Emploi et chômage : le gouvernement face à la tour de Babel

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Il s’est ouvert hier lundi au Salon Congo du Grand-Hôtel Kinshasa un atelier technique sur « l’Emploi et chômage en RDC : concepts et approche d’évaluation », organisé par le ministère du Plan et Suivi de la Mise en Œuvre de la Révolution de la Modernité (PSMRM) en collaboration avec celui de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, l’Office national de l’emploi (ETPS) et l’Institut National des Statistiques.

Ces assises de trois jours vont se clôturer le 25 juin 2014 visent d’étudier les voies d’enrichissement des concepts d’emploi et chômage par rapport aux recommandations du Bureau International du Travail (BIT) et proposer une approche d’évaluation sur la collecte des données statistiques  afférentes aux réalités congolaises, sous la présidence du ministre du Plan, Suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modernité.

Dans son discours d’ouverture, Célestin Vunanbandi a rappelé que  l’accès à l’emploi et aux revenus figure parmi les préoccupations majeures de chaque personne adulte. Il a indiqué que l’atelier va  examiner le contenu du concept  chômage selon le BIT, son mode de calcul et le background socioéconomique, analyser les résultats de son application en RDC sur base des enquêtes 1,2 et 3, examiner leur pertinence dans la situation spécifique des pays africains en général et de la RDC en particulier,  identifier les paramètres pertinents clefs de la situation spécifique des économies, enfin  disposer d’un outil méthodologique d’analyse et de calcul statistique du chômage à utiliser dans le cas de la RDC.

Pour sa part, Modeste Bahati a reconnu que la question de l’emploi en RD Congo est non seulement prise comme une actualité brûlante mais aussi quotidienne. Le ministre de l’ETPS a rappelé que les pillages des années 90 ainsi que les conflits armés à répétition ont été à la base de la destructuration de ce secteur jusqu’à la disparition des unités de production.

 Bahati Lukwebo a fait savoir que le chômage est un concept à plusieurs facettes à la base des controverses théoriques et statistiques dans le monde du travail. Il a estimé qu’il fallait penser à l’instauration d’un véritable marché de l’emploi dans le respect strict par tous et selon la réglementation en matière du Code de travail. Avant de reconnaitre tout de même que l’une des façons de mieux lutter contre la pauvreté, c’est de créer des emplois et pour ce faire,  il a estimé qu’il fallait briser ce paradoxe.  Toutefois, Bahati a indiqué que malgré les nombreuses potentialités de richesses dont regorge le Congo, le pays  demeure encore dans le sous-emploi. Enfin, il a conclu que le défi lancé aux décideurs à réagir avec courage pour réduire le chômage en RDC, est certes difficile mais pas impossible.

De son coté, la Directrice générale de l’ONEM a révélé que le sujet inscrit à l’ordre du jour revêt une double qualité dans la mesure où ses deux concepts ont déjà été définis par certains pays, et d’ajouter qu’il est tout à fait normal pour la RDC de faire de même. Docteur Angélique Kikudi a ensuite signalé que cette activité est non seulement importante mais aussi nécessaire car elle offre au gouvernement de réponses pertinentes pour son programme d’action. Le DG de l’ONEM a estimé qu’il était tout à fait inconcevable que la RDC ne puisse pas ne pas se pencher sur ses propres questions qui le concernent personnellement. Et en réponse à une question de savoir si l’ONEM dispose de statistiques, Angélique Kikudi a fait savoir que cet atelier est une sorte de baromètre qui va permettre de savoir réellement si les statistiques en notre possession sont tout de même acceptables ou non  pour des résultats fiable.

Melba Muzola

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