ESU : les travaux de réhabilitation de l’Unikin ont commencé

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Les travaux de réhabilitation de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) sont déjà en cours dans le bâtiment abritant la faculté des Sciences. Pour lancer officiellement ces travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, le professeur Leonard Mashako Mamba, a fait le déplacement de la colline inspirée le samedi 12 mars 2011.
 
Le ministre n’était pas seul. Le vice-ministre des Infrastructures, le directeur général du Bureau central de coordination (BCECO) étaient là aussi, à côté du recteur, des membres du comité de gestion, des doyens des facultés, des chefs des départements de l’UNIKIN, sans oublier les étudiants.
 
Dans son mot de circonstance, le ministre de l’ESU a déclaré qu’il ne s’agissait pas seulement de réhabilitation, mais aussi de la modernisation de l’UNIKIN pour permettre à cette université de se mettre au diapason d’autres universités dans le monde.
 
Le ministre a rappelé que le bâtiment de la faculté des Sciences était le premier bâtiment à être construit dans ce site universitaire en 1954 et a même servi de bâtiment administratif et de la faculté de théologie. Il a signalé qu’après la faculté des Sciences, ce sera le tour du bâtiment abritant la faculté d’Agronomie qui, lui, est le dernier bâtiment à être construit vers 1970. Les travaux vont se généraliser par la suite.
 
Le recteur de l’UNIKIN, le professeur Jean Berchmans Labana Lasay’Abar, a applaudi de deux mains l’action du gouvernement. « Notre Alma Mater, créée depuis cinquante-six ans, a-t-il dit, et qui a commencé à porter le masque du vieillissement, attendait désespérément  une intervention miraculeuse pour échapper à la ruine, à l’effondrement, voire à la disparition. Des plans de réhabilitation et de reconstruction se sont succédés, sans qu’aucune action concrète ne rejoigne les discours et les promesses répétés. »
 
Il a formulé l’espoir de voir les travaux se dérouler dans le timing prévu, car le rectorat tient à ce que le chronogramme de l’année académique ne connaisse aucune perturbation. Son vœu est que l’autorité politique comprenne que l’Université a d’énormes problèmes qui requièrent plus qu’une attention ponctuelle.
 
Le souhait du recteur est que l’Université soit mise dans des conditions de travail qui favorisent l’accomplissement de ses nobles missions que sont l’enseignement, la recherche et le service à la société.
 
L’exécution des travaux est confiée a l’entreprise SOGEDIE sous le contrôle du cabinet CERTAC qui avait remporté l’appel d’offres. L’architecte Mangala Noel, directeur général de CERTAC, a dit que c’était la première réhabilitation complète de cette formation universitaire qui a un taux d’occupation à ce jour dépassant le 500%.
 
L’architecte a déclaré que sur le plan environnemental et assainissement, dans l’ensemble le site doit être totalement assaini et sécurisé. « Vers les années 50 ce centre universitaire était implanté en dehors des agglomérations urbaines. Ce n’est pas le cas aujourd’hui où il sert même de passage obligé pour Kindele, Kimwenza, Livulu et autres, » a-t-il dit. Il estime que la sécurisation du site passe par la délimitation claire et nette du site universitaire, l’érection du mur de clôture et d’une rocade autour du site.
 
En dehors des réhabilitations, a dit l’architecte, il est prévu la construction de deux nouveaux bâtiments facultaires  pour répondre aux préoccupations des autorités sur l’augmentation de la capacité d’accueil. Selon certains professeurs, il n’y avait au début qu’environ 15 étudiants dans le bâtiment abritant aujourd’hui la faculté des sciences contre plus de 2000 actuellement.
 
Personne n’a parlé du coût des travaux de réhabilitation de ce bâtiment. Cependant, selon certaines indiscrétions de la société SOGEDIE, le coût serait évalué à plus ou moins 3.500.000 $ américains.
 
Signalons que la faculté des Sciences comprend six départements de Sciences de la Terre, Chimie, Physique, Environnement, Mathématique-Informatique et Biologie.
Jean- René Bompolonga-0-
Rubrique : Economie
De nombreux défis pour la modernisation des administrations douanières
Comme prévu, la clôture des travaux de la 16ème Conférence des directeurs généraux des douanes de la Région de l’OMD (Organisation mondiale des douanes) des pays de l’Afrique occidentale et centrale est intervenue le vendredi 11 mars 2011 en début de soirée, au Grand Hôtel Kinshasa où lesdits travaux s’étaient déroulés.
 
            On retiendra que les directeurs généraux des douanes ayant pris part à cette seizième édition de la Conférence des responsables douaniers ont adopté, moyennant quelques amendements, presqu’à l’unanimité, les recommandations de la réunion du Comité des experts dont les travaux s’étaient tenus trois jours plus tôt.
            Sur les 23 Etats membres que compte l’organisation, 17 ont répondu présents au rendez-vous de Kinshasa. Ces 17 pays étaient représentés aux assises de Kinshasa soit par leurs directeurs généraux des douanes, soit par leurs délégués.
Deux temps forts ont marqué la cérémonie de clôture. A savoir : la lecture des recommandations au terme des assises, et le mot de clôture officielle par le vice-Premier ministre et ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications Simon Bulupiy.
Les recommandations ont été présentées sous forme de tableau reprenant entre autres les domaines d’action avec des recommandations appropriées à chacun d’eux, les résultats attendus ou indicateurs de performance.  
Au total, treize domaines d’action ont été inventoriés par les participants à la Conférence de Kinshasa.
 
