Elections de 2011 : Anzuluni et consorts redoutent des prolongations

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Anzuluni Bembe, Mulangala Lwakabwanga, Lisanga Bonganga Christian Badibangi et autres ténors de l’Union sacrée pour l’alternance (USA) demandent au chef de l’Etat de signer l’ordonnance d’investiture des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette demande est contenue dans une déclaration politique déposée hier, mardi 1er février entre les mains de Manal, directeur de la division des affaires politiques de la Monusco. Cette déclaration politique est consécutive à une réunion tenue le dimanche 30 janvier 2011 pour analyser la situation politique de l’heure.

Prenant acte de l’entérinement par l’Assemblée nationale en date du 15 janvier 2011 des membres de bureau de la CENI, tels que présentés par la majorité et l’opposition institutionnelles à l’Assemblée nationale, l’Union Sacrée pour l’Alternance ne comprend toujours pas pourquoi le chef de l’Etat ne fait pas diligence pour signer l’ordonnance d’investiture du bureau de la CENI tel qu’entériné par l’Assemblée nationale. 

Ils estiment que le retard causé par la majorité à l’Assemblée nationale depuis le début de la session parlementaire de septembre 2010, et sciemment entretenu par le Chef de l’Etat permet à l’abbé Malumalu et à son équipe de mettre en place les mécanismes d’une fraude électorale à grande échelle. Ils estiment aussi que ces manœuvres dilatoires semblent aussi avoir pour but de prolonger indéfiniment le mandat des institutions issues des élections générales de 2006, risquant ainsi de replonger le pays dans une crise de légitimité politique aux conséquences nationales et régionales incalculables.

A la Monusco, l’USA recommande d’inscrire parmi ses actions prioritaires de 2011 la protection des candidats de l’opposition aux élections. Ils n’ont pas manqué de rappeler les intimidations, les arrestations et répressions dont font l’objet actuellement les membres de l’opposition politique. C’est le cas de l’interdiction le 9 janvier 2011 de la réunion de l’opposition politique au Grand hôtel Kinshasa ; l’arrestation le 16 décembre 2010 à Kindu des membres chargés de l’implantation du parti politique de Vital Kamerhe ;  l’arrestation le 16 janvier 2011 à Moanda d’Eugène Diomi Ndongla, président national de Démocratie chrétienne ; les tergiversations du Notaire de la ville de Kinshasa lors de l’authentification des statuts révisés de l’UDPS… Anzuluni Bembe a même déclaré que « le mandat de la Monusco est de protéger les civils, les leaders politiques étant des civils, elle doit aussi les protéger ».

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L’USA demande aux partis politiques de ne pas céder aux menaces et intimidations, et de continuer à exercer leurs droits fondamentaux aux prescrits de la constitution. A l’opposition parlementaire, aux forces politiques et sociales évoluant en dehors des institutions, d’être vigilants et de s’opposer comme un seul homme à la dictature que le pouvoir en place cherche à réinstaurer en Rd Congo.  
Selon Lisanga Bonganga, leur interlocuteur a pris la déclaration politique de l’USA et leur a demandé de garder contact.

Jean-René Bompolonga 

 

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