Endossement de la Stratégie sectorielle de l’Education et de la Formation

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Le Gouvernement de la République et les Partenaires techniques et financiers (bailleurs) du secteur éducatif ont endossé officiellement la « Stratégie sectorielle de l’Education et de la Formation (SSEF) 2016-2025 ». La cérémonie s’est déroulée hier jeudi, 21 janvier 2016, dans la grande salle de conférence de l’Hôtel du Fleuve, dans la commune de la Gombe. A l’issue des discours protocolaires et pour matérialiser cet endossement, les ministres en charge de l’Education en RDC ont signé la déclaration d’endossement de la Stratégie qui a été remise, séance tenante, par Michel Bongongo, ministre d’Etat et ministre du Budget, à Pascal Villeneuve, représentant de l’Unicef en RDC et Chef de file des Bailleurs. A son tour, ce dernier a remis à Michel Bongongo la lettre d’endossement de la Stratégie par les partenaires techniques et financiers. Il est nécessaire de noter que pour la première fois dans le Système éducatif de la Rd Congo, un document unique donne une orientation commune à tout le secteur éducatif de notre pays, du pré-primaire au tertiaire à l’université, en passant par la formation professionnelle et l’enseignement non formel. Pour aboutir à ce résultat, trois ministères ayant en charge l’Education, à savoir, l’Enseignement primaire, secondaire et initiation à la Nouvelle citoyenneté (EPS/INC), l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) et Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, auxquels il convient d’ajouter les ministères de l’Enseignement Technique et Professionnel (ETP), de Finances, du Budget et des partenaires éducatifs se sont investis pour aboutir à ce cette solution.

En effet, les trois ministères en charge de l’Education avaient chacun, jusqu’il y a peu, leurs stratégies sous-sectorielles. Les experts de l’EPS/INC pensent même que le passage des stratégies sous-sectorielles vers une stratégie globale couvrant l’ensemble du secteur de l’Education constitue en lui-même une grande réforme, au-delà des réformes spécifiques retenues et à mettre en œuvre durant les dix prochaines années. Prenant la parole à cette circonstance, Michel Bongongo a fourni des explications précises sur l’importance de ce document pour le pays et particulièrement la corrélation qui existe entre l’Education et le développement d’un pays. Pour lui, aucun pays ne peut se développer actuellement sans améliorer son système éducatif. Pour la RDC, la réponse à ce dilemme est l’endossement de cette stratégie par toutes les parties prenantes. Et il a souligné qu’un tel effort va exiger, à coup  sûr, un effort technique et financier. A ce sujet, il a invité tous les partenaires financiers à accompagner cette Stratégie qui implique beaucoup des défis considérables et que le Gouvernement appelé  de relever. Par ailleurs, il a rappelé qu’à ce sujet, une évaluation du fonctionnement du Système éducatif avait exigé certaines mesures nécessaires à prendre dont la suppression totale, d’ici 2018, des frais scolaires directs.

Education : une œuvre  de longue haleine

Tout en admettant que l’Education reste une œuvre de longue haleine, Maker Mwangu Famba, ministre de l’EPS/INC a dit que dorénavant, aucune initiative ne pourra plus être prise dans un sous-secteur sans tenir compte de  l’effet qu’elle pourrait avoir sur  l’ensemble du secteur. Un tel état d’esprit, a-t-il estimé, sera de nature à améliorer la coordination et à renforcer la cohérence du système et que de facto, cette Stratégie plaçait l’amélioration de la qualité des apprentissages au cœur de son action et plus particulièrement de la fonction enseignante et ceci, à tous les niveaux d’enseignement. Enfin, Pascal Villeneuve a insisté sur l’engagement des partenaires techniques et financiers à soutenir la RDC dans son effort d’amélioration de son Système éducatif.

Enfin, il convient de retenir que selon les experts du Gouvernement, cette stratégie pour le secteur de l’Education vise la construction d’un système éducatif inclusif et de qualité, contribuant efficacement au développement national, à la promotion de la paix et d’une citoyenneté démocratique active. Trois grands axes stratégiques ont été retenus pour construire le système éducatif de 2025. Notamment : promouvoir un système éducatif plus équitable, au service de la croissance et de l’emploi ; créer des conditions d’un système éducatif de qualité et, enfin, instaurer une gouvernance transparente et efficace.

SAKAZ