Elections générales de 2011 : l’Opposition politique sceptique quant au respect des délais Constitutionnels

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Réunie hier mardi 12 avril, au siège du MLC (Mouvement de Libération du Congo), l’opposition politique congolaise (parlementaire et extra-parlementaire) a fait une déclaration politique en rapport avec le processus électoral. Ce, après que chacun de ses membres ait échangé avec le bureau de la Commission Nationale Electorale Indépendante, CENI.
Dans cette déclaration lue par Gilbert Kiakwama, les acteurs politiques de l’opposition ont décrit toute la situation politique qui prévaut actuellement au pays, particulièrement le processus électoral en cours.

Le calendrier électoral, la révision du fichier électoral, l’environnement pré-électoral, la révision de la loi électorale…bref, tout a été passé en revue. Concernant le calendrier électoral, les signataires de la déclaration font savoir que si on veut respecter les délais constitutionnels pour la tenue des élections, l’unique possibilité est le découplage de la présidentielle des législatives nationales.  Mais, lit-on, si cette option est techniquement possible, elle plutôt désavantageuse en ce qu’elle renvoie la députation nationale en février 2012.

Ce qui mettra le président élu dans l’impasse pour gouverner, car ne pouvant pas se choisir un Premier ministre conformément à la Constitution (ndlr).
D’où la nécessité de coupler les deux scrutins et les ramener en novembre ou décembre 2011. Et pour réussir ce pari, il faut le consensus de la classe politique autour du calendrier en cours  d’élaboration.
En plus, il faut compter avec tous les défis et contraintes légales, logistiques et budgétaires qui s’imposent.
Face à la situation, l’opposition réaffirme son attachement au respect des délais constitutionnels pour l’organisation des élections. Car, dépassé le 6 décembre 2011, l’actuel chef de l’Etat devient illégitime.

 

Elle insiste, en outre, sur le maintien du couplage de la présidentielle avec les législatives nationales tel que proposé par la Ceni.
Quant à la révision du fichier électoral, elle exige que les listes électorales soient affichées et mises sur le site internet de la Ceni et publiées dans la presse, dans les provinces où l’opération a déjà eu lieu, en l’occurrence le Bas-Congo et le Maniema.
En plus, elle recommande à la Ceni de revisiter tout ce qui a été fait avant son entrée en fonction, notamment la réduction du nombre de bureaux d’enrôlement, la mise en place des bureaux ambulants, la répartition des kits à travers les provinces qui doit être équitable.
Une autre préoccupation de l’opposition est l’environnement pré-électoral qu’elle qualifie de malsain. Parce que caractérisé par l’insécurité généralisée et la violation massive des droits de l’homme, la confiscation des médias publics par la majorité au pouvoir. Situation qui ne permet pas aux opposants d’œuvrer normalement, comme leurs collègues de la mouvance.

Enfin, concernant la révision de la loi électorale, l’opposition reconnaît son impératif dû à la révision constitutionnelle de janvier 2011.
Cependant, elle indique que celle-ci ne peut porter que sur l’adaptation de la loi aux nouvelles dispositions de la constitution. Avant de se prononcer pour le maintien du scrutin proportionnel à plus fort reste pour les circonscriptions à plus d’un siège, et pour le scrutin majoritaire dans les circonscriptions à siège unique.
Il importe de signaler que la réunion de l’opposition a été entourée d’une démonstration de force de ses membres, dont des marches à travers certaines avenues aux alentours du siège du Mlc, par les militants des partis membres.

Dom

 

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