ESU : les écoles doctorales ciblées

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Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, le professeur Léonard Mashako Mamba, a soulevé la question des écoles doctorales lors de son point de presse du samedi 4 septembre 2010 à l’ISP/Gombe. Il a annoncé la création d’une commission pour enquêter sur ces écoles. Commençant par leur base légale, le ministre a souligné l’inexistence des textes juridiques les créant.

       Faisant l’état des lieux de la question, le ministre a dit que la vocation classique de toute université dans ses missions de formation et de recherche, consiste à assurer la relève par la formation des cadres de haut niveau à travers l’organisation des études de 3ème cycle, lesquelles conduisent à la soutenance d’une thèse. Il a indiqué qu’il était étonnant de constater que certains établissements universitaires se sont écartés de cette option classique d’organisation des études de 3ème cycle par des facultés elles-mêmes pour créer, en dehors de toute norme des « structures nouvelles » appelées écoles doctorales.

       Il a évoqué le cas de l’école doctorale de l’UPN et ses extensions.

            Apparemment, l’UPN présente une liste de 14 centres de son école doctorale implantés dans les principaux ISP du pays alors que la réalité sur le terrain est toute différente avec plus d’une centaine de centres. Ces écoles échappent au contrôle tant du comité de gestion que des bureaux facultaires, ne rendent compte à personne et n’ont pas la maîtrise du personnel enseignant ainsi que de sa qualification. Le ministre a dit son étonnement de voir des chefs des travaux diriger des écoles doctorales là où il a pu passer. Il a constaté que des extensions se sont créées dans toutes les provinces, dans tous les districts et territoires, ce qui entraîne la distribution gratuite des titres de DEA, DES et Doctorat à thèse.

       Il a souligné le fait que les critères d’admission des apprenants n’étaient pas respectés par rapport à ceux exigés pour les mêmes études au niveau facultaire.  La délocalisation de l’école doctorale en plusieurs extensions en provinces rend le contrôle de la qualité des enseignements délicat sans parler de la qualification des enseignants qu’il a qualifiés de « migrateurs ».

       L’école doctorale de l’IFASIC est aussi concernée par la mesure du ministre. La commission annoncée aura pour mission d’examiner le programme, la qualification des enseignants et la qualité des apprenants.

       L’école doctorale de l’UNIKIN n’est pas concernée car c’est une école régionale financée dans le cadre des accords ACP- Union européenne. Elle respecte les normes et a une mission spécifique avec sa filière de mathématique et informatique.

JRB

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