Enrôlement : mise en garde de la SYMOCEL à la CENI

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Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI
Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI

Après plusieurs alertes lancées par des organisations de la société civile locale sur les anomalies observées dans le processus d’enrôlement des électeurs dans la 2me aire opérationnelle, c’était le tour de la SYMOCEL (Synergie des Missions d’Observation des Elections) de monter au créneau hier lundi 09 janvier 2017. Dans un communiqué de presse, cette structure d’observation électorale attire l’attention de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)  et des parties prenantes sur les faits observés sur le terrain,  qui pourraient discréditer l’opération d’enrôlement dans cette partie du pays.

En se basant sur le rapport préliminaire de ses observateurs,  la Symocel relève les difficultés d’octroi de l’accréditation ou la complication de la procédure de délivrance de celle-ci par certains SEP; le déficit de sensibilisation ayant comme conséquence le faible taux d’enregistrement des femmes et un taux élevé de désorientation de la population ; le non-respect de l’article 24 de la loi portant identification et enrôlement des électeurs sur la prestation de serment par les membres des centres d’inscription ; le non-respect des dispositions de l’article 10 de la loi électorale sur les pièces relatives à l’identité de l’électeur; le manque d’équité dans le traitement des électeurs dans certains centres (notamment par le monnayage de jetons et le favoritisme par les agents commis au protocole et à la sécurité); la faible maîtrise de l’outil informatique par certains OPS (opérateurs de saisie),etc.
            Dans ce même registre, la Symocel dénonce de nombreuses pannes des kits électoraux, malgré les observations précédemment faites au niveau de la province du Nord-Ubangi ; les vols des kits électoraux qui mettent à mal le dispositif de sécurisation du processus électoral; l’absence d’observateurs de la société civile (sauf CEJP et SYMOCEL) et des témoins des partis politiques (sauf ceux du CNDP/ Conseil National pour la Défense du Peuple au Nord-Kivu) ; le non affichage de la liste provisoire des personnes enrôlées ; l’enregistrement des mineurs de 14 à 16 ans ; l’absence de dispositions pratiques en faveur des personnes vulnérables ; la dénonciation de l’enregistrement des étrangers dans certains centres d’inscription situés notamment à la frontière RDC-RWANDA, etc.
            Par ce fait, la SYMOCEL invite la CENI et toutes les parties prenantes à prendre des mesures correctives qui s’imposent pour garantir la crédibilité du fichier électoral en élaboration et le bon déroulement de cette opération.
 
Perside Diawaku