ESU : les linges sales dans la rue !

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Accusations et contre-accusations s’enchaînent dans le feuilleton de
la composition du jury ayant reçu la thèse de doctorat d’Augustin
Matata Ponyo, Premier ministre honoraire, à l’Ecole Doctorale de
l’Université Protestante du Congo. Sur la ligne de front se trouvent
Evariste Mabi Mulumba, Directeur démissionnaire  de ladite grande
école et, Recteur de l’UPC, Daniel Ngoy. Pour le premier cité, le
travail présenté par le doctorant n’aurait pas obéi aux règles de
procédure, tandis que pour le second, tout se serait passé à la
régulière.
Après l’étalage dans les médias des premières correspondances
échangées entre les deux « adversaires », avec des commentaires
incendiaires tantôt contre l’un, tantôt contre l’autre, le professeur
Mabi vient de relancer les hostilités avec une nouvelle lettre. La
réplique ne va sûrement pas tarder à arriver.
Le constat que tout le monde peut faire, au regard de ces échanges
épistolaires, est que les linges sales de l’enseignement supérieur et
universitaire sont étalés dans la rue, avec une forte dose de
puanteur. Tout ceci arrive parce que le « savoir » souffre d’une forte
politisation. Avec des professeurs et des étudiants porteurs de leur
double carapace d’intellectuels et de décideurs politiques, il y a
forcément confusion de « genres », au point que la ligne de
démarcation devient difficile à établir entre l’objectivité et la
subjectivité.
La question que l’on est en droit de se poser désormais est de savoir
s’il est opportun qu’un candidat à un diplôme de troisième cycle
attende, plusieurs années après sa sortie de l’université, d’être
couvert d’immunité politique ou « financière », pour se présenter à un
exercice intellectuel d’un si haut niveau. Ce qui cloche dans la
démarche, c’est le fait que nombre de doctorants paraissent
déconnectés des milieux académiques, pour n’avoir pas accompli un
cursus « normal » en tant qu’assistant de 1er mandat, assistant de 2me
mandat et chef des travaux. Lorsqu’un doctorant donne l’impression
d’être sorti du néant, après plusieurs années d’hibernation dans les
institutions de la République, la diplomatie, la territoriale ou les
services spéciaux, cela dérange les étudiants et les professeurs qui
ne l’ont jamais côtoyé dans un auditoire, une bibliothèque ou un
laboratoire.
D’où, pour éviter des contestations du genre de celles que l’on vit
ces temps derniers, il serait souhaitable que les détenteurs du
pouvoir politique ou du pouvoir d’argent aient l’élégance de se
remettre suffisamment à temps dans le bain de l’environnement
académique avant la soutenance de leurs dissertations doctorales
plutôt que de le faire au moment où ils sont en rupture totale avec
leur alma mater. C’est le sentiment du « hold up » doctoral qui choque
terriblement les esprits.
Kimp
LETTRE DU RECTEUR DE L’UPC AU PROFESSEUR MABI MULUMBA
Objet : Votre démission du mandat du Directeur
de l’Ecole Doctorale de la FASE de l’UPC
Kinshasa, le 16 février 2018

Au Professeur Evariste MABI MULUMBA
Faculté d’Administration des Affaires et Sciences Economiques
Université Protestante au Congo
Kinshasa/Lingwala

