Emmanuel Shadari met le Sénat devant ses responsabilités

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Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Comme prévu, le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité était de nouveau hier devant les Sénateurs.

D’entrée de jeu, il a tenu à rappeler la pratique qui veut que lorsqu’une matière est adoptée par une chambre, cette dernière la transmete à l’autre pour une seconde lecture. C’était pour répondre aux Sénateurs qui exigeaient lors du débat que le texte soit renvoyé à son auteur. Or, a-t-il relevé, dès que la loi est adoptée par l’Assemblée nationale, le gouvernement est  totalement dessaisi et elle devient une propriété du parlement.

            En clair, pour le vice-premier ministre, il appartient désormais aux deux chambres d’harmoniser leurs vues afin de doter le pays de la loi électorale, ce parchemin ouvrant la voie à la tenue des élections. « Les Sénateurs qui proposent le renvoi du texte à son expéditeur (gouvernement), veulent implicitement qu’il ait un glissement et que les élections soient reportées. Pourtant la promulgation de cette loi est attendue que plus tard le 15 décembre 2017 », a martelé Emmanuel Shadari.

            S’agissant de la répartition des sièges par circonscription électorale, le vice-premier ministre a indiqué qu’elle est motivée par l’absence du recensement de la population en République Démocratique du Congo.

            Quant au seuil légal arrêté à 1% par la chambre basse, il a souligné qu’il vise à mettre fin à l’émiettement de la classe politique, le foisonnement des partis politiques et la dégradation de l’indice de représentativité, sans oublier la sous-représentation des grands partis ainsi que la surreprésentation des petits partis.

            Concernant les indépendants, il a précisé que l’allusion est faite à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces. Et jamais, il n’a été question d’un quelconque regroupement des indépendants.

            Pour la caution à verser, le gouvernement l’avait proposée à seulement 500.000 FC, c’est l’Assemblée nationale qui l’a revue à la hausse.

            S’agissant du dédoublement des partis, il a dit que le gouvernement a déjà fait sa part, la justice devrait faire la sienne. Idem en ce qui concerne les mesures de décrispation politique. Avant de clore son propos, Emmanuel Shadari a émis le vœu  de voir la chambre haute faciliter les choses en adoptant la loi dans des termes identiques en vue d’accélérer son adoption définitive, et au finish sa promulgation.

 

 Dom