Elections : pourquoi, pour qui, et comment j’ai voté hier? Pourquoi, pour qui, et comment j’irai voter demain?

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« Le peuple congolais est allé massivement voter. Il l’a fait dans le
calme, dans la dignité. Il a ainsi manifesté sa maturité et sa volonté
de mettre fin à plusieurs années troubles ». Ce genre de commentaire,
nous l’avions entendu fuser de partout en commençant par le CIAT, la
MONUC, la SADEC, l’UA, les diplomates, observateurs et autres
journalistes étrangers relayés par des dirigeants congolais qui, tous,
ne semblaient pas très sûrs de la tournure que pouvaient prendre les
élections organisées en 2006, au terme d’une transition qui n’a pas
réussi à calmer les esprits, du moins parmi les politiciens.

Elections, business pour tous

Pour ce qui est de moi, peuple, je suis en effet allé voter pour
plusieurs raisons simples que je voudrais énumérer dans ces quelques
lignes, sans toutefois avoir la conviction de l’efficacité d’un
message en plus de ma part à des membres d’une communauté nationale
aveuglée, les uns, par le gain que la corruption peut rapporter en
cette période pré électorale et les autres, par le rêve d’un poste
politique, source d’avoir et de valoir. Je ferais cette communication
dans un style narratif analytique voulu naïf afin de mieux capturer
les émotions de ce peuple qui ne cesse de surprendre et refuse de se
pendre même lorsqu’il a la corde au cou.
• En 2006, je suis allé voter par curiosité car je n’ai jamais voté de
ma vie. C’est ce qui justifie mon engouement ce matin du vote. Je
voulais tout simplement savoir à quoi tout ceci ressemblait. J’ai vu
les nombreuses simulations à la télévision et lors des séances de
conscientisation organisées à la qui va vite à travers le pays ; mais
je voulais vivre de mes propres yeux cet événement. Je voulais palper
un bulletin de vote et j’ai eu droit à un syllabus à la taille des
ambitions des fils et filles de ce pays et certainement de la
dimension de la grande République Démocratique du Congo. Je voulais
faire l’expérience de la solitude responsable dans un isoloir et j’ai
eu droit à une boite en carton à usage unique dans un pays où l’argent
fait défaut et où les multiples élections auraient pu se contenter
d’isoloirs et autres urnes en bois de chez nous que les mairies
auraient pu conserver pour chaque tour et sans doute aussi pour les
élections de 2011 et 2017. Mais, j’avais oublié que les élections
étaient un business pour tous, du marché des ordinateurs pour
l’enrôlement et les bureaux de compilation à l’impression des
bulletins de vote et autres documents électoraux de conscientisation,
en passant par la commande des urnes et autres isoloirs sans oublier
les salaires des fonctionnaires électoraux internationaux et
nationaux. Qu’importe, moi, je suis allé voter parce que non seulement
je ne coûte pas cher comme électeur, mais aussi parce que je ne
voulais pas rater ce genre d’événement dans un pays où, une dictature
voilée en démocratie de façade et tout un contexte international
intéressé peuvent refuser cet acte de liberté et de souveraineté à
toute une génération.

