EPSP : SECOPE, contrôles pour démasquer des enseignants fantômes

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En avant plan de droite à gauche en chemise verte un enseignt en conversation avec des élèves habillés en bleu blanc devant le batiment d'une école à Kinshasa Radio Okapi Ph John Bompengo

Parvenir à ne payer que les effectifs réels d’enseignants et d’administratifs prestants au sein du ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et professionnel (EPSP) est le credo actuel que suivent les contrôleurs de SECOPE (Service de Contrôle et de Paie des Enseignants). Un service du ministère de l’EPSP, chargé de vérifier l’adéquation entre les postes prévus et pourvus, le personnel qui y travail, sa qualification et éviter ainsi le gonflement des effectifs. Selon les informations recueillies auprès des antennes mêmes de Secope, l’administration scolaire souffre présentement d’un dépassement des effectifs. Cette situation trouve son origine dans le passé où plusieurs gestionnaires des réseaux d’enseignement – particulièrement des réseaux conventionnés qui sont dirigés par des églises – ont engagé à tour des bras des enseignants et des administratifs qu’ils pouvaient par la suite écarter de leurs réseaux simplement à cause des raisons souvent confessionnelles et donc non valables devant l’Etat.

            Ce dernier récupérait ces agents pour leur trouver une autre affectation dans un réseau non-conventionné (officiel). 

            A cette cause se greffent aussi d’autres qui ne sont pas les moindres, notamment les engagements d’enseignants provoqués par les divers mouvements des populations – déplacement des personnes vers les centres urbains – et ceux qui sont opérés par népotisme, tribalisme etc. En outre le secteur de l’EPSP étant un domaine en constant mouvement à cause de la croissance démographique, l’Etat, – à travers son ministère de l’EPSP ou alors son ministère du Plan,- est appelé à revoir en permanence et chaque année la carte scolaire pour adapter les infrastructures scolaires à la démographie. C’est un exercice qui exige des données fraîches et précises ; donc qui exige un contrôle tatillon. C’est ainsi qu’actuellement  depuis la fin janvier et début février 2019, l’administration de Secope a lancé ses agents dans les écoles et les bureaux gestionnaires des réseaux d’enseignement non-conventionnés et conventionnés pour vérifier la réalité des effectifs figurants sur les listes de paie et écarter des agents fantômes.

Objectif : éviter de perdre des salaires et payer tous les enseignants actifs

            Evidemment, chaque agent est prié de se munir de toutes les pièces de son dossier justifiant sa présence à son poste de travail. Ceux qui bénéficient des salaires des agents démissionnaires, morts ou absentéistes doivent se justifier ou alors le gestionnaire doit s’expliquer sur l’utilisation de ces enveloppes. Il n’est un secret pour personne que nombre de gestionnaires profitent de ces salaires pour se remplir les poches. A terme, les responsable de Secope, tant au niveau provincial que national sont convaincus qu’ils peuvent présenter à la tutelle et au gouvernement les conclusions nécessaires pour la maîtrise des effectifs et de l’enveloppe salarial globale de l’EPSP et fixer la hauteur du montant à projeter pour payer les effectifs d’enseignants travaillant, mais non payés par leur employeur qu’est l’Etat congolais.

SAKAZ 

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