Enyele-Munzaya : les non-dits d’une réconciliation

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A l’invitation du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), quelques journalistes ont pris part hier mardi 10 mai 2011, à une séance d’information sur la réconciliation entre les Enyele et les Munzaya qui a eu lieu le 31 mars à Munzaya.

Céline Schmitt, chargée de relations extérieures du HCR, Kodzo de la section des affaires civiles de la Monusco, Dirk Koch et Rosette Bunketi de Search for common ground ont expliqué aux journalistes comment le processus de la réconciliation avait démarré. « C’était l’une des conditions exigées pour le rapatriement des réfugiés rdcongolais installés au Congo/Brazzaville, » a indiqué la chargée des relations extérieures de HCR.

Le démarrage de l’opération de rapatriement prévu pour le 20 avril 2011 n’a pas eu lieu. « Même s’il y a des avancées », a estimé Dirk Koch, « il faut une impulsion en provenance de Kinshasa pour garantir la sécurité des réfugiés à leur retour », souligné Céline Schmitt.

 Le vice- premier ministre en charge de l’Intérieur a été saisi et a promis une descente sur terrain. C’est seulement après sa visite qu’une séance d’évaluation sera organisée et une nouvelle date sera annoncée pour le rapatriement des réfugiés.
La chargée de relations extérieures du HCR a signalé qu’il y a environ 215.000 personnes réfugiées au Congo- Brazza depuis ce conflit, 20.000 en Centrafrique et 75.000 personnes déplacées dans la province de l’Equateur.

Le conflit entre les deux groupements est né suite à l’interdiction faite par les Enyele aux Munzaya de fréquenter les étangs et la forêt considérés comme propriété des Enyele. Selon le HCR, MONUSCO et Search for common ground, le pacte de non agression a mis sur pied un comité pour gérer ce dossier. D’autres ONG s’attèlent à donner un logis à ceux qui avaient vu leurs maisons  incendiées.

Il y a réconciliation entre les deux groupements, mais la semaine dernière, le porte- parole militaire de la Monusco, le lieutenant- colonel Basse indiquait que les forces de la Monusco et les FARDC avaient pris des dispositions pour contrer une attaque des Enyele qui, selon une rumeur, s’apprêtaient à envahir Mbandaka.
Cette attaque serait faussement attribuée aux Enyele par cette rumeur, selon Rosette Bunketi.
Certains Enyele sont détenus à Kinshasa et attendent leur procès. On redoute un regain de tension dans la province de l’Equateur s’il arrivait que la justice les condamne. Mais l’on ne peut pas empêcher la justice de faire son travail.

JRB   

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