Complication, compilation, falsification…

• Je suis allé voter à deux reprises parce que fasciné par la
métaphore des élections proclamées libres, transparentes et
démocratiques. Ce jour là, le jour du vote, le calme relatif dans les
lieux de vote me rassurait quant à la transparence des résultats.
J’avais comme la conviction que mon vote ne serait pas volé. La police
assurait un certain ordre si pas un ordre certain. Dans les bureaux,
tout semblait correct  jusqu’au moment des découvertes des doublons,
des bulletins cochés d’avance et des cas de personnes qui auraient
voté en lieu et place d’autres personnes. Tout semblait correct
jusqu’au sommeil des témoins et autres observateurs lors du comptage
des bulletins et de l’établissement des P.V. dans les bureaux de vote.
Tout semblait correct jusqu’à l’affichage sélectif des résultats et à
l’arrachage des résultats devant les bureaux de vote. Tout semblait
correct jusqu’au transport des urnes vers les bureaux des liaisons et
autres centres de compilation Tout semblait correct jusqu’à l’annonce
de l’incendie d’un bureau contenant le ¼ des bulletins d’une
circonscription sans compter les pertes de bulletins en cours de route
ou encore la découverte de bulletins en vadrouille dans la cité entre
les mains de personnes qui manifestement n’étaient pas censées les
détenir. Tout semblait correct jusqu’à l’exclusion des témoins des
centres de compilation. Tout était correct jusqu’à … etc. C’est plus
tard que j’apprendrais que tout ceci n’avait pas d’incidence sur les
résultats et par conséquent sur mon choix ! Je ne voudrais rien dire
sur la suite des événements, car si mon vote était transparent, libre
et démocratique ce matin ; je ne sais pas si je peux dire la même
chose du résultat de mon vote que mon frère et ma sœur ont sorti de
leur bureau de falsification ! Oh ! pardon, de complication ; non
lapsus, je voulais dire de compilation. Et puis tant pis, les trois
mots riment bien et sont porteurs du même virus mensonge.
• Je suis allé voter pour changer la classe politique congolaise. Je
voulais, ensemble avec mes amis, donner à notre pays d’autres
dirigeants plus intègres que ceux que nous avons connus jusqu’à ce
jour. Je voulais participer à cet exercice qui allait moraliser notre
espace politique en y injectant du sang nouveau, des femmes et des
hommes aux valeurs morales reconnues par tous les membres de notre
communauté. J’étais convaincu que, par le vote, il serait possible de
donner une chance à nous tous et à notre nation. J’avais même entre
les mains le profil du bon candidat que mon église avait mis à ma
disposition afin que je ne me trompe pas dans mon choix. Je me
rappelle de ce profil qui nous renvoyait à ces passages de l’Evangile
qui insistaient sur le savoir, le savoir-faire et surtout le savoir
être du bon candidat. Aujourd’hui, Dieu seul sait ou plutôt, seules la
CEI, la CENI et la Cour Suprême de Justice savent si mon vœu a été
exaucé à travers les noms des représentants que j’ai entendus égrener
à la télé cette nuit là. Aujourd’hui, ma main qui, en toute liberté, a
déposé un bulletin dans l’urne interroge ta conscience professionnelle
de prêtre et de juriste  sur le respect que tu as eu pour mon choix.
Au-delà de toutes ces inquiétudes, il m’est recommandé d’accepter les
résultats proclamés, car semble-t-il, nous devons entrer dans la
culture de l’acceptation des échecs même si les résultats ne sont pas
conformes à la vérité des urnes. Dieu merci, les évêques catholiques
ne sont pas tombés dans ce panneau et ont exigé des organisateurs des
élections le respect de la vérité des urnes pour permettre
l’acceptation en toute quiétude des résultats. Ce sera sans doute en
2017 que ce vœu se réalisera, les élections précédentes n’ont pas
réussi à atténuer le degré de mensonge dans lequel toute notre société
est prolongée. On ne quitte pas l’esprit de magouille de plusieurs
décennies le temps de deux élections.

Ambition au féminin

• Moi, peuple, femme, je suis allée voter parce que je voulais
répondre à l’appel de mes consœurs. Agitée par l’idée de porter un
grand nombre de femmes dans l’espace du pouvoir et excitée par une
constitution qui s’est voulue une première au monde en inscrivant la
parité dans la loi fondamentale de notre pays, je suis allée
massivement voter. Mais grande fut ma déception lorsque j’ai vu le
maigre nombre de femmes alignées sur les listes des partis politiques.
Ou encore quelle ne fut pas ma déception de constater que les femmes,
candidates à la présidence, n’avaient pas retenu la leçon de ces
femmes du Libéria qui ont su taire leurs ambitions pour se mettre
toutes autour d’une seule femme. En 2006, pour le même poste aux
présidentielles, mes sœurs congolaises étaient à quatre, trois d’une
même province et pire encore deux d’une même famille. Oh ambition,
lorsque tu nous tiens au féminin ! En 2011, nos ambitions de femmes se
sont tues couvertes par des pagnes aux effigies d’hommes qui n’avaient
pour promesse que l’arrogance de leur ignorance.

