Entreprises publiques :  une maffia couve à la SCPT

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scpt_ocpt_rdc_batiment_bd_30_juin_500pxUne tension latente couve à la Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT) où si rien n’est fait pour anticiper, les travailleurs seront dans la rue l’un de ces quatre matins, à l’instar de leurs collègues de l’OCC (Office congolais de contrôle), qui observent un arrêt de travail depuis une semaine.
Au centre du mécontentement, les travailleurs dénoncent la gestion de l’actuel Directeur général de l’entreprise, Didier Musete. Ils lui reprochent plusieurs abus dans la gestion de leur entreprise, notamment la surfacturation des prestations, des décaissements des fonds sans justification ni libellé, des cas de double paiement opéré maintes fois au bénéfice de certains prestataires de services ou fournisseurs, etc.
Les employés de la Société congolaise des postes et télécommunications fustigent aussi le manque de transparence dans la gestion des libéralités accordées par la hiérarchie aux directeurs et cadres de l’entreprise au titre de logement.
          En effet, c’est la réhabilitation et la modernisation du bâtiment qui abrite le siège social de la SCPT qui auraient servi de soubassement à plusieurs opérations mafieuses. On indique que près d’une soixantaine de prestataires de services ont été engagés pour les travaux de réhabilitation du siège social de l’entreprise. Toutefois, leur identification et les services que chacun aurait réellement rendus, tout comme la manière dont ils ont été recrutés continuent de susciter des interrogations chez les travailleurs qui fustigent la non observation des critères en matière de passation des marchés.
          Selon les agents et cadres qui affichent leur détermination à voir clair dans les dépenses engagées pour le compte de leur société, plus de 7 millions de dollars américains auraient été décaissés pour la réhabilitation du siège de la SCPT. Ici, le problème n’est pas du tout celui du montant, mais plutôt de la justification des dépenses effectuées. C’est là où le flou règne !
          D’abord, les services de l’entreprise habilités à gérer les dossiers de passation des marchés déclarent n’avoir pas été impliqués dans le recrutement des prestataires. Ils ont été surpris de voir certains prestataires agir sur le terrain sans savoir sur quelle base ils ont été recrutés.
          Quant aux dépenses effectuées dont la justification est au centre de la contestation, on dénonce entre autres la surfacturation du dossier relatif aux logements sociaux chiffrés à 700.000 USD ; le paiement d’un montant de 41.653 USD à un prestataire du service communication et marketing ; le décaissement de 1.800.000 USD pour le compte de la firme que CITCC-CONGO sans la nature du service rendu ne soit définie ; etc.
          On reproche également au DG Didier Musete le double paiement  de 21.315 USD décaissé pour le compte de la firme CREA ART DESIGN. Idem pour ce qui est des sommes de 111.500 USD et de 170.000 USD décaissées au bénéfice du fournisseur FINDITECH pour un même service qui reste d’ailleurs non déterminé.
          Autre reproche fait au staff est la suppression des avantages sociaux du personnel parmi lesquels le pécule du congé.
          A propos de la mauvaise gestion, a-ton appris, la délégation syndicale a réagi à travers un mémo et une correspondance datée du 8 septembre, adressés au Directeur général en guise de protestation.  A en croire nos sources, la menace de grève plane sur la CSPT.
Dom