Etiage : la nature répond à la SNEL

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7706768-wet-fenetre-de-la-pluie-de-verre-d-39-eau-baisse-de-motif-de-texturePrès de trois semaines une sécheresse marquée par une très forte chaleur et des poussières de tout genre mettent mal à l’aise les Kinois. La pluie vient de tomber à Kinshasa. Ce qui donne à penser à la fin de la canicule.

On rappelle, à ce sujet qu’il y a une semaine, la haute Direction de la SNEL (Société Nationale d’Electricité) avait annoncé des délestages sévères dus à la baisse des eaux du fleuve, provoquant ainsi le fameux problème d’étiage que le pays enregistre par moment depuis quelques années. Une situation ayant des conséquences sur le débit du fleuve Congo qui ne parvient plus à faire tourner normalement les turbines du barrage hydroélectrique d’Inga, dans la province du Bas-Congo.

Cette situation d’absence des pluies pendant près de trois semaines était, en effet, observée dans plusieurs provinces du pays, notamment la ville de Kinshasa, le Bas-Congo (province où sont érigées les installations du barrage Inga), le Bandundu, l’Equateur et la Province Orientale.

Selon certains experts, la difficulté à laquelle la Snel est confrontée ne serait pas uniquement liée à la sécheresse. Elle est aussi due à l’incapacité dans laquelle la société se trouve pour désensabler le fleuve Congo. Un travail qui exige le recours à des dragues en vue de remédier à la situation.

Il importe de signaler que c’est pour la première fois que la Société Nationale d’Electricité annonce des perturbations en énergie électrique liées à l’étiage pendant la petite saison sèche. Souvent, cette situation de crise d’eau au site d’Inga est vécue durant la deuxième partie de la grande saison sèche qui débute autour du 15 mai de chaque année.

On espère qu’avec le probable retour des pluies comme annoncé hier dimanche dans la capitale, la Snel pourra reprendre l’alimentation normale en énergie électrique de ses abonnés.

Par ailleurs, la sécheresse qu’on observe actuellement devrait interpeller les autorités ayant en charge la gestion de l’environnement, afin de lutter contre le déboissement irrationnel et désordonné auquel l’on assiste depuis une certaine période à travers les provinces, y compris le déboissement de la capitale. Elles sont censées, en plus de veiller aux risques du changement climatique dont les conséquences sont visibles à travers le monde.

Gouverner c’est prévoir, doit-on. C’est maintenant qu’il faut prendre des mesures qui s’imposent, au lieu d’attendre de subir des conséquences fâcheuses et de se mettre à implorer inutilement Dieu pour des cas dont l’homme détient la solution.

Dom

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