Equateur : situation sécuritaire très volatile

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Au cours du point de presse hebdomadaire de la Monuc  de ce mercredi 5 mai, Madnodje Mounoubai, porte parole de cette mission a fait état d’une situation sécuritaire très volatile dans la province de l’Equateur, même si à Mbandaka la capitale, le calme est entrain de retourner progressivement. Il a aussi ajouté que la force de la Monuc a redéployé des Casques bleus égyptiens d’Inyele et de Gemena à Mbandaka. La force de la Monuc et les Forces Armées de la RDC  mènent des patrouilles intensives au sein et autour de Mbandaka. Par ailleurs, cette Force onusienne a renforcé sa présence dans la ville de Gbadolite et y a envoyé une équipe d’évaluation.

 

A la question de savoir si les affrontements entre FARDC et Enyeles continuaient, le porte-parole a indiqué qu’on n’observe plus des accrochages à Mbandaka et ses environs, mais seulement la Mission renforce sa présence pour prévenir toute surprise. « Des combats en Equateur, je dis oui parce qu’il ya encore des attaques et les FARDC sont engagées dans les opérations militaires sur terrain » a-t-il conclut.

Sur le plan humanitaire, le bureau de coordination des affaires humanitaires en RDC (OCHA/RDC) a signalé que la frontière de Dongo, dans le district du Sud-Ubangi, avec la République du Congo est fermée depuis près d’une semaine. Cette situation empêche les populations qui se sont réfugiées en République du Congo de revenir ravitailler dans leurs champs du coté de la République Démocratique du Congo. De l’autre coté, la communauté humanitaire se heurte à un manque de financement des projets pour assurer la continuité des programmes de prise en charge des besoins des populations retournées dans leurs milieux d’origine. Actuellement, plus e 70% de la population déplacée est retournée mais doit faire face à la survie. D’où l’importance de mettre en œuvre des programmes portant sur la réhabilitation des infrastructures de base, la sécurité alimentaire, la nutrition et d’autres programmes d’urgence. Ceux-ci permettront de normaliser rapidement les conditions de vie et d’inciter au retour dans les zones sécurisées.

Selon Ocha, la communauté humanitaire reste préoccupée par la perspective du retrait de la Monuc en RDC de certaines zones de la province. « La redéfinition de la carte sécuritaire va certainement conditionner les mouvements des acteurs humanitaires. En outre, il y a une nécessité de sécuriser le fleuve Congo et ses affluents entre Mbandaka et Lisala » a indiqué Maurizio Giuliano, chargé de l’Information publique et plaidoyer à l’Ocha. Ce dernier a révélé qu’à ce jour, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a repris l’enregistrement des réfugiés congolais de la province de la Likouala, en République du Congo. L’opération avait été suspendue le 16 mars pour des raisons de sécurité. Un total de 8.988 réfugiés a été enregistré depuis le 26 avril. Ce qui porte à 78.392 le nombre des réfugiés de la RDC enregistrés dans cette province à ce jour. L’enregistrement se poursuivra encore pendant deux semaines. Les autorités de la République du Congo avaient estimé à 114.000 le nombre de congolais ayant fui les conflits intercommunautaires dans la province de l’Equateur.    

Kevin Kabamba et Christelle Diatezua (stagiaires UNIKIN)

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