Monsieur le Professeur,

Votre lettre de démission m’est bien parvenue et j’en prend acte. Je
vous remercie pour le service rendu à notre chère Université et
spécialement à la Faculté d’Administration des Affaires et Sciences
Economiques.
Avant de répondre à votre lettre, permettez-moi de vous exprimer mon
indignation de constater que cette lettre que je croyais uniquement à
moi et aux personnes à qui les copies étaient destinées, a été
diffusée sur les réseaux sociaux (Watshap, Facebook,Twitter, etc.) à
travers l’accusée de réception à votre possession. Je désapprouve ce
genre de comportement contraire aux valeurs éthiques de notre
université auxquelles vous avez souscrit en acceptant de travailler
pour l’UPC.
L’Université Protestante au Congo doit préserver sa vocation d’un
milieu d’enseignement et de recherches sur base des vertus
chrétiennes. A cause d’un mal entendu qu’il y aurait eu entre vous et
le Doctorant Matata Ponyo Mapon lors de la présentation des facteurs
explicatifs de la croissance économique en RDC sur invitation spéciale
de l’Ambassade de la Grande-Bretagne, ce dernier a dû exercer son
droit de vous récuser dans son comité d’encadrement et partant
définitivement de son jury. Visiblement, vous n’avez jamais digéré de
ne plus faire partie de ce jury. La plupart de vos demandes, par
truchement des diverses personnes interposées, n’allaient que dans le
sens de vous y intégrer. C’est  faute d’y parvenir que vous décidez de
brûler la maison ? Ceci est inadmissible.
Du point de vue du fond et des exigences méthodologiques, il me
semble que vous n’avez rien à redire sur la qualité de la thèse qui a
été brillament défendue par le Doctorant.
Cependant, contrairement à vos simulacres d’arguments du point de vue
procédurale, je peux vous confirmer que toutes les règles académiques
pour l’organisation et la défense d’une thèse de doctoral en vigueur
dans notre pays et ce, conformément au Vade mecum du gestionnaire d’un
établissement d’enseignement supérieur et universitaire en RDC,
document légal de référence en la matière, ont été respectées.

1. De la durée conduisant à l’obtention du diplôme de doctorat après
l’obtention de celui de DEA

Le Docteur Matata Ponyo a défendu sa thèse dans la troisième année de
son inscription à l’Ecole Doctorale, conformément à l’article 25 du
Chapitre IX, page 180 du Vade-mecum sur les études de troisième cycle
relatif à la durée des études : « La durée du programme de Doctorat
est de 3 années académiques au moins ».

2. De la composition du jury

En son article 12, page 182 du Chapitre susvisé, le Vade-mecum ne
détermine pas le grade des professeurs devant faire partie du jury des
thèses, Je cite : « Le jury comprend 5 membres  dont 3 de la Faculté.
Le promoteur de la thèse et un encadreur en font obligatoirement
partie. La composition du jury est proposée par le Conseil des
Facultés lors de sa première réunion qui suit le dépôt de la
dissertation et approuvée par le Recteur. Le jury choisit en son sein
un Président et un Secrétaire. Le Directeur de la Dissertation ne peut
être choisi comme Président ». Aucune loi ne peut être contre cette
disposition pratique du moment que tous les membres du jury sont des
professeurs de rang magistral. Dans ce jury où vous avez tant souhaité
figurer, sa composition comme vous pouvez le remarquer, a été faite en
privilégiant les compétences. Il y a donc eu :
– Un professeur de la FASE qui est en même temps Doyen, Fredéric
KALALA, que vous avez vous-même proposé, avec la composition du jury
du Doctorant Matata Ponyo pour présider le jury (Troisième Cycle) de
Monsieur Mujinga Kapemba Alain. Ce brillant professeur est même invité
dans des universités européennes et africaines pour des jurys des
thèses. Il y a quelques mois (fin mai 2017), vous avez été ensemble
avec lui dans un autre jury de la thèse de Monsieur Mutatayi Freddy,
dont vous avez été Président, au sein de la même Ecole Doctorale sans
le récuser.
– Un seul membre du Comité d’encadrement qui a été choisi par ses
pairs comme Président du Jury, en la personne du Professeur  MPEREBOYE
Seblom.
– Deux professeurs venant des universités étrangères : Professeur
CHICOT EBOUE (Université de Loraine-France) et Professeur James
ROBINSON (Université de Chicago, USA)
– Le Promoteur lui-même, Président Kabuya Kalala (UNIKIN-UPC).
Objectivement, je considère que ce jury fut l’un des plus diversifiés
et équilibrés que l’Ecole Doctorale de la FASE m’ait fait approuver,
ce dont je félicite le Conseil de Faculté qui , contrairement à vos
écrits, avait validé cette proposition en date du 5 décembre 2017 face
à vos tergiversations cachant mal votre désir personnel de remplacer à
tout prix un membre dans cette composition.
3.      Absence du Procès-verbal attestant la finalisation de la thèse du
Doctorant signé par le Comité d’encadrement.
Enfin, tous les procès-verbaux des différentes réunions du Comité
d’encadrement existent bel et bien, y compris ceux de défense privée
et publique. Leur ignorance par vous en tant que Directeur de l’Ecole
Doctorale serait peut-être la preuve que vous auriez déjà cessé de
vous occuper de vos responsabilités avant de m’écrire.

