Elections, un coup fourré : Tshisekedi et l’UDPS exclus !

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Le Phare vient d’apprendre, de sources dignes de foi, que l’Hôtel de Ville de Kinshasa, à travers ses services de notariat, a rejeté les nouveaux statuts de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), adoptés lors de son premier congrès ordinaire tenu à Kinshasa du 10 au 14 décembre 2010. Présenté par le Secrétariat général de ce parti aux fins d’être notarié, ce document a rencontré une fin de non-recevoir de la part de l’administration urbaine de Kinshasa. 

            On laisse entendre que le Notaire a invoqué, pour justifier sa décision, le fait que l’UDPS disposait déjà des statuts révisés et notariés, présentés par le président du comité préparatoire de son congrès de 2008, François Beltchika. En d’autres termes, selon ce fonctionnaire de l’Hôtel de Ville, les statuts revisités et adoptés en décembre 2010 sont nuls et non avenus.

            Or, sans ses nouveaux statuts notariés, l’UDPS est dépouillée de toute légitimité et, par conséquent, disqualifiée pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, sénatoriales, urbaines, municipales et locales.

Chacun peut imaginer la surprise, la colère et l’indignation qui se sont emparées des cadres de ce parti, Etienne Tshisekedi en tête, à l’annonce de cette curieuse nouvelle. L’on s’interroge, dans le sillage du Lider Maximo et de ses proches collaborateurs, par quelle magie le Notaire s’est-il permis de notarier les statuts lui présentés par l’ambassadeur Beltchika, un dissident bien connu de la place de Kinshasa et exclu du parti par une décision du président national.

On s’étonne, du côté de la 10me Rue Limete, que l’Hôtel de Ville soutienne une chose et son contraire.

            Les cadres de l’UDPS fidèles à la légalité et à Etienne Tshisekedi, dont personne n’a jusque-là contesté la légitimité, tant du côté de Limeté que des dissidents de Righini, rappellent qu’en son temps, c’est l’Hôtel de Ville qui avait interdit à Beltchika et compagnie d’organiser le Congrès de l’UDPS au Jardin Botanique de Kinshasa, au motif que ce forum était illégal, puisque n’ayant pas reçu l’aval du président national du parti. Passant de la parole aux actes, l’administration urbaine avait requis le concours des forces de l’ordre qui avaient chassé les « faux congressistes » de ce lieu public.

            Pour contourner l’autorité urbaine, Beltchika avait dû amener ses « congressistes » dans sa maison privée de Righini. Dès lors, ils aimeraient savoir ce qui a changé maintenant, pour que le congrès de l’aile Righini, décrété illégal, et qui ne pouvait donc produire que des textes illégaux, ait pu obtenir le feu vert du Notaire en ce qui concerne le volet « Statuts » révisés. Comment l’Hôtel de Ville a-t-il pu accepter des documents d’un congrès qu’il avait jugé lui-même irrégulier ? La question reste posée.

            Ce plan d’exclusion de l’UDPS et de son président national, Etienne Tshisekedi, candidat déclaré à la Présidence de la République, du processus électoral tout proche rappelle celui concocté en 2005 par le Régime 1+4 contre le même parti. L’on se souvient qu’à l’époque, c’est Kibassa/fils qui s’était offert pour la sale besogne du dédoublement de l’UDPS au niveau du ministère de l’Intérieur, en se faisant délivrer un arrêté parallèle d’agrément. A l’époque, l’Hôtel de Ville avait également rempli sa part du travail de torpillage de Tshisekedi et ses partisans en apposant le sceau du Notaire sur les statuts présentés par Kibassa/fils.

L’on peut du reste chercher à savoir si l’acte d’agrément délivré à ce dissident de pacotille court toujours de même que les statuts notariés de son UDPS, auquel cas, ce parti devrait se présenter actuellement comme un monstre à trois têtes.

 

Les temps des coups bas

 

            Au regard de la multiplication d’actes qui démentent les promesses de la majorité au pouvoir d’organiser des élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes, les observateurs notent que l’environnement social et politique ne fait que se gâter au fil des jours. La volonté de disqualifier des partis et leaders de l’opposition avant l’ouverture de la campagne électorale paraît manifeste. D’ores et déjà, Eugène Diomi Ndongala, président national de la Démocratie Chrétienne (DC), condamné il y a dix jours à 5 mois de prison, dans un procès expéditif organisé à Moanda et assis sur une prévention fantaisiste, est politiquement « mort » avec un casier judiciaire noirci à la veille des élections.

            L’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe fait face, après les peaux de bananes posées sur sa route à Goma, Uvira et Bukavu, à une rocambolesque affaire de manipulation des milieux universitaires, à travers l’arrestation et la mise en accusation, au niveau des services de sécurité, d’un de ses jeunes militants, l’étudiant Israël Beya de la Faculté des Lettres de l’Université de Kinshasa. Ce jeune détenu fait l’objet d’un harcèlement difficile à imaginer, dans le dessein de le pousser à se faire passer pour le complice des cadres de ce parti soupçonnés d’instrumentaliser les étudiants de la capitale. Le but visé est connu : décapiter l’UNC avant les élections.

            Après le coup fourré que l’Hôtel de Ville vient de perpétrer contre l’UDPS, il reste à savoir si ses millions de partisans éparpillés à travers le pays vont accepter d’être écrasés, comme de la vermine, par la machine de l’injustice. Cherche-t-on vraiment à apaiser les esprits avec pareille provocation ?

                                                                                                                                         Jacques Kimpozo

 

 

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