Elections : les Congolaises affûtent leurs armes

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delguees_rdcPendant 48 heures, les femmes leaders politiques congolaises ont passé en revue les questions relatives à la participation massive de la femme à la vie politique du pays. Organisé à l’église Sacre Cœur, dans la commune de la Gombe, leur séminaire de formation a pris fin le mercredi 12 mars 2014.

Il a porté sur le thème : « défis de la participation politique de la femme en République Démocratique du Congo ».

L’état des lieux était fait par Tatcher Lusamba. Elle a souligné que les femmes candidates se présentent aux différents scrutins sans un soutien matériel ni financier de leurs partis politiques et sans l’appui d’autres femmes. Elles y vont comme des candidates indépendantes.

La faible participation des femmes aux compétitions électorales est un des défis à relever par les Congolaises, tout en sachant qu’il existe des obstacles politiques et socioculturels tels que les préjugés, le harcèlement sexuel, les traditions anti-féminines, etc.

Electorat difficile

Le sous-thème « La vision de la femme et le mode de scrutin » a été développé par le prof. Ferdinand Kapanga. Dans son intervention, il a parlé de différents modes de scrutins, soulignant au passage que dans le monde entier, les femmes sont confrontées aux mêmes difficultés.

Il a proposé le scrutin proportionnel avec des quotas réservés uniquement aux femmes de façon légale, sécurisée et obligatoire.

Parlant de «Les moyens de communication à la base», le prof. François Elikia a noté que la connaissance de l’environnement dans lequel elles postulent est très capitale pour les femmes candidates aux mandats électifs. Cela devrait leur permettre de maîtriser les électeurs sur le plan mental, intellectuel et d’avoir une idée sur les discours à développer.

Car, la communication permet aux électeurs d’identifier et de comprendre la vision des candidates.

RDC : une démocratie de façade

Le professeur Thierry Landu a exposé sur « Contexte politique de la participation de la femme » et ciblé les instances habilitées à organiser les élections. Il a souligné que l’environnement politique congolais ne facilite pas l’organisation d’élections transparentes et crédibles.

Cet état des choses met sérieusement en difficulté les femmes candidates.

«Les élections deviennent un théâtre de mauvais goût. Elles sont juste une raison de conserver le pouvoir. Il existe une démocratie de façade au Congo… Si nous continuons à jouer, nous ne sortirons pas de cet emprisonnement. N’est-ce pas le moment de créer une vraie démocratie, afin d’avoir des élections où les femmes pourront avoir des résultats meilleurs… ? », s’est-il interrogé.

Pour conclure, Tatcher Lusamba a demandé aux participantes de faire la restitution de cette activité à leur base. « La politique ressemble à un match de boxe, c.-à-d vous ne devez pas vous fatiguer. Et, la démocratie est un pouvoir limité dans le temps et alternatif », a conclu le prof. Mabiala, représentant de la fondation Konrad Adenauer.

 

                     Dorcas NSOMUE 

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