L’ethnie et la tribu d’abord !

• Je ne dois pas me le cacher ni vous le cacher. Je suis aussi allé
voter pour placer mon frère ou ma sœur d’ethnie au pouvoir afin que
nous aussi nous ayions quelqu’un pour parler de nous dans ce milieu où
une absence exclut toute une communauté du partage du gâteau national.
Je vois déjà la réaction de certaines personnes, mais moi qui suis
aussi allé voter, je ne veux pas jouer à l’hypocrite. D’ailleurs les
résultats que nous connaissons aujourd’hui ne me donnent-ils pas
raison avec tel politicien qui a fait le plein de voix dans sa région
ou mieux parmi les siens? On me dira qu’il y a eu des exceptions comme
ce malheureux candidat qui, semble-t-il, n’a pas été élu massivement
par les siens ! Mais, lui-même n’y croit pas et moi encore moins. Car
si tout le monde a fait le plein chez lui qu’a-t-il fait à ses frères
et sœurs de clan pour que ce jour de vote ils lui refusent leurs voix,
lui qui en haut lieu représente leurs espoirs d’un lendemain
d’intégration meilleure au sein de la communauté nationale ? Plus
d’une personne affirment que je dois dépasser cette étape de l’ethnie
pour bâtir une nation. Et cela, semble-t-il, n’est possible que si
les partis politiques fonctionnent réellement. Mais où sont-ils ces
partis politiques lorsqu’à chaque échéance électorale, tous nos
politiciens reposent leurs stratégies électorales sur leur
appartenance ethnique ? A ceux qui ne me croient pas, ils n’ont qu’à
voir le nombre de tous ceux des candidats qui sont rentrés dans leurs
fiefs électoraux qui ne sont rien d’autres que des bases ethniques. On
me dira qu’il y a eu des candidats élus au-delà de leurs bases
ethniques. C’est peut-être une piste d’espoir pour demain. Mais ceci
ne sera possible qu’avec des partis politiques qui auront de réelles
assises sur le plan national et non à partir des alliances fortuites
sur fond d’argent à soutirer aux uns et aux autres dans des manœuvres
d’escroqueries électorales qui ne disent pas leurs noms.

La peur des contrôles d’identité

• Je suis allé voter massivement par peur des factions et autres
fictions qui dans mon bled ont exigé que nous soyons tous présents
devant le bureau de vote ce jour là même si nous ne comprenions pas ce
que nous devrions faire. Ils nous invitaient sans nous forcer
semble-t-il à voter pour le candidat de la paix. Certains parmi nous
ont entendu « candidat du pain ». C’est ce qui, à mon avis, a justifié
notre engouement ce jour là au-delà des menaces qui étaient proférées
à tout celui qui ne participerait pas au vote. La peur d’un passé
lointain qui, soudain, nous revenait à la mémoire, a fait le reste.
Personne n’avait envie de subir les tracasseries post électorales avec
des agents contrôlant vos cartes d’identité pour savoir si vous avez
voté ou pas.  Ridicule attitude, direz-vous. Mais, nous, dans notre
bled, personne ne pouvait nous dire que les nouvelles cartes
d’identité n’avaient pas prévu d’endroit à cacheter pour indiquer que
l’on a voté ou pas.   Même pas l’instituteur du coin qui était notre
seul lettré. Pris de peur, lui aussi avait répondu présent à l’appel
des factions et autres fictions.

Respect du mot d’ordre de l’Eglise

• Je suis allé voter massivement parce que mon église avait donné le
mot d’ordre de participation à ces élections. Pour ne prendre que le
cas de l’Eglise catholique, la dernière lettre de la CENCO fut un
moment de mobilisation certain pour bon nombre d’entre nous. Sans ce
message, l’électorat de ce vaste pays aurait été dans l’embarras quant
à sa participation aux élections. Sans que les Congolais et
Congolaises ainsi que la haute hiérarchie de nos églises ne s’en
rendent compte, l’implication du monde religieux en politique et
particulièrement dans les différents processus électoraux viennent de
mettre à nu la stratégie d’un monde libéral athée qui veut enlever à
cette nation le seul repère idéologique qui lui reste encore après
avoir détruit nos repères culturels. L’Eglise, surtout catholique,
avec ces CEVB est la seule structure qui organise la résistance contre
une volonté manifeste de recolonisation du Congo. Son éclatement
servira la cause de ces élections qui visent à assujettir tout un
peuple avec son propre aval.

