En marge de l’inauguration de la SOCODA: le PCA Mondonga, «Conscients des erreurs du passé, nous allons rectifier le tir»

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Longtemps perçue comme un rêve, la nouvelle société des droits d’auteurs  pour artistes congolais, toutes disciplines confondues,  est  enfin là. Comédiens, disciples d’Orphée, écrivains, artistes plasticiens, éditeurs….. étaient  nombreux jeudi 16 mai 2013 sur l’avenue de l’OMS à Gombe, à l’inauguration du siège de la Société Congolaise des Droits d’Auteurs et Droits Voisins « Socoda ».

            Dans son mot de bienvenue, le PCA Jacques Mondonga a dans un premier temps adressé ses remerciements aux décideurs politiques congolais pour avoir mis à leur disposition des fonds nécessaires pour la construction des bureaux de la nouvelle société des droits d’auteurs.

            «Le trajet ayant conduit à la cérémonie d’aujourd’hui ne s’est pas fait sans peine», a-t-il souligné. Dans la foulée, il a fait état de  l’implication du ministre de tutelle qui a réussi  à contourner beaucoup de difficultés et  le gouverneur  Kimbuta pour leur avoir accordé certaines facilités.

            «Les artistes vivent aujourd’hui la réalité de la révolution de la modernité au travers de la Socoda. Cela se vit du dehors avec l’éclat du bâtiment et du dedans grâce à la structuration du mécanisme de fonctionnement », a-t-il précisé.

            Toutes les sociétés des droits d’auteurs du monde sont ainsi connectées à la Socoda.

            La culture était l’âme d’un peuple. Si l’âme constitue l’essentiel dans l’homme, la culture en est autant pour le développement d’un peuple, a –t-il ajouté.

Faire mieux qu’avant

            Il  en est venu ensuite aux tâches qui leur sont dévolues, à savoir, la  protection des œuvres de l’esprit, la perception des droits d’auteurs et leur répartition aux ayants droits.

            « Conscients des erreurs du passé, nous sommes plus que motivés afin de rectifier le tir et répondre aux attentes de tous ».

Aujourd’hui plus qu’hier, la nouvelle société ,  grâce à l’action et à l’impulsion du gouvernement de la République, les artistes qui souscrivent et y adhérent peuvent prétendre bénéficier  de leurs droits ou même vivre  du fruit de leurs œuvres sans exclure l’aide ou une intervention quelconque, a-t-il conclu.

            Le ministre Banza a indiqué dans son mot que l’Etat congolais a l’obligation morale d’aider les créateurs des œuvres de l’esprit. Il a pris l’exemple des pays comme l’Allemagne, la Grande Bretagne, la France qui  avaient des égards pour leurs concitoyens qui s’étaient illustrés dans plusieurs domaines de la vie. Citant des noms comme Kant, Shakespeare….

            Baudouin Banza a fait rire l’assistance en ironisant  sur des  personnes qui  veulent mourir avec la Soneca, l’ancienne société congolaise des droits d’auteurs.

            Le ministre a par la suite invité les gestionnaires de la Socoda à cultiver l’harmonie et l’esprit d’unité.

Et d’indiquer   que si les artistes ne font pas attention, ils risquent de revivre la situation qu’ils ont connue avec la Soneca.

            Après la coupure du ruban symbolique et la visite des bureaux de la Socoda, les artistes présents ont égayé l’assistance.

            Blaise Bula, Manda Chante, Jus d’Eté, Dilu, Lofombo, Pepe Felly, Djuna Mumbafu, Bombenga, Alain Mpela, Celeo Schramme, Vonga Aye….. sont montés sur le podium  à tour de rôle et ont  gratifié le public des chansons comme Muvaro, Nairobi, Kelele Mama Mapasa, Yo nalinga…..ou des numéros de danse et autres séquences de rire.

            Dilu Dilumuna n’a rien perdu de sa belle voix.

Manuaku a épaté le public, reproduisant textuellement les partitions rythmiques des chansons qu’il avait interprétées, il y a de cela plusieurs décennies.

Jean- Pierre Nkutu & Melba Muzola

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