Elections en 2019 : la «CCT» accuse la Ceni d’avoir déclaré la guerre aux Congolais

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La dernière annonce faite par Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), aux responsables des partis politiques de la Société civile, selon laquelle son organisation ne saurait pas organiser les élections avant 2019, à
cause des contraintes techniques, politiques, légales, financières et sécuritaires continue à susciter des réactions aussi bien au sein des états-majors politiques que des organisations de la société civile. La dernière en date est celle de la Coalition des Congolais pour la
Transition (CCT).

Déplorant cette énième déclaration de Corneille Nangaa, la CCT avec son Directoire national pour la Transition sans Kabila (DNT.SK), estime qu’il s’agit de la provocation, mieux de l’insulte et du mépris du pouvoir en place à Kinshasa par Nangaa interposé, envers le peuple congolais. Pour la CCT, par cette déclaration, le régime de Kinshasa,
et son «conseiller», Cornelle Nangaa, dévoilent clairement au monde
entier leur vrai visage, celui d’ennemis de la paix et de la
démocratie en République Démocratique du Congo. «…Il est désormais, et
clairement démontré que Joseph Kabila dont le dernier mandat
constitutionnel a expiré depuis fin 2016, ne veut pas se retirer
pacifiquement du Palais de la nation », déclare la CCT-DNT.SK.
Avant de fustiger la misère sans précédent que le régime a imposée
aux Congolais. « Dans tous les domaines de la vie nationale, depuis
l’existence de notre pays comme république, jamais le peuple congolais
n’a souffert comme aujourd’hui », affirme-t-elle, en pointant un doigt
accusateur sur le régime qui utilise la violence comme méthode pour se
maintenir au pouvoir.
Si tel est le cas, indique la Coalition des Congolais pour la
Transition, c’est-à-dire si la violence reste l’ultime voie pour
sauver le peuple congolais, et bien la CCT se verra contraint d’y
recourir en vue de sauver le peuple du danger. « Parce que sous Joseph
Kabila, toutes les tentatives de débloquer la situation pacifiquement
ont échoué ».
Par ailleurs, ce groupement des compatriotes en opposition au régime
en place se pose la question de savoir ce que Joseph Kabila et les
siens cherchent encore à obtenir, qu’ils n’ont pas eu en 16 ans de
pouvoir. L’argent, ils en ont suffisamment amassé, soutient la CCT,
qui dénonce l’incapacité du pouvoir à faire face à        l’insécurité
ayant fait, à ce jour, au moins dix millions de morts.

Invalidation des passeports : une décision irréfléchie et dangereuse

Par la même occasion, la CCT est revenue sur l’affaire des
passeports. Elle qualifie la mesure gouvernementale visant
l’invalidation des passeports semi-biométriques en cours de validité
de décision irresponsable, irréfléchie, irréaliste et dangereuse. Et
elle prévient que le pouvoir a ouvert une boîte de Pandore, car il ne
saura pas échapper aux conséquences. « On ne dirige pas un peuple par
défi », prévient-elle.

Enfin, concernant le renforcement des sanctions contre les membres de
la famille présidentielle, la CCT estime que cela ne suffit plus. La
seule mesure qui vaille la peine, si la communauté internationale veut
réellement aider le peuple congolais, c’est de l’accompagner dans sa
quête du changement de gouvernance.

Dom

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