Matraquage de la Communauté internationale

• Je suis allé voter parce que manipulé par une communauté
internationale qui, à tout prix, voulait ses élections afin de
justifier l’important investissement financier qui a entouré ce vaste
business électoral. Ces élections organisées pour moi et sans moi
avaient besoin de ma participation massive. Tous les moyens ont été
mis en marche par cette communauté internationale pour ne pas rater
son coup. Menaces à peine voilée par ici, promesses d’accroissement
d’un mieux être après les élections, matraquage d’une presse et d’une
communauté politique locale acquise à la cause, division des milieux
d’église, chantage d’une partition imminente entre l’Est et l’Ouest,
tout y est passé afin de me conduire, la corde au cou, vers des
élections qui n’ont eu pour seul but que de sauver un système
néolibéral odieux en lui donnant un vernis démocratique grâce à des
élections dites libres et transparentes.  Que la communauté
internationale n’ait pas peur. Je n’ai pas de choix. Je participerai
massivement aux prochaines élections; mais cette fois-ci, il faudra
qu’elle tienne compte du fait que les premières élections ont été un
bon entraînement pour moi. Je comprends mieux ce que réappropriation
du processus électoral signifie. Qu’on se le dise, des élections de
façade en 2017, 2018 ou encore en 2019 ne feront pas seulement
retentir des armes lourdes mais aussi des hurlements dans les ruelles
impénétrables de nos villes et dans nos savanes et forêts. Je
participerai aux prochaines élections, mais je n’accepterai pas que
cet investissement émotionnel et surtout patriotique ne soit qu’une
mascarade pour légitimer un système corrompu et injuste qui nous
condamnerait tous, hommes et femmes, fils et filles de ce pays, à une
mort certaine en douce.
• Je suis allé voter et j’irai encore voter par défi afin de montrer à
la communauté internationale et surtout à mes frères et sœurs qui ont
fait de la politique un métier, mon désir de participer désormais et
de manière effective à la chose politique. Que personne ne s’y trompe,
mon engouement avant, pendant et après le vote marque une nouvelle ère
dans ma manière d’être dans la cité. Tu ne feras plus rien ni toi ni
l’étranger qui t’accompagne sans ma volonté. J’ai voté et je sais pour
qui j’ai voté. Lui aura mon soutien. L’autre, si imposé par des urnes
opaques, aura toujours besoin de tes chars et autres mensonges pour
légitimer son pouvoir.  Je reste donc convaincu que ma participation
massive aux élections pose aux politiciens la question de la lecture
des signes des temps, car les élections passées ont changé mon être
citoyen et annoncent mon exigence et mon combat pour une gestion
différente de ma société.

