Et la série continue : Kadhafi fini…, à qui le prochain tour ?

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Il faut savoir partir à temps avec élégance. Ce conseil donné aux chefs d’Etat africains au lendemain de la chute forcée et humiliante de Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire, par le quotidien de l’avenue Lukusa, reste toujours d’actualité.
Le spectacle que vient, encore une fois de plus, d’offrir Mouammar Kadhafi en Libye était tout à fait évitable n’eût été la soiffe excessive dont fait montre la plupart des présidents africains. L’homme qui se considérait comme « descendant de Dieu» pour demeuré à l’infini à la tête de la Libye est finalement tombé diminué et humilié. Alors qu’il pouvait éviter une telle scène, s’il avait observé les conseils ou des appels à la compréhension des signes de temps qui lui étaient émis de toutes parts !

Et voilà à quel point l’avidité excessive du pouvoir des «monarques» africains! En effet, Kadhafi n’a fait qu’allonger la longue liste de ses homologues africains ayant connu le même sort. Dans ce continent des présidents qui tenaient à tout prix à s’accrocher au pouvoir, en dépit de soulèvements populaires pour réclamer leur départ, les cas sont légions. Dans un récent passé, et particulièrement dans le monde arabe dont il comptait parmi les ténors, le cas Ben Ali de Tunisie et de Hosni Moubarak d’Egypte, deux Etats frontaliers de la Libye.

Ces deux chutes dues à la pression populaire n’ont apparemment rien dit à Mouammar Kadhafi, l’homme qui se croyait avoir la clé divine pour trôner à jamais la Libye. Pire, il avait déjà préparé son fils pour lui succéder, oubliant ainsi le sens même de la révolution dont il se réclamait le guide.
Pour rappel, le «tyran» déchu s’était autoproclamé guide de la révolution pour avoir mis fin à la monarchie à travers son coup d’Etat de 1969, en instaurant la « république ». Mais, en réalité cette république imaginaire ne l’était que par la simple dénomination du guide, parce que la Libye vivait la pire tyrannie.
Un pays où aucun mandat électoral n’existait. Tout se passait par la volonté d’un homme.

Toujours dans le monde arabe, mais en dehors de l’Afrique, le cas de Saddam Hussein aurait dû servir de leçon à Kadhafi qui s’est laissé endormir par son entourage flatteur tout comme ses homologues africains qui n’avaient pas le courage de lui dire la vérité parce que bon nombre s’alimentant à sa solde.
En dehors du monde arabe ou mieux du Maghreb, le même entêtement de ne pas quitter le pouvoir a été observé chez nombreux présidents. C’est le cas de Tandja Mamadou au Niger, de Dadis Camara en Guinée Conakry, de Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire, etc.
Tous ces cas de figure prouvent combien les chefs d’Etat africains perdent le bon sens une fois au pouvoir, donnant ainsi l’impression de descendre de Dieu le Père sur la terre et qu’en dehors d’eux, leurs pays ne peuvent fonctionner !
Ce qui explique l’humiliation qu’ils subissent en étant chassés comme des malfrats du pouvoir, alors que s’ils avaient lu les signes de temps ou entendu les conseils des tiers n’auraient pas connu ce sort.

On espère qu’après Kadhafi, il n’y aura plus personne pour se comporter de la sorte. Chaque chose a son temps. Et il faut savoir lire les signes de temps. Quand c’est fini, c’est fini, il ne faut pas forcer la nature de peur d’être emporté !
Apparemment, après le vent de la perestroïka de 1989 qui avait sonné la fin des partis uniques en Afrique, c’est maintenant le temps de la bonne gouvernance basée sur la justice distributive et le respect des droits humains.
Malheur à celui qui ne veut pas comprendre cela ! A bon entendeur…

Dom

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