Enième Coup dur pour Ruberwa

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IMG_8864Poursuivi par le signe indien depuis quelque temps, le Rassemblement congolais pour la Démocratie vient de subir un énième camouflet le samedi 10 mai. A l’unanimité, les membres des partis affiliés au regroupement dénommé l’Opposition Républicaine ont rejeté la candidature du parti cher à Azarias RUBERWA relative à son intégration au sein de cette famille politique de l’opposition. Selon des bribes d’informations recueillies auprès des  sociétaires de cette plate-forme, les débats ont été durs et fort animés autour de la candidature déposée par les amis d’Azarias RUBERWA. Lors de cette plénière organisée à l’hôtel Africana Palace, à Lingwala, les participants ont relevé que l’admission du RCD à cette plate-forme allait entamer la crédibilité du dit regroupement en ces temps de préparatifs des élections générales prévues pour l’année prochaine. Cela, à cause des crimes de guerre et contre l’humanité dont le RCD est passible tout comme ses liens avérés avec le M23 que la Résolution 1998 du Conseil de Sécurité de l’ONU considère comme une force négative à l’instar des FDLR que le Rwanda, son parrain, utilise comme un prétexte pour perpétuer ses agressions contre la RDC. Ces accusations pour le moins avérées ne pouvaient pas du tout plaider en faveur de l’admission de ce parti au sein de la plate-forme de l’Opposition Républicaine.

 Un camouflet de plus pour Azarias RUBERWA après tant d’autres, notamment celui qui a failli coûter cher à François MWAMBA Tshishimbi pour s’être retrouvé il y a plus de deux semaines dans l’enceinte de la résidence privée de Léon KENGO située sur l’avenue de la Gombe, aux côtés de cet ancien vice-président de la République pendant le système de 1+4. Des sociétaires de cette plate-forme, dont particulièrement ceux des FAC Opposition de Jean-Pierre LISANGA Bonganga, avaient déjà critiqué cette présence de celui que la majorité des congolais considèrent comme l’un des parrains du M23 et du CNDP, des mouvements politico-militaires qui sont responsables des crimes de guerre et contre l’humanité.

Le retour de la manivelle

La classe politique et tous les patriotes congolais ont encore fraîches en mémoire les déclarations d’Azarias RUBERWA sur les ondes de la RFI vantant l’entrée des troupes du M23 dans la ville de Goma en novembre 2012, comme un signal devant contraindre et conduire le Gouvernement de la République à ouvrir des négociations avec cette force négative. Tous les journaux de la capitale avaient reproduit ces déclarations qui avaient comme effet de remuer le couteau dans la paie encore béante de toutes les souffrances subies depuis 1996 par les compatriotes résidant essentiellement dans les territoires de l’Est et partout ailleurs, suite aux multiples et incessantes agressions des troupes régulières rwandaises sous couvert des mouvements politico-militaires de l’AFDL, du RCD, du CNDP et du M23. Des agressions que Kigali a toujours justifiées comme moyen de pourchasser les éléments des FDLR dont la présence sur le territoire du Congo menacerait la sécurité intérieure du Rwanda. Que des massacres perpétrés par ces agresseurs à Wendji, Makobola, Tingi-Tingi ! Que des viols massifs ! Que des destructions méchantes ! Que des pillages des richesses précieuses ! Que des déplacements forcés des populations civiles et non armées ! Que des exécutions sommaires dont ces femmes enterrées vivantes à Kasika !

Outre le départ sans préavis de toutes les têtes couronnées de ce qui reste encore comme parti, autre camouflet subi par le R.C.D., c’est celui qui avait été infligé à son comité directeur au niveau de la commission politique, administrative et juridique du Sénat. En effet, Ceux qui constituent encore le comité directeur du RCD, à savoir Azarias RUBERWA, Moïse NYARUGABO et Hubert EFOLE avaient déposé une plainte contre le Dr Jean-Pierre LOLA Gisanga auprès de cette commission du Sénat pour demander et obtenir le départ de ce dernier comme Rapporteur Adjoint du bureau de cette chambre haute. Comme motifs avancés, Ruberwa, son alter ego Nyarugabo et leur hutu de service, à savoir Me Hubert EFOLE, avaient accusé le Dr Lola Gisanga de s’être présenté sous l’étiquette d’un autre parti pour être élu comme député national dans le Haut-Uélé, en Province Orientale.

            Alignant des arguments en béton, Lola Gisanga avait fait savoir aux membres de la commission PAJ (Politique, Administrative et Juridique) du Sénat qu’il n’a jamais quitté le RCD. Pour preuve, c’est lui qui était en train de rembourser les arriérés des loyers du siège de ce parti à Kisangani. Ensuite, il avait mis ses amis au défi de démontrer une quelconque preuve de son entrée dans un parti politique autre que le RCD et d’en citer le nom. Le Dr Lola Gisanga a enfin fait savoir, documents à l’appui, qu’il s’était présenté en novembre 2011 comme candidat indépendant dans la circonscription du Haut- Uélé du fait que le RCD, son parti, n’y avait pas présenté un autre candidat. Comme il y avait un vide, il avait mis ses amis en demeure de présenter un texte constitutionnel ou réglementaire qui pouvait l’empêcher de le combler en se présentant comme candidat indépendant à l’instar d’autres candidats et conformément à la loi électorale en vigueur. Le Dr Lola avait alors indiqué que l’actuel leadership était de plus en plus contesté à cause, entre autres, de ses méthodes de freinage des ambitions des autres sociétaires. Raison pour laquelle la majeure partie des membres avaient quitté sans préavis le bateau RCD pour d’autres cieux plus clément et démocratiques. Après avis et considérations, les membres de la Commission PAJ avait alors rejeté à l’unanimité la requête introduite à tort et sans motifs valables par le trio RUBERWA, NYARUGABO et EFOLE.

            Est-ce pour ces multiples raisons que les sociétaires de la plate-forme Opposition Républicaine en sont arrivés au rejet pur et simple de la candidature du RCD ? Toujours est-il que le passé sombre et les révélations de plus en plus fortes des  accointances de ceux qui ont toujours présidé aux destinées du RCD avec les mouvements politico-militaires couverts du sang des millions des Congolais ne peuvent pas faciliter  son adhésion à n’importe quel regroupement politique congolais en ces temps de préparation des élections générales proches.

                                   F.M.     

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