Elle fait opposition à son mari !

0
105

Mardi au tribunal de paix de Gombe, l’auditoire a assisté à une affaire d’une septuagénaire qui a, sur le banc, fait opposition à une citation directe déposée devant les juges par son mari. Tezzo, c’est bien cette dame derrière de verres à la monture ronde qui a dit toute sa surprise d’apprendre de la juge pénale que Dilungane – qu’elle reconnaît comme son mari de tous les jours – lui dénie la qualité de conjointe. 

Ici, ses avocats ont brandi les documents qu’ils ont estimés probants que Mme Tezzo est bien l’épouse du citant et qu’aucune action de divorce n’a jamais été entreprise jusque-là. La défense a brandi le brevet émis en 1958, année de contrat de mariage et la carte d’identité de la dame cote à cote avec le citant.

L’auditoire a appris que tout remonte à avril de cette année, lorsque Tezzo, 72 ans, apprend avant de s’opposer à la vente, par son mari, de la parcelle familiale sise avenue Kalemie, à Gombe suivie de celle de l’avenue du Flambeau, à Bon marché. Me Dunda s’est fondé sur le Code de famille à son article 499 qui dispose qu’aucun conjoint n’a le droit d’aliéner un bien sans l’accord de l’autre pour prendre fait et cause pour sa cliente. Aussi, la défense, dans sa plaidoirie,  a accusé la partie adverse – absente à l’audience – d’avoir dissipé l’attestation de mariage. Mais le mari avait, devant le magistrat du parquet, déclaré qu’ils vivaient plutôt en union libre depuis 1958.

 Affirmation que Tezzo a rejetée expliquant que les documents officiels de contrat de mariage versés dans le dossier prouvent le contraire. A l’accusation de Dilungane au sujet de l’arrestation dont il a été l’objet, les avocats ont fait valoir le fait que la septuagénaire, incapable de tuer même une mouche, n’a donc pas la force suffisante pour arrêter l’homme. « S’il a été arrêté c’est l’action du ministère public et non de notre cliente », a argumenté Me Hanga, appuyé par son confrère Bilo. Au titre des dommages intérêts, voulez-vous que votre mari vous verse combien? Question de la juge. Réponse : «C’est inestimable», répond Tezzo en sanglot. Mais l’un de ses avoats  exige «1.000.000          US»

L’affaire inscrite sous Rp 21108/I a été prise en délibérée et le tribunal entend se prononcer dans le délai de la loi. En l’espèce, c’est le 18 mai. 

Amina Chomba (Stg/Ifasic)

et D-I.K

LEAVE A REPLY

*