Je vous réitère mes remerciements pour ces nombreuses années de
collaboration et vous prie d’agréer Monsieur le Professeur, mes
sentiments de profonds regrets.

Prof. Monseigneur Daniel NGOY Boliya
Recteur

CC :
– Membres du Comité de gestion
– Doyen de la FASE
– Membre du Conseil scientifique permanent de l’Ecole Doctorale

Le Prof Mabi persiste et signe : la thèse de Matata a violé la procédure
Kinshasa, le 19 février 2018

A Monseigneur NGOY BOLIYA
Recteur de l’Université Protestante au Congo
Kinshasa/Lingwala

Objet : Réponse à votre lettre n°021/UPC/BR/NB/MK/2018 prenant acte de
ma démission du mandat de Directeur de l’Ecole Doctorale de la FASE de
l’UPC.

Monseigneur le Recteur,
C’est avec une déception indicible que je réponds, à mon corps
défendant, à votre lettre prenant acte de ma démission du mandat de
Directeur de l’Ecole Doctorale évoluant au sein de la Faculté
d’Administration des Affaires et Sciences Economiques (FASE) de
l’Université Protestante au Congo.
Je me rends compte que vous êtes le principal responsable des
dysfonctionnements apparus dans la conduite du dossier du doctorant
MATATA PONYO Mapon en démontrant votre ignorance du texte légal de
référence sur l’organisation des matières relatives au Doctorat.
Vous vous référez au Vade-Mecum au lieu de le faire par rapport à
l’Arrêté Ministériel N°175/MINESU/CABMIN/TMF/EBK-RK3/CPM/2015 du
22/12/2015 portant normes d’opérationnalisation des Enseignements du
3ème Cycle dans les Etablissements d’Enseignement Supérieur et
Universitaire en République Démocratique du Congo.
Je vous transmets en Annexe n°1 une copie de l’Arrêté Ministériel
n°175 pour votre gouverne.
Ci-après la vraie lecture des dispositions légales :
1. De la durée conduisant à l’obtention du diplôme de doctorat après
l’obtention de celui de DEA.
L’Arrêté Ministériel .n°175, précité, en son article 4, a), point 8,
stipule : «  La durée maximale pour l’obtention d’un diplôme de
DEA/DES est de deux ans alors que celle conduisant à l’obtention du
diplôme de doctorat est de trois ans minimum et de cinq ans maximum ».
Ce texte est clair, il s’agit de huit ans révolus au minimum.

2. De la composition du jury

Le même Arrêté Ministériel N°175, en son article 4 point 5, stipule: «
Le jury de thèse est constitué du promoteur de la thèse, d’un membre
du Comité d’encadrement, d’un membre extérieur au Département, d’un
membre extérieur à la Faculté, de trois membres extérieurs à
l’établissement. Tous les membres du jury doivent être revêtus du
grade de Professeur; Professeur Ordinaire ou encore Professeur
Emérite». Cette liste est limitative.
Comme vous le constatent, les Professeurs Associés ne sont pas
autorisés à faire partie du jury. Tous vos autres commentaires sont
pour moi superflus.

3. Absence du Procès-Verbal attestant la finalisation de la thèse du
doctorat signé par le Comité d’encadrement.
Je suis peiné par ce passage de votre lettre concernant l’absence du
Procès-verbal : «leur ignorance (procès-verbaux) par vous, en tant que
Directeur de l’Ecole Doctorale, serait peut-être la preuve que vous
auriez déjà cessé de vous occuper de vos responsabilités avant
d’écrire ».
Je vous informe que par ma lettre du 13 décembre 2017 adressée au
Professeur KABUYA KALALA, promoteur de la thèse du doctorant MATATA
PONYO Mapon, dont copie vous réservée, je demandais que le
Procès-Verbal consignant les avis du Comité d’encadrement soit
transmis à l’Ecole Doctorale. Cette demande est restée sans réponse.
Selon vous à qui la faute ? (Annexe n°2).

