En Conclave, le G7 vers un candidat commun à la présidentielle

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DSC_0505Ils étaient tous là : Christophe Lutundula(ADP), Kyungu wa Kumuanza(UNAFEC), Pierre Lumbi(MSR), Charles Mwando(UNADEF), Olivier Kamitatu(ARC), José Endundo(PDC) et Dany Banza (ACO). Les leaders de ces sept partis ont rehaussé de leur présence la cérémonie d’ouverture du 1er conclave du regroupement politique dit « G7 » tenue, ce mardi 29 mars 2016 à la paroisse Sainte Anne à Gombe autour du thème : « Le G7 face au défi de l’alternance démocratique en RD Congo ». Son objectif, a déclaré le président en exercice du G7, Charles Mwando Nsimba, réaffirmer les valeurs consignées dans l’Acte constitutif du G7, rompre définitivement avec le régime du président Kabila, accéder démocratiquement au pouvoir afin de réaliser leur programme politique, etc. « Nous sommes ici pour dire au peuple du Grand Congo que l’alternance, c’est maintenant. En tout cas au plus tard le 19 décembre 2016, un nouveau président de la République devra être élu pour succéder à Joseph Kabila qui ne peut plus briguer un troisième mandat à la tète de la RD Congo » a-t-il martelé.

Prennent part à cette session : les membres du Bureau politique du G7, leurs parlementaires, les cadres de ses partis membres de la ville de Kinshasa et des provinces.

Occasion pour le président en exercice du G7 de rappeler que conformément à l’article 17 de l’Acte constitutif de la plate-forme, le Bureau politique définit non seulement les axes fondamentaux et les priorités du programme commun de gouvernement de la plate-forme, mais aussi désigne le candidat du G7 à l’élection présidentielle.

Défendre la démocratie

Indiquant que ce conclave se tient à un moment particulièrement décisif pour l’avenir du processus de changement démocratique enclenché en 1990 dans notre pays, Charles Mwando a rappelé que depuis la fin des années 1950, en passant l’aube de l’indépendance( le 30 juin 1960), qu’à ce jour, le peuple congolais n’a cessé de se battre pour la liberté, la justice, son bien-être et sa dignité. « Avec la Constitution du 18 février 2006, nous étions tous convaincus que la page de la dictature était définitivement tournée et que la RDC s’est engagée de façon irréversible dans la voie de la démocratie, de l’Etat de droit, de l’alternance politique, de la paix et du développement durable. Hélas, c’était sans compter avec les délices du pouvoir dans lesquels se sont engouffrés nos compatriotes aux affaires au point d’oublier les engagements pris envers le peuple congolais qui ne veut plus d’un système de gouvernement totalitaire et prédateur » a appuyé le président en exercice du G7.

Pour lui et ses pairs, à ce jour, le Congo est gouverné par défi et au gré des intérêts du président Kabila et de ses partisans, sans aucun égard pour les lois de la République ni pour les normes minimales de tout régime démocratique digne de ce nom.

Et pour preuve ! Ils révèlent que c’est dans la panique que la Majorité présidentielle s’est empressée d’organiser sans aucune base légale les élections des gouverneurs et des bureaux des assemblées provinciales de 21 nouvelles provinces installées précipitamment. « Nous stigmatisons ces élections qui ont fait la honte de la RDC, car marquées du sceau de la perversion des institutions publiques et émaillées de la tricherie, de la corruption, des intimidations, voire des arrestations arbitraires des candidats, des mensonges et d’abus des biens publics par la MP… » accusent-ils.

Tshieke Bukasa