Premier domaine d’action : «Protection et respect des droits de propriété intellectuelle». Les recommandations y relatives sont les suivantes : la vulgarisation de l’utilisation de la plate-forme IPM (Interface public members). Résultats attendus ou indicateurs de performance : la plate-forme est utilisée dans la lutte contre la contrefaçon ;
 
2ème domaine d’action :
« Fonctionnement BRLR ». Recommandations : l’amélioration de la pro activité BRLR en mettant opportunément à la disposition des alertes et du renseignement utile, sensible et exploitable ; la préparation d’un module régional de formation sur le renseignement douanier ; l’élaboration d’un projet commun pour l’organisation d’une opération de lutte contre la prolifération des armes légères et la criminalité maritime. Résultats attendus : nombre d’alertes émises en direction des administrations membres, le module est élaboré.
3ème domaine d’action : «Renforcement des capacités régionales ». Recommandations : le détachement par les administrations douanières des cadres au BRRC, CRF, et BRLR ; le développement de la coopération et l’échange d’expériences entre les administrations des douanes membres de la région Afrique occidentale et centrale à travers le « programme régional de coaching » d’une part, et d’autre part, la coopération avec les administrations des autres régions en accord avec l’OMD dans le cadre des accords tripartites ; la désignation par chaque administration douanière d’une équipe des points de contact de 4-5 personnes et la transmission de leurs coordonnées au vice-président régional et au BRRC, la vulgarisation de l’utilisation des nouveaux outils de l’OMD : customs learning and knowledge community (CLiKC), E-learning et club de la réforme.
Résultats attendus : des cadres sont détachés à ces structures, des accords sont conclus et mis en œuvre, l’équipe est désignée et les coordonnées de ses membres transmises, les accès à ces outils sont donnés aux agents des administrations douanières. 
 
4ème domaine d’action : « Partenariat avec le secteur privé ». Recommandations : la promotion du partenariat avec le secteur privé en s’inspirant des dispositions de la Convention de Kyoto révisée et du modèle de l’OMD et de l’OEA. Résultats attendus : le renforcement du partenariat.
 
5ème domaine d’action : « Formation régionale ». Recommandations : opérationnalisation du cadre de concertation des chargés de formation des administrations membres. Résultats attendus : réunion de concertations organisées.
 
6ème domaine d’action: « Interconnexion des systèmes informatiques douaniers ». Recommandations : la poursuite de la mise en place de plate-formes bilatérales d’échange de douanes. Résultats attendus : mise en place des plateformes.
 
7ème domaine : «Financement des structures régionales». Recommandations :  le versement de la contribution annuelle de 10.000 euros par administration membre pour le financement des structures régionales au plus tard le 31 mai 2011 ; l’organisation d’une conférence des donateurs dans le but de solliciter le financement pour les structures régionales ; l’intensification de la coopération avec les organisations sous-régionales telle que commencée avec la CEDEAO pour avoir des sources additionnelles de financement des activités régionales; l’exploration d’autres sources de financement des structures régionales.
Résultats attendus ou indicateurs de performance : paiement des contributions par les membres, l’organisation de la conférence, l’activation de la coopération, l’identification des sources exploitées.
 
8ème domaine : «Statut des  structures régionales ». Recommandations : la négociation et la signature d’accords de siège avec les autorités compétentes des pays hôtes des structures régionales de l’OMD en vue de conférer  à ces structures les statuts et privilèges nécessaires à leur bon fonctionnement. Résultats attendus : signature des accords.
 
9ème domaine : «Constitution d’une base de données d’experts spécialisés de la région». Recommandations : la confection par chaque administration douanière d’un répertoire des experts dont elle dispose, la transmission du répertoire aux autres membres et à toutes les structures régionales avec des indicateurs sur le domaine d’expertise de chaque expert identifié, la désignation par les membres d’experts pour participer aux ateliers d’accréditation organisés pour la région. Résultats attendus : confection par chaque membre d’un répertoire et sa transmission, la désignation des participants par les administrations.
 
10ème domaine : «Elaboration d’un tableau de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la Conférence des directeurs généraux». Recommandations : élaboration d’un tableau de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la conférence des directeurs généraux indiquant notamment les responsables de mise en œuvre, des délais de réalisations et des indicateurs de performance pour faciliter le suivi-évaluation ; la transmission à la vice-présidence régionale au plus tard le 28 février et le 30 septembre de l’année par chaque administration membre et chaque structure régionale, d’un rapport semestriel sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la conférence.
 
11ème domaine : «Groupes de travail». Recommandations : approbation des GTR par les directeurs généraux et leur ferme engagement pour une mise en accélérée du plan d’action régional dans le respect du délai de fin 2011. Résultats attendus : la réalisation dans les délais impartis des actions inscrites dans les plans d’action des GTR.
 
12ème domaine : «Gestion d’aide humanitaire lors des catastrophes naturelles». Recommandations : rationaliser les procédures et revoir les législations en matière de dédouanement des cargaisons destinées aux catastrophes naturelles ; mettre en place un plan de suivi et d’évaluation pour mieux contrôler l’importation, l’exportation et l’utilisation desdites cargaisons ; tenir un répertoire des organismes et institutions chargés de fournir l’assistance humanitaire lors des catastrophes naturelles. Résultats attendus : le délai de passage des marchandises destinées à l’aide humanitaire, la mise en place d’un plan approprié, l’administration douanière doit disposer d’un répertoire approprié à cet effet.
 
13ème domaine : «La sécurité dans les aéroports ». Recommandations : assurer une plus grande implication de la douane au sein des plateformes aéroportuaires dédiées aux questions de sécurité.  
Résultats attendus : la douane est active au sein des plate-formes aéroportuaires dédiées à la sécurité.                                        Dom
 

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