Elections : Shekomba dénonce le coup d’Etat du FCC

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Ce n’est pas une simple alerte que le candidat à la Présidentielle Alain-Daniel Shekomba s’est chargée de donner hier.  C’est un constat, basé sur des faits qui se déroulent sur l’ensemble du territoire national, au vu et au su de tout le monde.  De ce constat, le candidat Shekomba dégage la seule conclusion qui s’impose : les élections que le peuple congolais appelle de tous ses vœux deviennent hypothétiques.

Une conclusion confortée par la mise à contribution de toutes les institutions du pays pour servir la cause du candidat du FCC (Front Commun pour le Congo), Emmanuel Ramazani Shadary.

Il y a quelques jours, le gouverneur Paluku du Nord-Kivu parlait à très haute voix : toutes les organisations de sa province sont désormais mises au service de Shadary. Il n’est pas le premier à le dire. Ses collègues du Kasaï et d’ailleurs avaient déjà annoncé le même engagement sans que les structures chargées de veiller à la neutralité des institutions ne lèvent le petit doigt. Pire encore, la campagne illégale va maintenant investir l’école, de la maternelle à l’université, avec le soutien plein et entier des autorités
académiques comme on a eu à le constater récemment sur les réseaux
sociaux.
Où va le pays ? Qui gouverne les citoyens lorsque les ministres n’ont
plus pour rôle que de parler du FCC dans leurs cabinets et de faire le
tour du pays avec l’argent des contribuables pour la pré-campagne ?
Pour Alain-Daniel Shekomba, cette situation corrompt totalement le
processus électoral. Sans mâcher les mots, il affirme qu’il est de
plus en plus difficile de croire à l’organisation d’élections
crédibles en décembre 2018. Ce qui se trame, c’est simplement un coup
d’Etat fomenté par le FCC et qui bénéficie de l’accompagnement de la
CENI. Un coup d’Etat technique précise-t-il,  parce que l’astuce
consiste à organiser le transfert du pouvoir  de J. Kabila vers
l’homme qu’il s’est lui-même choisi.   Les moyens de l’Etat sont
massivement utilisés pour mener une campagne précoce au profit du
candidat du FCC sans susciter une réaction de la centrale électorale.
Cela nous inquiète et nous envoie des signaux négatifs. Il faut
arrêter cette descente aux enfers du processus  et se remettre autour
d’une table pour dégager des voies et moyens susceptibles de le
sauver. La Ceni doit redevenir l’église au milieu du village. Elle
doit faire respecter la loi électorale et ce, quel que soit le camp
dans lequel chaque candidat se trouve. C’est l’avenir du pays qui est
en jeu. Il faut arrêter de jouer avec.
LP