Enrôlement : La Symocel déplore l’enrôlement des mineurs, l’absence des statistiques, l’intimidation des observateurs

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Des délégués du Projet de renforcement de l’observation citoyenne des élections  au Congo (Procec) et du  Symocel (Synergie des missions d’observation citoyenne  des élections)  étaient  face à la presse hier mercredi 2 août 2017 au Memling.

Au menu : l’évaluation de l’enrôlement des électeurs à Kinshasa et
dans 12 autres provinces ( Lomami, Tshopo, Bas Uele, ……)

Ce face à face était animé conjointement par le coordonateur ai de la
Symocel,  Djamba et le directeur pays de Procec  André Kabunda.

On retient de cette évaluation à mi-parcours présentée par  Abraham
Djamba que les 168 observateurs ( 58 pour Kinshasa et 110 pour
l’arrière-pays)  de la Symocel déployés dans les aires opérationnelles
3 et 4 déterminées par la CENI sont sur le terrain depuis le 12 juin
2017  pour suivre le contexte politique et sécuritaire
d’identification et d’enrôlement des  électeurs. Ces  opérations se
déroulent  dans un contexte  politique caractérisé  par des
dissensions    autour de  la mise en œuvre de l’Accord de la Saint
Sylvestre, l’extension des zones d’insécurité au Kasai, les
restrictions  de certains droits politiques.   Les observateurs
électoraux  signataires de ladite déclaration notent  qu’en dépit des
demandes  formulées à ce sujet, les opérations électorales sont
conduites  par à coup  par la CENI  en l’absence de  tout calendrier
pouvant aiguillonner les acteurs du processus électoral et assurer la
transparence des opérations.
L’écart de deux mois enregistré  entre la fin des opérations dans les
aires précédentes  et le démarrage dans les aires 3 et 4 aura une
incidence  sur l’enrôlement des électeurs, au  point que l’enrôlement
des électeurs ira  au-delà du 31 juillet 2017.
Comme notes positives, la Symocel épingle l’opérationnalisation de la
quasi-totalité des  CI, la stabilité des kits d’enrôlement, la
diminution des pannes des générateurs. Toute fois, certains CI en
activité  sont invisibles dans la cartographie de la CENI  et d’autres
censés enrôler les gens ne se trouvent pas sur le terrain. La Symocel
déplore également  les actes d’intimidation et  menaces exercés à
l’endroit de ses sociétaires par quelques secrétaires provinciaux, la
présence d’un seul kit dans plusieurs  CI, l’enrôlement des mineurs,
l’absence des statistiques des enrôlés…..
A ces fausses notes, s’ajoutent  le monnayage de l’accès aux CI, le
non paiement des salaires des agents des CI et bien d’autres couacs.
Au chapitre des recommandations, les décideurs sont appelés à
s’impliquer davantage pour la réussite des élections, en prenant des
mesures appropriées pour la décrispation  politique , de veiller à la
rémunération et aux bonnes conditions des agents de l’ordre commis à
la sécurisation  des  CI, d’appuyer  davantage la CENI pour lui
permettre de faire face à ses obligations. La CENI est appelée à
actualiser la cartographie des CI, de tout mettre en œuvre pour
décourager les mineurs à s’enrôler……
Les autres parties prenantes de ladite opération sont appelées à
jouer les rôles qui sont les leurs.
Hormis ladite évaluation, la présidente du Cadre permanent de
concertation de la femme (CAFCO),  Rose Mutombo et  Kabunda ont parlé
de la Symocel et du Procec.
Kabunda a expliqué que l’observation des élections est l’une des
voies les plus sûres pour assurer l’intégrité du processus  électoral
et  renforcer par la même occasion la confiance des citoyens quant à
la légitimité  des institutions et de ses dirigeants.
C’est ainsi que le Procec parrainé par l’Union Européenne   et
bénéficiant de l’expertise de l’Institut Electoral pour une Démocratie
Durable en Afrique (EISA) et Democracy Reporting International. (DRI)
apporte son concours à Symocel pour le déploiement d’observateurs dans
les CI.
Les objectifs assignés à la Symocel se résument en l’évaluation des
conditions techniques, matérielles et logistiques  dans lesquelles les
opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs sont menées
et de proposer des solutions à qui de droit.
CAFCO, Caritas Kikwit, Ligue des Electeurs,  et 7 autres ongs font
partie de la Symocel.
Jean-Pierre Nkutu