Emergence d’un mouvement terroriste à Beni !

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Le vice-président et porte-parole de la Société civile du Nord-Kivu, Me Omar Kavota, a animé une conférence de presse, le samedi 25 mai 2013 au flat la Découverte dans la Commune de Kinshasa, afin d’alerter sur la situation qui prévaut ces jours dans la province du Nord-Kivu. A l’en croire, en dépit d’une accalmie relative qui s’observe sur la ligne de front autour de GOMA (Nord-Kivu) connaît au plan sécuritaire, des menaces de divers ordres dont le plus dangereux se présente progressivement sous l’étiquète « ADF/NALU ».

            C’est en réalité, selon lui, un réseau terroriste mettant à contribution des Ougandais, Soudanais, Somaliens, Libyens, Ethiopiens, Kenya, Tanzaniens, Rwandais, Burundais, Pakistanais, Indiens,…bref de gens de divers horizons, des intégristes connectés aux grands réseaux terroristes africains et asiatiques. Cachés dans la vallée de SEMULIKI, ces terroristes recrutent de jeunes musulmans à l’extérieur ou à travers les provinces du pays (comme missionnaires dans des mosquées), en faisant croire qu’ils vont leur faciliter des études dans des Etats islamiques développés.

            Cette méthode ne donnant plus grand résultat. Ils se voient dans l’obligation de kidnapper ou d’enlever des civils qu’ils détiennent en otages, pour une vie terroriste. Une fois dans leurs bases (NADUI, TSUTSUBO,…) en plein parc de Virunga, entre les collectivités de BENI-MBAU et WATALINGA, les victimes sont soumises aux formations de diverses natures. «Les premières étapes commencent généralement par l’apprentissage accéléré de l’arabe, l’idéologie musulmane intégriste, la formation militaire ou l’espionnage,  a souligné me Kavota, convaincu qu’un danger pouvant déstabiliser l’Afrique et le monde couve en Territoire de Beni.

            Où amène-t-on les civils enlevés des collectivités de BENI-MBAU, de RWENZORI ou de WATALINGA? A cette question, l’activiste renseigne que la majorité de ces compatriotes sont conduits dans des bases terroristes en émergence dans le Territoire de Beni. « Aujourd’hui, environ 500 civils sont enlevés en Secteur de Beni-Mbau. Notre structure a formellement documenté 300 cas. Les derniers cas en date remontent à la nuit de mercredi à jeudi 23mai courant (entre 20 et 22h), lorsque 15 civils dont 3 femmes et 8 filles mineurs ont été enlevés au Quartier KITAHURA, en pleine agglomération de MBAU (Chef-lieu du secteur de BENI-MBAU), à moins de 100 mètres du camp militaire, sous le regard impuissant des FARDC», a-t-il illustré, estimant que la hiérarchie militaire devait poursuivre le commandant Bataillon de MBAU pour sa passivité et son abstention coupable.

Menaces sur la Ville de GOMA 

            Persuadé que les récentes attaques contre les positions des FARDC ont été minutieusement préparées par le M23 et le régime de KAGAME, Me Kavota assure détenir de preuves irréfutables. Par exemple, on a noté la  traversée par la frontière de GASIZI de 4 Bataillons de la RDF coordonnées par le Colonel BINGIRA (officier régulier de la RDF) pour combattre aux côtés du M23 en Groupement de KIBUMBA (Territoire de NYIRAGONGO). Le mardi 21 mai, en pleine journée, plus de 300 militaires ont franchi vers 11h la frontière, marchant à pieds à travers toute localité de KINGARAMBE (en Groupement de KIBUMBA) pour atteindre le marché des légumes (KUMBOGA) de KIBUMBA, d’où ils ont été évacués en véhicules jusqu’à la ligne de front.

            Quant au déploiement de 4 Bataillons, si le 1er Bataillon était basé à KANZANZA (laves), le 2e était à KANYANJA (celui-ci était commis au lancement des bombes sur les positions FARDC, voire sur les civils de MUGUNGA et de NDOSHO pour semer la panique, la démoralisation et la déstabilisation). Le 3e Bataillon positionné dans le parc avait pour mission de surveiller tout éventuel mouvement des FDLR et enfin, le 4e était orienté vers MUJA pour tenter un débordement par le Parc, en vue de couper la route GOMA-SAKE au niveau de MUGUNGA.

            Aussi, il renseigne la dotation du M23 par le Rwanda avec 2 chars de combat, qui sont jusqu’ici visibles au niveau de 3 Antennes, à KIBATI ; et la mort sur la ligne de front (le mercredi 22 mai) de deux officiers-RDF, un Commandant Bataillon et un Commandant Compagnie, dont les corps ont été acheminés immédiatement au RWANDA.

            En ces jours de trêve unilatéralement décrétée par le M23, ce mouvement qui était déjà en déroute, se reconstitue par de nouveaux renforts de l’armée rwandaise. C’est pourquoi, a-t-il conclu, il attire encore l’attention des autorités politiques et militaires pour qu’on ne soit pas distrait. «Si on s’endort, l’ennemi peut toujours surprendre. Nous avons des informations selon lesquelles s’apprête à recommencer, si pas dimanche, alors lundi».

Tshieke Bukasa

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