4. Votre déclaration :
« Objectivement, je considère que ce jury fut l’un des plus
diversifiés et équilibrés que l’Ecole Doctorale de la FASE m’ait fait
approuver, ce dont je félicite le Conseil de Faculté qui contrairement
à vos écrits, avait validé cette proposition en date du 05 décembre
2017 face à vos tergiversations cachant mal votre désir personnel de
remplacer à tout prix un membre dans cette composition».
-Je voudrais vous rappeler que la proposition de la composition du
jury vous a été transmise à l’initiative du seul Doyen le 17 novembre
2017 sans concertation préalable avec l’Ecole Doctorale et le Conseil
de Faculté. Vous aviez entériné cette composition ce même 17 novembre
2017.
Cette composition du jury a été publiée dans les réseaux sociaux.
C’est alors que j’en ai pris connaissance. En ma qualité de Directeur
de l’Ecole Doctorale, j’ai attiré votre attention sur l’irrégularité
de cette procédure et ce, à votre bureau, en m’y rendant physiquement.
Selon votre déclaration, la procédure est respectée, ce qui n’est pas le cas.
Depuis quand une composition du jury validée par le Recteur le 17
novembre 2017 soit par la suite validée par le Conseil de Faculté le 5
décembre 2017. N’est-ce pas là une aberration?
– C’est bizarre que vous puissiez qualifier de tergiversation» de ma
part ma démarche vous exhortant à respecter la procédure.
– Je vous rappelle, contrairement à votre affirmation qu’à aucun
moment l’Ecole Doctorale ne vous a transmis une proposition quelconque
concernant le jury du doctorant MATATA PONYO. Paradoxalement, vous
avez décidé contrairement à la tradition de présider le Conseil de
Faculté qui a consacré l’irrégularité du jury déjà mis en place par
vous. N’est-ce pas là une irrégularité cautionnée par vous-même?

5. Démarches pour faire partie du jury de la thèse du doctorant
MATATA
Monseigneur le Recteur, lorsque l’on insiste sur l’éthique, il est
indiqué de commencer soi-même par donner l’exemple et ne pas diffuser
d’informations inexactes. Je n’ai jamais cherché à faire partie du
jury de Monsieur MATATA PONYO comme vous l’affirmez sans preuve et
vous allez jusqu’à déclarer que «  Visiblement, vous n’avez  jamais
digéré de ne plus faire partie du jury. La plupart de vos demandes,
par truchement de diverses personnes interposées, n’allaient que dans
le sens de vous y réintégrer. C’est faute d’y parvenir que vous avez
décidé de brûler la maison. Ceci est inadmissible ».
Cette affirmation est indigne de vous. Je vous défie de me citer les
noms des personnes interposées auxquelles vous faites allusion?
Expliquez-moi comment je puis demander de réintégrer un jury dont je
ne fais pas partie?
6. Les exposés de MATATA PONYO Mapon et MABI MULUMBA à l’Ambassade de
Grande-Bretagne
Nos exposés ne portaient pas sur la présentation des facteurs
explicatifs de la croissance économique en RDC, encore une fois une
fausse information portée à votre connaissance et que vous endossez.
C’est dommage.
Nos exposés portaient plutôt sur « Les avancées notées dans la gestion
des finances publiques avec le concours de partenaires et les
perspectives ». (En annexes n°3 et 4, l’email de l’Ambassadeur de ]a
Grande-Bretagne et un résumé de nos présentations; MATATA et moi).

Ce n’était pas un débat. Chacun de nous a exposé le sujet à tour de
rôle. Notre perception était différente naturellement, chacun ayant sa
sensibilité.
MATATA a estimé que mes arguments avaient démoli sa présentation d’où
sa démarche de me voir en dehors de son Comité d’Encadrement de sa
thèse. En effet, l’Arrêté Ministériel n0175 en son article 4 a), point
3 stipule que le Département peut proposer le retrait d’une thèse au
Comité d’encadrement pour des raisons objectives présentées par le
candidat qui le saisit par écrit».
Dans ce cas précis, le doctorant MATATA PONYO Mapon avait saisi le
Professeur KALALA TSHIMPAKA, Directeur Adjoint de l’Ecole Doctorale.
Le document écrit ne  nous a jamais été communiqué, sauf peut-être à
vous, Monseigneur le Recteur, car vous semblez en parler en
connaissance de cause et avec un parti pris plus qu’« apparent ».
Je vous prie d’agréer, Monseigneur le Recteur, mes sentiments les
meilleurs pour la consolidation de l’Université Protestante au Congo.

