EPSP : 23.000 enseignants éligibles à la retraite

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La restitution des résultats de l’étude relative à la revalorisation de la fonction enseignante est intervenue le vendredi 23 novembre 2012 au Cercle Elaeis à la Gombe. Cet atelier était parrainé par l’Agence de Coopération Espagnole,  initiateur  de ladite étude menée par l’Unesco.  Le ministre Maker  Mwangu s’est fait représenter à cette cérémonie par le secrétaire général à l’EPSP, Lufunisabo, l’ambassadeur d’Espagne par le chef de coopération à la chancellerie et l’Unesco par le représentant adjoint du bureau de cet organisme en RDC, El Hadj Meissa Diop.

 Pierre Gambembo de l’Unesco qui a rendu les  résultats de ce travail a fait observer que le gouvernement congolais élaboré le Programme Intérimaire de l’Education « PIE ». L’étude a porté sur la formation  des enseignants, leur statut et la rémunération, la procédure de recrutement  de l’évaluation de la filière pédagogique, etc.

Il ressort des enquêtes effectuées sur terrain que la formation initiale des maîtres du primaire est plus académique que pratique. Autres défaillances observées : la modicité des salaires des enseignants,  le  faible  temps de pratique professionnelle, la mutation des filières pédagogiques en formation générale à l’UPN, l’inadéquation entre les connaissances acquises et le travail de terrain, l’absence de coordination  des interventions en ce qui concerne la formation continue. Par ailleurs, les enseignants évoluent dans un environnement peu approprié. Les infrastructures sont dégradées.  Les nouveaux venus dans le métier ne sont pas bien encadrés par les aînés.

Des enseignants censés être retraités pour avoir rendu de bons et loyaux services au pays (ceux ayant dépassé 65 ans ou qui ont totalisé plus de 34 ans de carrière), soit 23000, sont éligibles à la retraite. Mais le coût total des sommes à allouer aux potentiels retraités est de 67055.059 dollars américains.

La mise à la retraite échelonnée est le schéma le mieux indiqué pour faire face au problème des décomptes finals.

Dans un premier temps, 23 % des candidats au départ pourraient être retraités.

Autres recommandations formulées : la réforme de la section pédagogique, l’élaboration d’un document unique  de politique de formation des enseignants, y compris ceux de l’ESU, l’amélioration des conditions sociales et de travail des enseignants, la professionnalisation de la formation initiale…

Bien avant cela, El Hadj Meissa Diop a pris la parole pour dire que le démarrage des activités programmées dans le cadre du projet d’appui à la revalorisation de la fonction enseignante est intervenu en août 2011. Il en a profité pour remercier la Coopération Espagnole de leur avoir confié la réalisation de cette étude.

«De nombreux et fréquents échanges durant la phase d’exécution dudit projet par les trois entités , à savoir, le gouvernement congolais,  l’Unesco et la coopération espagnole, ont permis de maintenir le cap afin que l’appui apporté à l’Unesco  et au ministère atteigne les résultats fixés. Cette concertation est la preuve éloquente que la question enseignante est au cœur de tous les efforts », a-t-il noté. L’Unesco s’engage à poursuivre son appui technique à l’Etat congolais, a ajouté le haut fonctionnaire onusien.

Le chef de la coopération à la chancellerie espagnole en RDC a dit que son pays attache une grande importance au secteur de l’éducation. Le coût du projet en question est de 400000 dollars américains.

Le secrétaire général à l’EPSP a souligné l’importance accordée par le gouvernement congolais à la revalorisation de la fonction enseignante.

Jean-Pierre Nkutu

 

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