Energie nucléaire : les scientifiques congolais pour un état de lieux

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‘L’ouverture des journées scientifiques sur «l’Application des sciences
et techniques nucléaires en RDC », a eu lieu hier jeudi 6 juin 2013,
au Cepas. La clôture intervient ce vendredi 7 juin 2013. Organisée par
le Commissariat général à l’Energie Atomique (CGEA/CREN-K), ces
journées visent à présenter à la société congolaise l’apport des
sciences et techniques nucléaires à la paix, la santé et au bien-être.
C’est aussi dans le souci de rendre plus sérieux et rigoureux le
Centre d’études nucléaires de Kinshasa.  Ont participé à ces assises,
l’assistant du Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de
Sécurité, les représentants des ministres de l’Environnement et des
Mines, etc.
Au cours de cette réunion, Vincent Luanda Mamba, Commissaire général
à l’Energie Atomique, a présenté son institution, ses missions, sa
vocation régionale ainsi que ses perspectives. En ce qui concerne
l’historique et les missions, ce dernier a fait savoir que le CGEA
existe depuis 50 ans. Les premières expériences dans le domaine
nucléaire ont commencé avec le premier réacteur de recherche implanté
en Afrique le 6 juin 1959 à l’Université Lovinium (UNIKIN
actuellement). C’est en 1963 que le gouvernement de la RDC et ceux de
l’Afrique centrale avaient sollicité de transformer le Centre
Nucléaire Triga Congo en un centre Nucléaire Régional pour l’Afrique
Centrale.

Les statuts du CGEA

C’est une entreprise publique à caractère scientifique, technique et
industriel. Elle a comme mission d’effectuer la prospection, le
traitement des minerais et des matières fissiles spéciales et
radioactives pour faire bénéficier à la RDC l’énergie nucléaire et
assurer la coordination de toutes les activités relatives à l’énergie
et aux techniques nucléaires, etc., a dit  Vincent Luanda Mamba.
Il a ajouté que quatre domaines résument l’activité de recherche au
CGEA, à savoir les sciences et techniques appliquées, les sciences de
la vie, la chimie et la physique ainsi que l’Agronomie. Le CGEA lutte
contre la prolifération des armes nucléaires, l’insécurité nucléaire,
le trafic illicite des matières nucléaires, etc.  Il a fait savoir que
la mission du CGEA ne se limitera pas seulement à assurer des
prestations aux tiers, mais  il cherche aussi à résoudre les problèmes
que rencontre la population dans son vécu quotidien. Le rôle du CGEA
est de mener des études appropriées, seul ou en partenariat avec
l’expertise étrangère, pour parvenir à cerner le problème et à y
apporter une solution adaptée.
Pour sa part, le directeur scientifique au CGEA/CREN-K, et
coordonnateur à l’AFRA, le professeur Sébastien Luyindula Ndiku, s’est
apesanti sur deux points d’intérêt et l’impact du programme de
l’Accord Régional de Coopération pour l’Afrique sur la recherche, le
développement et la formation dans le domaine de la recherche
nucléaire (AFRA). Il a défini l’AFRA comme un accord
intergouvernemental pour accroître la contribution de la science et la
technologie nucléaire pour le développement socio-économique de
l’Afrique.  Il a soutenu que la RDC a un grand intérêt dans les
programmes de l’AFRA qui permettent d’assurer des capacités dans tous
les domaines des applications des sciences nucléaires. Les transferts
de connaissances et technologies nucléaires par des formations au pays
ou dans d’autres Etats Africains ont des impacts visibles. En ce qui
concerne le point sur l’impact du programme AFRA, il couvre les
domaines de la santé humaine, de l’alimentation et de l’agriculture,
des ressources en eau potable, du développement énergétique durable,
de l’application industrielle, etc. L’AFRA a pour mandant selon le
professeur Luyindula Ndiku Sébastien, de maximiser l’utilisation des
infrastructures et de l’expertise disponible en Afrique dans le
domaine de la science et de la technologie nucléaire, de communication
et d’information, etc.
Mura et (Sara Maduda
Stg Ifasic)

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