Professeur MABI MULUMBA

CI.: Membres du Comité de Gestion
-Monsieur le Doyen de la FASE
-Membres du Conseil Scientifique Permanent de l’Ecole Doctorale
Mabi Mulumba avait donné l’alerte
Kinshasa, le 13 décembre 2017

A Monsieur le Professeur François KABUYA KALALA
Faculté d’Administration des Affaires et Sciences Economiques
Université Protestante au Congo
Kinshasa/Lingwala

Objet : Votre lettre du 09 décembre 2017

Monsieur le Professeur et Cher Collègue,

Faisant suite à votre lettre du 09 décembre 2017 en réponse à la
mienne du 18 novembre 2017, je voudrais attirer votre attention sur
les points ci-après :
l, En votre qualité de promoteur de la thèse de Monsieur MA TATA
PONYO, il vous revient ainsi qu’aux membres du Comité d’Encadrement de
signifIer à l’Ecole Doctorale et à la Faculté la finalisation du
travail de thèse du doctorant pour permettre à l’Ecole Doctorale et au
Conseil de Faculté de proposer à la haute hiérarchie de l’Université
la composition du jury.
Cette démarche est accompagnée du dépôt par le doctorant de cinq
exemplaires de sa dissertation à l’Ecole Doctorale. Cette étape est
appuyée par le Procès-Verbal attestant la finalisation de la thèse,
Procès-Verbal signé par le promoteur et les autres membres du Comité
d’Encadrement ou par une lettre signée individuellement par chacun des
membres.
Je vous informe que ce Procès-Verbal consignant les avis du Comité
d’Encadrement est inexistant dans le dossier du doctorant MATATA PONYO
à l’Ecole Doctorale, Pourriez-vous nous le faire parvenir?
2. Une fois la composition du Jury sanctionnée par les autorités
académiques, une date de l’organisation de la pré-défense de la
dissertation doctorale est fixée et dans ce cas, la défense publique
devra Intervenir dans un délai minimum d’un mois ou deux mois au plus.
Si la défense privée est confirmée pour la date du 16 décembre 2017,
comme vous m’informez, la défense publique de la thèse devrait
intervenir au plus tard le 16 février 2018, date en deçà du délai
minimum de trois ans imposé par l’Arrêté Ministériel à compter de la
date d’obtention du diplôme de DEA par le doctorant.
3. Vous vous référez à la charte de l’Ecole Doctorale qui autorise
selon vous la soutenance d’une thèse de doctorat au bout de deux ans
si le Comité d’Encadrement en atteste la qualité. Cette disposition
n’existe pas dans la Charte de l’Ecole Doctorale. Celle-ci parle de• 6
semestres ce qui correspond à trois ans comme le stipule l’Arrêté
Ministériel portant normes d’opérationnalisation des enseignements du
3è cycle dans les établissements d’enseignement supérieur et
universitaire en République Démocratique du Congo dont copie en votre
possession qui stipule que la durée conduisant à l’obtention du
diplôme de doctorat doit être de trois ans au minimum à compter de la
date d’obtention du diplôme de DEA par Je doctorant (Articule 4, point
8).
En conclusion, la Faculté d’Administration des Affaires doit se
préoccuper au plus haut point de la crédibilité de l’Université
Protestante au Congo, de son Ecole Doctorale et surtout des apprenants
sortis de son sein.
Ces observations ne remettent nullement en cause les qualités du
doctorant mais nous devons à notre niveau éviter, vu sa stature, que
des dysfonctionnements par ailleurs faciles à évacuer, ne ternissent
l’image de l’Université, de son Ecole Doctorale et voire de
l’apprenant lui-même.
Il s’impose donc que des dispositions soient prises pour conformer ce
dossier aux prescrits des textes académiques et de l’Arrêté
Ministériel n°175 du 22/12{2015 organisant les enseignements du 3ème
Cycle en RDC.

Avec notre franche collaboration

Professeur MABI MULUMBA
Directeur de l’Ecole Doctorale

C.C: -Mgr le Recteur de l’Université Protestante au Congo
-Monsieur le Secrétaire Général Académique de l’Université Protestante
au Congo -Monsieur le Doyen de la FASE/UPC -Monsieur le Secrétaire
Académique de la FASE/UPC -Membres du Conseil Scientifique Permanent
de l’Ecole Doctorale FASE/UPC