Entretien avec Aubin Minaku : Didier Reynders salue la volonté de la RDC d’en finir avec les FDLR

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minakuLe processus électoral avec à l’affiche la publication du calendrier global par la CENI (Commission électorale nationale indépendante), la sécurité dans l’Est du pays, la coopération bilatérale entre la RD Congo et la Belgique… étaient les trois sujets au centre de l’échange que le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku a eu, hier mercredi 25 février, avec le Vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. C’était au cours de l’audience que le speaker de la chambre basse du Parlement a accordée à l’homme d’Etat belge.

Au sortir de l’audience, le Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique a révélé aux journalistes que leur entretien a tourné autour d’un certain nombre de thèmes. Notamment le processus électoral, la sécurité dans l’Est de la RDC, et la coopération bilatérale entre les deux pays.
Parlant du processus électoral, Didier Reynders a salué la publication par la Ceni du calendrier global des élections. Avant de déclarer : « il appartient maintenant aux autorités congolaises et à tous les partenaires internationaux de mobiliser les moyens nécessaires pour appuyer le processus ».
Quant à la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, il a dit qu’il revenait de Goma où il a constaté, lui-même, le progrès réalisé par l’Etat congolais pour le retour de la paix dans cette partie de la République.
«Nous avons vu comment le gouvernement a mis fin à l’aventure armée du M23 avec l’appui de la Monusco, et le président Kabila est maintenant déterminé à en finir avec les Fdlr », a-t-il déclaré en appuyer l’opération de désarmement forcé de ces rebelles rwandais, enclenchée par le gouvernement congolais en vue d’une paix durable dans l’Est de la RDC.
Concernant la coopération entre les deux Etats, le chef de la diplomatie belge déplore certaines déclarations incendiaires à même de provoquer des incidents, qui sont faites de part et d’autre. Pour cela, il invite les uns et les autres à les éviter.
Mais au-delà de ces incidents, a-t-il souligné, la RDC et la Belgique sont appelées à construire une coopération plus engagée pour la protection des investissements et, par-là, voir comment faire évaluer certains dossiers sensibles comme celui de l’adoption.
« Donc, nous sommes venus constater les progrès réalisés ensemble et voir comment aller plus loin, quels que soient les incidents qui peuvent émailler la coopération. C’est pourquoi nous aurons d’autres contacts avec des responsables politiques et des médias ».
En rapport avec le processus électoral, le vice-premier et ministre belge des Affaires étrangères a fait savoir que Bruxelles verra dans quelle mesure intervenir pour que tous les scrutins prévus dans le calendrier soient organisés dans les délais.
A propos de la revendication par l’opposition d’un consensus autour du calendrier, il a renseigné avoir déjà eu des contacts avec quelques responsables de cette famille politique.
A ce sujet, il en a appelé au dialogue entre la majorité et l’opposition. Et le Parlement reste, pour lui, le lieu approprié pour ce faire.
Concernant l’appui de la Belgique à ce processus, il a informé que son gouvernement avait déjà débloqué 5 millions d’euros pour soutenir la Ceni. « Maintenant, nous allons examiner le calendrier électoral de manière détaillée pour voir quels sont les coûts exacts des opérations, et comment nous pouvons ensemble avec la communauté internationale et la Monusco apporter notre appui ».
Dom