Des enseignantes plaident pour la gratuité de la scolarité

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Maker-Mwangu-Ministre-de-lEPSPDes enseignantes ont mis à profit la fin du mois de mars 2016, proclamé dans notre pays «Mois de la Femme», pour cogiter sur le thème : « La scolarisation des filles dans un climat de paix et pour un développement durable ». Une journée de réflexion et de partage s’est déroulée dans la salle de conférence du Centre Reine de la paix, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. C’est à l’issue de cet atelier et à la lecture de ses recommandations que le ministre de tutelle, Maker Mwangu Famba, a pris la parole pour souligner l’importance que le gouvernement accorde à l’épanouissement de la Congolaise. Il a indiqué que l’EPS/INC figure parmi les rares portefeuilles de l’Etat à compter les femmes parmi les directeurs qui contribuent d’une façon décisive à son meilleur fonctionnement. Il a dit avoir pris acte des toutes les recommandations faites à l’endroit du Gouvernement, à travers son ministère, particulièrement celles visant à rendre effective la gratuité de la scolarité des filles à Kinshasa et à Lubumbashi.

Les préoccupations du ministre de tutelle répondaient ainsi à un plaidoyer mené en faveur de la scolarisation des jeunes filles en RDC, en vue de leur accorder les mêmes chances d’étudier que les garçons. Pour ce faire, trois sous-thèmes ont été exposés à cet effet. Il s’agit de « L’historique de la journée internationale de la Femme et Education par rapport aux douze domaines de Beijing » ; « La scolarisation des filles » et « L’expérience réussie d’une femme dans l’Administration publique ». Trois exposés présentés successivement par trois enseignantes expérimentées, Germaine Ibangu, conseillère au ministère de l’EPS/INC ; Christine Nepa Nepa, directeur/chef de service de l’EVF (Education à la Vie Familiale) et Martine Gulunga Gapazo, Secrétaire générale honoraire à l’EPS/INC. En outre, les participantes ont été informées que le ministère disposait à ce jour d’une « Stratégie nationale de scolarisation de jeunes filles » et qu’une Feuille de route et un Plan de communication étaient validés au mois de janvier dernier.

Scolarisation des filles et mais aussi conditions de travail des enseignantes

            Un débat houleux a sanctionné ces trois exposés, tellement les participantes avaient à dire sur leurs conditions de femmes/travailleuses et sur la scolarisation des jeunes filles. Elles ont relevé plusieurs obstacles qui handicapent la scolarisation des filles, tant au niveau du cycle primaire et que secondaire. Elles ont stigmatisé l’influence nocive de certaines coutumes et croyances religieuses sur les familles et communautés nationales pour décourager la scolarisation des filles. De même, elles ont préconisé des solutions pour remédier à cette situation et offrir à la femme en général et à la jeune fille en particulier, d’autres opportunités et filières d’études. Elles ont demandé au gouvernement et aux parents d’inciter les filles à embrasser les filières techniques et d’éviter de se cantonner uniquement aux sections commerciales, coupe et couture, esthétique et coiffure, infirmière, etc.

            Au ministère de l’EPS/INC, les participantes ont demandé un effort pour la vulgarisation de cette « Stratégie nationale de scolarisation de jeunes filles », de la Feuille de route et du Plan de communication. Un tel effort aidera à coup sûr – elles se sont dites convaincues pour cela – la Communauté nationale à comprendre l’importance de la scolarisation des filles et particulièrement de la fille habitant le milieu rural, parce que vivant dans contexte défavorisé. Elles ont souligné l’importance des bourses d’études. Enfin, elles n’ont pas omis de solliciter aussi de leur tutelle l’amélioration de leurs propres conditions de travail.

SAKAZ