Mauvais signaux de la Ceni pour 2017

• J’irai voter demain, en Décembre 2017, et massivement. Je veux
prendre nos dirigeants ainsi que la communauté internationale au mot
et aller jusqu’au bout du processus pour matérialiser ce rêve de
démocratisation de mon pays que, Dieu merci, tu partages désormais
avec moi. Déterminé, je voterai demain. Mais je voudrais m’assurer du
processus d’enrôlement des électeurs qui se déroule en ce moment.
Déjà, l’actuelle opération de charme de la CENI est loin d’apaiser les
différentes parties prenantes au processus et augure d’un futur
électoral tumultueux. En effet :
* Que penser d’un enrôlement qui se déroule sans calendrier électoral
ni observateurs?
* Que cache la CENI en enrôlant les enfants de 16 ans ?
* La CENI est-elle en train de nous dire que les élections auront lieu
en Décembre 2019 lorsque les nouveaux enrôlés de 2017 auront atteint
l’âge de voter ?
* Pourquoi cet enrôlement balbutie-t-elle dès qu’elle commence à l’Ouest ?
* Pourquoi ces contradictions dans l’enrôlement des enfants de 16 ans
quand l’opération arrive à l’Ouest du pays ?
* La CENI est-elle sérieuse lorsqu’elle distribue des cartes
d’enrôlement à des réfugiés Rwandais ?
* La CENI peut-elle de son propre chef décréter l’insécurité dans une
province pour priver à des concitoyens et concitoyennes le droit de
s’enrôler et plus tard de voter ?
* Pourquoi la CENI n’-a-t-elle pas décréter l’insécurité à l’Est du
pays où l’insécurité règne depuis l’arrivée de l’AFDL au pouvoir?
       Comment justifier ces enrôlements à plus de 100% à l’Est alors qu’à
l’Ouest on enrôle à 26% (Kananga) ou encore, on sous évalue la
population à enrôler comme à Kinshasa (4.5 millions d’enrôlés
potentiels dans une ville de plus de 12 millions d’habitants) ?
* Doit-on comprendre qu’à l’Est, les belligérants s’offrent un
cessez-le-feu, juste le temps de l’enrôlement, pour reprendre les
hostilités après ?
* Pourquoi, à l’Ouest, ces sites d’enrôlement situés à de longues
distances que les jambes de ma grand-mère ne sauront pas couvrir ?
* Pourquoi la CENI persiste-t-elle à croire que les populations de
l’Ouest ainsi que leurs hommes et femmes politiques sont des idiots
qui ne voient pas dans ses nombreuses manœuvres sa volonté de réduire
le nombre d’électeurs de cette partie du pays pour créer un
déséquilibre en nombre de sièges au Parlement et orchestrer une sous
représentation de l’Ouest du pays dans ces institutions ?
* Pourquoi la CENI s’acharne-t-elle à croire que nous sommes dupes ?
* Pourquoi pense-t-elle que tout un peuple ne comprend pas sa démarche
truffée de stratagèmes pour un énième effort de glissement qui
prolongerait le mandat de l’actuel président jusqu’en 2019 ?
* En définitive, la CENI assumera-t-elle sa responsabilité lorsqu’à la
date butoir de décembre 2017, notre peuple créera son chaos, différent
du chaos lui imposé depuis l’indépendance ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Tant de questions qui ne me rassurent pas que la CENI comprend mon
engagement actuel pour une amélioration de la qualité du travail
accompli dans les bureaux de compilation. Ensemble avec cette
institution, voulue citoyenne, je veillerai, même sans elle, à
améliorer la qualité de la conscientisation de notre peuple afin de
permettre une participation effective de tous aux prochaines
élections.
Demain, dans cet avenir électoral proche qui a pour date butoir
Décembre 2017 et non 2018 ni 2019, notre peuple initiera des actions
concrètes  en rapport avec les prochaines élections et la fin de cet
odieux régime irrespectueux de la démocratie et de l’homme et de la
femme de ce pays. Notre peuple veillera à la correction des nombreuses
irrégularités qui ont émaillé les processus électoraux précédents, des
anomalies reconnues par tous, sauf sans doute par les membres de la
Cour Suprême de Justice qui, pour une cause qu’eux seuls connaissent,
ont décidé de se décréter aveugles. C’est par ces actes réparateurs
des imperfections techniques des élections de 2006 et 2011 que nous
assurerons l’acceptation des résultats par les uns et les autres.
Nous ne passerons pas par quatre chemins. A chacun de nous,
dirigeants comme peuple, de choisir le mode de changement de ce régime
et de ses dirigeants : par la voie électorale ou par la carte rouge
que des évêques catholiques rusés dans leur engagement politique
complice des « ismes », ont su éviter de justesse. Mais, pour notre
peuple, ce n’est que partie remise. Et Décembre 2017 n’est plus très
loin !
•       Oyo aza na matoyi ya koyoka ayoka !
(PAR THIERRY NLANDU MAYAMBA, CONSULTANT EN DEVELOPPEMENT
ORGANISATIONNEL, PROFESSEUR
A LA FACULTE DES LETTRES/UNIVERSITE DE KINSHASA – E-MAIL :
THIERRYNLANDU@YAHOO.FR)