires éducatifs a montré que la faisabilité de la classe pré-primaire est possible mais sous certaines conditions administratives, pédagogiques, humaines, matérielles et financières ; que les scénarios d’implantation des classes pré-primaires s’apparentent à un séquencement du programme avec le court et le long terme ; que les coûts d’une année de préparation pré-primaire seront  différents selon les scénarios. Le coût d’implantation est estimé à environ 3000 USD sans construction d’une salle de classe contre environ 13000 USD sur la base de la construction ou la rénovation d’une salle de classe supplémentaire. Enfin, l’étude a souligné que la communication autour de la classe pré-primaire est l’une des conditions de succès de l’introduction de la classe zéro et devrait viser les familles.

SAKAZ

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