Enquête sur le crash de Kisangani : les pilotes civils en assemblée générale extraordinaire

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Au moment où les enquêtes se poursuivent pour connaître les causes du crash du Boeing 727 de la compagnie aérienne HEWA BORA survenu à Kisangani il y a deux semaines, les pilotes civils de la RDC rassemblés autour de leur association dénommée « Union Nationale des Pilotes du Congo » (UNPC) ont démarré leur assemblée générale extraordinaire. Présidée par le commandant Jules MANGALA, cette assemblée générale extraordinaire qui se tient depuis hier dans le restaurant de l’Aéro Club de Ndolo vise à relire et à vulgariser la réglementation aérienne internationale et plus particulièrement dans la partie qui concerne les droits et obligations du pilote civil.
 
Il était temps de se retrouver pour donner de la voix non seulement en direction du gouvernement mais surtout aux compagnies aériennes commerciales privées pour veiller au respect strict des normes internationales aériennes, s’est exclamé un pilote qui totalise aujourd’hui plus de trente ans et une dizaine des milliers d’heures de vols. La sécurité de l’aéronef et des passagers pèse singulièrement sur la qualité de formation du pilote, son état de santé, la régularité d’entrainement au simulateur et sa maitrise de l’espace aérien où il opère. 
 
Ainsi, outre tous ces éléments, il faut que le pilote puisse bénéficier de la sécurité de son emploi au niveau de la compagnie qui l’utilise. Notamment le droit de refuser de décoller avec une surcharge, dans un aéronef mal au point ou de transporter des produits inflammables. Bien des pilotes ont perdu leur emploi pour avoir refusé de voler dans des avions surchargés ou contenant des produits dangereux, a indiqué le commandant Jules MANGALA, président en exercice de l’UNPC. 
 
Considérant que la réglementation aérienne internationale comporte des clauses pénales en cas de faute de pilotage, il est donc de bon droit que l’UNPC saisisse le Parquet Général de la République pour qu’il puisse intervenir en cas de besoin. Abordé, le commandant Baudouin Rudahindwa, le tout premier président de l’UNPC, présent à cette assemblée, a  rappelé qu’en 1974 les membres de l’équipage d’un DC 8 de la compagnie aérienne JAPAN Airlines avaient été condamnés à des peines de privation de liberté car reconnus coupables des fautes professionnelles. Cet avion avait fait un crash lors du décollage à Athènes en voulant se rendre vers Tokyo. Les juges avaient condamné le commandant de bord à deux ans de prison ferme et ses coéquipiers à une année chacun. Le même code pénal concerne aussi les responsables de la compagnie aérienne, a-t-il ajouté au cas ils étaient reconnus coupables pour les défaillances observées au niveau de l’état de l’aéronef. Cette assemblée générale extraordinaire a aussi déploré l’absence des pilotes expatriés alors qu’ils sont de droit membres de l’UNPC. 
 
Castro 

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