Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme : clôture de la conversion des anciens titres forestiers

0
36

 

            Le gouvernement de la Rd Congo a décidé de clôturer le processus de conversion des anciens titres forestiers et de fixer la date butoir de présentation des cahiers des charges contenant les plans de gestion et les clauses sociales dans six mois, soit au 31 juillet 2011. Il a pris cette mesure pour se conformer à la bonne gouvernance forestière et satisfaire les clauses de la matrice des actions qu’il doit mener. Cette clôture a été annoncée le 29 janvier  par José Endundo Bononge, ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme lors d’un point de presse qu’il a organisé au Grand Hôtel Kinshasa (GHK), dans la commune de la Gombe. Plusieurs cadres de ce ministère et des partenaires au développement ont assisté à cette rencontre qui a permis au ministre de rendre publique cette décision du gouvernement.

 

          Prenant la parole à cette occasion, José Endundo a, de prime abord, rappelé les  faits. Il a dit que conformément au décret fixant les modalités de conversion des anciens titres forestiers en contrats de concession forestière et portant extension du moratoire  en matière d’octroi des titres d’exploitation forestière, une Commission interministérielle ad hoc a eu à examiner en juillet 2008, 156 titres soumis à la conversion et représentant une superficie totale de l’ordre de 22,4 millions d’hectares ; la forêt congolaise en représente 145 millions. Il a ensuite expliqué qu’à l’issue de cette première session, 45 titres représentant une superficie totale de 7,0 millions ha, ont été jugés convertibles. Une seconde session consacrée à l’examen des recours a permis la récupération de 20 autres titres, portant ainsi le nombre de titres convertibles à 65, représentant une superficie totale de 9,7 millions ha (soit 43% de la superficie forestière concédée avant le processus de conversion ou 7% de la superficie forestière totale du pays. En outre, le ministre a précisé qu’au cours de cette seconde session, la Commission a émis des observations particulières au sujet de 16 titres qui n’avaient pas rempli un des critères d’éligibilité et n’avaient donc pu recevoir de sa part un avis favorable pour leur conversion. Parmi ces critères d’éligibilité figuraient, selon lui, l’importance des investissements réalisés et le volume des emplois créés.

Combat contre l’exploitation illégale de la forêt

         Pour les 91 titres restants, le ministre a souligné que des missions de suivi ont été menées sur l’ensemble des 91 tires forestiers jugés non convertibles afin de constater l’arrêt effectif des activités d’exploitation forestière et de procéder à la saisie conservatoire des biens et équipement ayant  servi, le cas échéant, à l’exploitation forestière illégale. José Enduno a constaté que ces missions ont permis un arrêt effectif des activités d’exploitation forestière par les anciens détenteurs des titres mais aussi un développement de la précarité au sein des populations riveraines consécutif aux pertes d’emploi et à la suppression de quelques avantages sociaux auparavant accordés par les sociétés d’exploitation forestière.

            La Rdc, selon le ministre, ne doit pas se priver des possibilités de mieux valoriser son patrimoine forestier, ce qui passe par une augmentation des superficies exploitées selon les standards de gestion reconnus au plan international ; cela pour la satisfaction des besoins de sa population en divers produits forestiers ; pour son développement socio-économique et pour des milliers d’emplois à créer. Pour atteindre cet objectif, Endundo conclut que le gouvernement a pris la décision de rendre convertibles les titres ayant bénéficié d’observations particulières de la Commission interministérielles ; une décision, explique-t-il, prise pour combattre l’exploitation illégale.

SAKAZ

 

LEAVE A REPLY

*